Liens Egypte

Journaux:
> El Ahram Hebdo (en francais)
> El Ahram Weekly (en anglais)
> El Masry El Youm, quotidien égyptien (en arabe)
> Alif, le magazine francophone d'Egypte
> Daily star, quotidien anglophone

Blogs:
> Arabist.net, plein d'infos sur l'Egypte et bien + (en anglais)
> Arabawy, infos militantes d'Egypte et d'ailleurs (en anglais)
> Hatshepsut, points de vue fémin/istes... (anglais arabe)
> The Skeptic, blog d'actualité en anglais
> Egyptian blogs aggregator, condensé de blogs d'Egypte (en arabe et anglais)
> Torture in Egypt, blog en anglais ou en arabe
> Misr digital, le blog de wael abbas (en arabe)
> Manalaa, blog militant de manal et alaa (en arabe et un peu anglais)
> Egyworkers, blog en arabe
> Le blog de latuff, dessinateur (en arabe et anglais)
> Ballade egyptienne, un blog d'expat' en Egypte (en français)

> Le blog de Sylvie N, expat' en Egypte (français)

> Piétonne cairote, blog d'une expat' au Caire (français)


Mouvements politiques:
> Kefaya (en arabe)
> Les Frères musulmans (en arabe ou en anglais)

Centres et instituts:
> Egyptian Center for Woman's Rights (anglais ou arabe)
> Ibn Khaldoun Center for development studies (anglais)
> CEDEJ: sciences sociales en Egypte et + (français)
> Center for Socialist Studies (en arabe)

 

Institutions:

> Egypt travel, le site de l'office de Tourisme d'Egypte


Culture:
> Makan, centre des musiques traditionnelles
> El-Genina, espace culturel du parc El-Azhar
> Townhouse Gallery, gallerie d'art contemporain


Sortir au Caire:
> yallabina.com

Images aléatoires

Samedi 23 août 2008

Fire at Maglis Shura

Crowds watch the Maglis al-Shura burn

"Yesterday the upper house of the Egyptian parliament, the Shura Council, was engulfed in flames. The century-old building, or at least its upper floors, have been completely destroyed and the fire threatened to spread to the lower house of parliament, the People’s Assembly. These institutions are among the oldest representative assemblies in the Arab world, since Egypt has had some form of at least consultative parliamentarism since around the 1870s, before many European countries.

Unfortunately, many Egyptians don’t put much stock in parliament these days, which is often seen as a den of thieves, corrupt businessmen-MPs, or just plain ineffectual. Several times last night as I went out to see the blaze I heard people make jokes about how they hoped the senators where still in there (especially Safwat al-Sherif, the head of the Council) or how this was revenge for the highly unpopular new traffic law. Although it was announced early on that the fire was caused by an electrical problem, there is an automatic rejection of this explanation (although no other explanation is offered. An investigation is underway, and four people were hospitalized yesterday.

Upper floors of Maglis Shura

Of course in the current fin-de-regime atmosphere, some would like to think that an Egyptian Guy Fawkes was behind this. The leftist paper Al Badeel was censored last night because of its coverage of the fire. But considering that electrical fires are incredibly common, having been the cause of major train and ferry disasters in the last few years, the official explanation remains plausible.

As I went out last night and took pictures of the blaze, I noticed that inside the parliamentary compound not everyone was busy trying to put out the fire (which took nine hours, since there is so much wood in the structure). The employees below obviously had greater priorities."

ISS_0151.jpg


http://arabist.net
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 14 août 2008

Hassan et Morqos, excellente comédie mettant en scène deux superstars égyptiennes, Adel Imam et Omar Shérif, ne fait pas dans la langue de bois pour évoquer les tensions, pourtant parfois mortelles, entre musulmans et coptes.

Daikha Dridi
Babelmed.

"Dans un grand frôlement de robes noires des prêtres et de robes blanches des imams, les participants au "Congrès de l'unité nationale" arrivent par vagues bourdonnantes: les coptes se murmurent entre eux tout le mal qu'ils pensent des musulmans qui les oppressent, tandis que les musulmans se chuchotent la répulsion que leur inspirent ceux qui jouent aux opprimés alors qu'ils détiennent les rênes de l'économie. Mais lorsque le congrès s'ouvre sous l'œil des caméras de la télévision d'Etat, ces mêmes prêtres et imams tombent dans les bras les uns des autres, s'enlacent et s'embrassent tout en scandant dans un enthousiasme zélé "vive l'unité nationale sur la terre du croissant et de la croix!" Dans la salle, le public, musulmans et chrétiens, se tord de rire. Pour les Egyptiens c'est la familiarité de la scène qui la rend encore plus drôle. C'est aussi la surprise incroyablement rafraîchissante de voir traitée au cinéma la question extrêmement sensible des conflits inter-religieux de manière si peu conforme au discours officiel.
Contrairement aux pronostics de nombreux sceptiques, l'une des rares tentatives cinématographiques égyptiennes d'aborder les tensions entre musulmans et coptes est un franc succès. Hassan et Morqos, le film en question, est en haut du hit parade des entrées cet été. D'ailleurs, le générique de fin est accueilli par une salve d'applaudissements nourris, comme si les spectateurs voulaient libérer une tension qui les a habités tout au long du film: l'inquiétude du faux-pas inévitable qui ne manquerait pas de ruiner un plaisir jusque-là intact. Mais de faux-pas, il n'y en eut point de la part d'un jeune réalisateur qui a réussi à trouver le bon ton pour parler des tensions entre chrétiens et musulmans à un moment où elles sont mortellement présentes dans l'actualité égyptienne sans faire de concession à la langue de bois.
Hassan et Morqos, le titre du film, est un clin d'œil à une pièce de théâtre très populaire datant de 1945 et qui a été ensuite adaptée au cinéma en 1954 et qui s'intitulait Hassan et Morqos et Cohen. 60 ans plus tard, semble dire le réalisateur, la disparition du paysage égyptien de Cohen, le juif égyptien, ne semble pas avoir amélioré la cohabitation pacifique entre les communautés religieuses restantes, musulmane et chrétienne.
Deux mégastars égyptiennes s'y retrouvent pour la première fois ensemble, Adel Imam idole vivante en Egypte et dans tout le monde arabe et Omar Shérif, de retour depuis quelques années sur la scène égyptienne. Les comédies étant de manière générale ce qui réussit le mieux au cinéma égyptien, le choix du jeune réalisateur Rami Imam (fils de l'acteur principal) de traiter la question explosive des dissensions entre musulmans et coptes sous l'angle de la dérision est une vraie réussite. La trame du film est un classique de la farce: les deux personnages principaux sont obligés, pour des raisons de sécurité, de changer d'identité. Joué par Adel Imam, un théologien copte, connu dans sa communauté pour sa modération est débordé par les jeunes extrémistes, et se voit à son corps défendant devenir imam, tandis que de son côté Omar Shérif, cheikh doux et pacifique qui refuse de prendre la tête d'un groupe d'islamistes armés, s'enfuit et se voit assigné par les services de sécurité une nouvelle carte d'identité chrétienne. S'ensuit donc une succession de situations très drôles et cocasses où les miroirs sont inversés et où les Egyptiens présents dans le public sont invités à entendre tout haut, avec l'acteur Imam et l'acteur Shérif chacun en intrus dans la communauté de l'autre, ce que disent et pensent d'eux les Egyptiens de l'autre confession.
Les représentants de l'Etat sont également écorchés au passage dans une scène fabuleusement drôle où un haut officier de police arrivé sur le site d'un attentat terroriste explique aux journalistes qu'il n'y a eu "aucune victime, seulement des blessés et 75 morts qui ne sont pas dues à l'explosion mais à la panique qui s'en est suivie, et grand Dieu merci aucun étranger n'est mort, les morts sont tous 100% égyptiens". Le film s'attaque à la question délicate des amours interdites entre coptes et musulmans, amours interdites et mariages clandestins qui sont souvent, dans la vraie vie, les étincelles qui mettent le feu aux poudres entre communautés d'un même quartier ou d'un même village. Dans le film, la fille d'Omar Shérif, la musulmane déguisée en copte, tombe amoureuse du fils de Adel Imam, le copte déguisé en musulman. Et même si le réalisateur tire profit avec intelligence des potentialités burlesques d'une telle situation, ce qui fait la force de Hassan et Morqos est probablement son humilité, car à la fin, lorsque les masques tombent, le film n'offre aucune solution. Pas de morale à l'eau de rose si chère au cinéma égyptien en général, pas de happy-end miraculeux et kitsch. Lorsque les deux jeunes amoureux découvrent la vraie identité religieuse de l'autre, ils s'enfuient chacun de son côté. Toute la fin du film est d'ailleurs assez sinistre. Minarets et clochers d'églises sont filmés comme des tours menaçantes, prêtres et imams ont des visages haineux, des voix qui poussent à l'affrontement, qui finit par arriver. Et même si les deux familles de Adel Imam et Omar Shérif se serrent les coudes à la fin, elles le font au milieu d'une marée humaine déchaînée, s'entretuant à coups de bâtons, de poignards et de cocktails Molotov. Finie la comédie, place à la douloureuse réalité."

Daikha Dridi
(31/07/2008)
www.babelmed.net


Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008


It is possible, dear reader, when you next log onto You Tube, to happen upon the latest video clip by the legendary Egyptian singer Amr Diab, the song with a very special title: “Wahed Mennena”- which can be translated as: “One of Us”. Would the title not astonish you, and could you resist finding out who this ‘one of us’ is?

As soon as you play the clip, it will be immediately evident who it is about: the Egyptian President Hosni Mubarak. How lovely! The best Egyptian contemporary artist sings for the best leader in Egypt - and for his birthday!



In spite of the fact that we thought very hard and hesitated a lot about whether to classify this article as artistic, social or specify a new class for it (we considered ‘sucking up’), we decided to go on with it for many reasons. Most importantly, it is worth mentioning that this song is one of a kind. Until now, nothing compares to it in the entire Egyptian musical world, regarding its lyrics, music, and the very idea itself.

And if you think that there are songs that resemble it such as: Akid fi Masr (“Surely in Egypt”), Fi Hobb Masr (“For the Love of Egypt”) or even Ana Masri (“I am Egyptian”) - you are surely mistaken. “One of us” is different from all of the above on every level.

The main quality that distinguishes it as a truly unique production is that it is dedicated to the person of the President, at least the majority of it is. It is true that Amr Diab hasn’t neglected to mention some of the Egyptian qualities that are very far from being described as clichés, such as: the good heart, and the Nile that runs in his blood. But the song remains dedicated to the President, and the video clip doesn’t leave any room for doubt. If you insist on comparing it with another artistic work, at the most it can be seen as similar to Shaaban Abdel Rahim’s wonder, Benhebbak ya Rayyess (“We Love You oh Chief”) - which runs: “We thank God for your Healthy, oh chief, the overcomer of every difficulty, the overjumper of every fence”.

That brings us to another point that makes Amr Diab’s song so peculiar - its lyrics. They can be described as a poem, whose verses send a shiver through the spine: “He who has given sacrifices for his country, in order to get the daylight back, and for whom the name of Egypt had inspired victory, whose dream is ours, and sorrow ours, and who like us, has the Nile running in his blood, is then one of us, oh yes, one of us.”

How beautiful! How sensational! The video begins with historical scenes, in which the President is seen wearing his military uniform, the one that granted him his ‘eternal’ political rights. If you are asking yourself: “Why did Hosni Mubarak become the President of Egypt?” You should know, oh dearest reader, that the answer lies in the fact that it was he who opened the October War with the first air strike. That should stop you wondering about the connection between these two things, about why the author of the first air strike occupies the presidential seat for 27 years. Perhaps the reason is his sharp eyesight, without which no-one could be assigned to the Air Forces, and therefore he is truly the only one that can clearly see far ahead.

In another introductory scene of the video clip - that lasts for thirty seconds!! - the sheikh Shaarawy gives his blessing to the then new President, telling him these famous words: “If you were our destiny, may God reward you; and if we were yours, then may God help you prevail.” How amazing! How wonderful! The song begins - at last - after making you feel as if the presidential elections really were at the door, or as if the President really had passed away – and then you suddenly realise that it was only a video clip, after all.

Nevertheless, the scenes continue to revolve around the life and personality of President Hosni Mubarak. You see pictures of him in his flourishing youth, exhibiting his devotion to the country, expressed in his love story with the Air Force. Then the clip shows some photos of the President driving his private car (he is one of us, isn't he?), and then of him sipping a cup of tea with an Egyptian peasant, in one of the most famous scenes from the former presidential elections. Whether it was the peasant who prepared the tea or whether it was the president’s private cook, doesn’t really matter. What counts is that history remembered that he had afternoon tea, for that indeed assures us, in case we still had any doubts, that he is ‘one of us’.

That is followed by a series of pictures in which he shakes hands with common people, kissing children, and hugging young men. Everybody loves the President, so how can you not love one of us?

But don’t go thinking, dear reader, that the song is dedicated exclusively to the President. There are reports, from sources close to Amr Diab, that it was dedicated to Egypt and to the great Egyptians too! For at the end of the video, you see pictures of the Egyptian crème de la crème, and among them…Amr Diab! How modest! This modesty reveals to us another thing, which is that Amr Diab doesn’t contradict himself. If he sings a song called One of Us, placing himself on the A-list of Egyptian celebrities, it means that he is certainly one of them. Yes, Amr Diab is indeed one of them, and he insists on proving it to us.

There remains a confusing question: one of us or against us? Amr Diab answers without hesitation, surely one of us. What we know is that if Amr Diab sings, even if it is for the Egyptians – which is highly doubtful – he sings, most certainly, against all of them.

And here you have, dear reader, this masterpiece of Egyptian contemporary art.

Marco Hamam
(10/07/2008)
Translated by Chimène Eid
www.babelmed.net

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008
Depuis plus d’un mois et ce, quasiment quotidiennement, le village de Ni’ilin et ses alentours résistent à la construction d’un mur de « sécurité » qui annexerait près de 250 hectares de terres autour du village. Celles-ci seront données à la colonie voisine pour construire une zone industrielle et un cimetière.



Depuis le début du soulèvement, des centaines de personnes ont été blessées. La majorité le fut lors des derniers jours.

Le premier juillet, les manifestants du village de Ni’ilin ont réussi à atteindre
les bulldozers et d’autres machines utiles à la construction du mur de séparation.
Ils ont causé des dommages importants sur celles-ci et ce, en dépit des tirs à
balles réelles de l’armée israélienne.
Deux bulldozers, un camion et deux jeeps ont été suffisamment endommagés pour ne
plus pouvoir participer à la construction du mur.
L’armée a alors décidé d’infliger une punition collective pour stopper la résistance.

Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 juillet, vers 4 heures du matin, les forces
armées israéliennes venues en masses se sont réunies aux entrées du village.

Le Comité Populaire du village à d’abord cru que le siège servait à bloquer
l’arrivée des soutiens israéliens et internationnaux. Une majorité de ceux-ci ont
finalement pu entrer en passant par les bosquets alentours. Les médias eux sont
restés bloqués à l’extérieur.

Pour essayer d’éviter les conflits, la prière de protestation qui devait avoir lieu
près des postes de contrôle a finalement été déplacée au centre du village.

La prière terminée, un groupe de jeeps blindées a envahi la rue principale du
village. Une tentative de provocation réussie de la part de l’armée israélienne.

Enervés par le siège et l’invasion qui venait d’avoir lieu, un millier de
villageois accompagnés par une poignée d’Israéliens et d’internationaux qui avaient
réussi à passer le blocus ont occupé la rue pour résister à l’armée.

Des barricades ont été dressées et des salves de pierres sont tombées sur les
jeeps. Deux d’entre elles ont eu le pare-brise cassé. Même le bulldozer blindé qui
avait été envoyé pour défoncer les barricades a finalement dû se retirer.

Les émeutes qui ont suivi l’invasion ont ainsi continué jusqu’à la tombée de la
nuit, au moment ou l’armée s’est repliée à l’entrée du village.

Le jour suivant fut semblable au précédent mais la répression militaire fut plus
importante et l’intrusion dans le village et son occupation furent cette fois
réussies. Dans un communiqué radio, l’armée a dénoncé les dommages commis sur ces
véhicules et l’emploi par les résistants de cocktails molotovs.

A la tombée de la nuit, l’armée s’est retirée à l’entrée du village pour continuer
de tenir son siège.

Le dimanche 6 juillet, dès 5 heures du matin, un couvre-feu complet a été imposé à
tout le village.

De petits groupes de villageois, accompagnés par des Israéliens, ont toutefois
tenté de sortir en rue pour briser ce couvre-feu, mais la répression a été très
sévère, et ceux-ci furent à chaque fois rapidement dispersés.

Lundi 7 juillet, le couvre-feu s’est poursuivi avec toujours autant de brutalité.
Par deux fois, les Palestiniens des villages environnant, accompagnés d’israéliens
et d’internationaux, ont tenté de briser le siège pour faire parvenir un minimum
d’aide alimentaire. Les deux tentatives échouèrent. L’armée israélienne utilisant
des balles en caoutchouc et des gaz lacrimogènes.

Lors de la tentative du matin à l’entrée sud du village, deux Palestiniens et un
international ont été blessés.

Lors de la tentative du soir, 200 personnes se sont présentées à l’entrée nord.
L’idée était d’obliger les militaires israéliens à abandonner le centre du village
pour maintenir leur siège. De ce fait, les villageois ont pu sortir de chez eux et
ainsi briser le couvre-feu.

Trois personnes ont été blessées en essayant d’entrer dans le village. L’une
d’elles a reçu une balle en acier recouverte de caoutchouc en plein front. Dans le
village, une dizaine de personnes ont aussi été blessées et l’une d’elle a dû
subir une intervention chirurgicale à la suite d’une blessure à balles réelles à
l’estomac.

Vers 22h, l’armée est sortie du village, renonçant ainsi au couvre-feu.

Des membres du comité populaire du village ont été appelés à la barrière à l’entrée
du village où le commandant de l’armée de l’Administration civile de Cisjordanie,
le général de brigade Yoav Mordekhay, a exigé que les tentatives visant à perturber
la construction du mur cessent en échange de quoi, l’armée abandonnerait le
couvre-feu et le siège.

Malgré la menace de punition collective les villageois se sont engagés à continuer
de résister au vol de leurs terres.

Bien qu’aucun accord n’ait été trouvé, le siège a finalement été levé aux alentours
de minuit.

Les manifestations dans le village devaient reprendre, mercredi 9 juillet, date du
quatrième anniversaire de la condamnation par la Cour internationale de justice du
mur de séparation et de l’obligation de son démantèlement.

Source : traduction libre des dernières nouvelles parues sur le site des
anarchistes contre le mur http://www.awalls.org/

Complément d’information : http://www.ism-suisse.org/news/

Notes

[1] Ni’lin est un village agricole de 4500 habitants à l’ouest du district de
Ramallah. Le tracé du mur confisquera 6000 dunums de terre au village, ce qui
représente 75% du reste de la terre de Ni’lin.

Ni’lin a perdu la majorité de ses 58.000 dunums originels au cours des 56 dernières
années. Une partie du village s’étendait sur ce qui est maintenant devenu
territoire israélien.

En 1948, quand l’Etat d’Israël a été formé, 42.000 dunums ont été confisqués.
Trois ans après, Israël a saisi encore 2400 dunums afin d’étendre la Ligne Verte
en Cisjordanie.
Trois colonies (Ha-Shmanim, Matityahu, et Modi’in Ilit) établies entre 1979 et
1990 ont entouré Ni’lin, et ont volé 2000 dunums de plus. Les colonies ont pris
beaucoup plus de dunums aux villages palestiniens voisins de Deir Qaddis et d’Al
Midya.

Lorsque Israël aura construit le mur, il ne restera au village de Ni’lin que 6000
dunums, éliminant toute l’économie agricole du village

Source : http://www.bilin-village.org.


[ infos reprises du site http://www.avoixautre.be où une video et des photos sont
également en ligne ]
Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 14 mai 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
Semaines du 03 au 16/05/08.

> Les suites du mouvement de contestation du 6 avril:


- James Karlbuck revient sur les émeutes de Mahallah dans un dossier spécial très bien fait et assez complet, à consulter!!

- Beaucoup s'interrogent sur le rôle de la "blogosphère" égyptienne et de ce qu'on appelle désormais le "parti Facebook": par exemple, Daikha Dikri nous livre son  analyse dans Babelmed, ainsi que Jack Fairweather, du Washington Post.

- Après avoir annoncé une hausse générale des salaires, Moubarak a finalement annoncé une hausse sans précédent du prix de l'essence et du tabac notamment, contribuant à dégrader un peu plus la situation de la population égyptienne...

- Le 4 mai, alors qu'un nouvel appel à la grève générale avait été diffusé sur Facebook, il ne s'est rien passé... mais l'ambiance à Mahalah, foyer de contestation, était néanmoins tendue...


> Sur le climat social et la répression:

- Une transcription en anglais d'une série d'intervention consacrées aux "Luttes des classes en Egypte", par des membres de mouvements de grèves récents, réalisée lors de la 6° conférencecontre la guerre du Caire, est disponible.

- Les collecteurices d'impôts continuent leur mouvement, 6 mois après leur grève et sit-in, notamment au sein du nouveau "syndicat indépendant des collecteurices d'impôt"

- Tadamon a une page spéciale (en arabe) dédiée aux luttes sociales et à la répression dans les campagnes égyptiennes.

- Quand des anciens officiers de police n'en peuvent plus et prennent la plume, cela donne des livres étonnants, mais parfois dangereux pour leurs auteurs: Pour éviter de te faire bastonner, équivalent égyptien du Face à la police, Face à la justice, a été interdit, et son auteur forcé à l'exil...

- La loi anti-terrorisme, visant à lever l'Etat d'urgence en place dans le pays depuis 27 ans, serait en préparation... Le secret qui l'entoure inquiète nombre d'organisations de défense des droits de l'homme, qui craignent en fait qu'elle n'ancre dans la loi le climat sécuritaire et les atteintes aux libertés fondamentales...

- Les méthodes d'investigation scientifique se diffusent, faisant de plus en plus de l'Egypte un Etat policier: désormais, il est carrément interdit d'être un utilisateur anonyme de téléphonie mobile...


> Et sinon...

- Un article dans El-Ahram Hebdo présente la seule école Montessori d'Egypte.... une expérience à diffuser!!
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 13 mai 2008
Après l'attaque du Mouvement pour l'Egalité et la Justice (JEM) samedi, à Omdurman, dans la banlieue de la capitale soudanaise Khartoum, les réactions, violentes, n'ont pas tardé.

Les "rebelles" ont été forcéEs de quitter la capitale sous une pluie de bombes, mais annoncent que cette attaque éventée "n'était qu'un début", et que la dynamique ne s'arrêtera qu'avec la chute du régime d'Omar El-Bachir.
Dimanche, le Président soudanais Omar El-Bachir annonçait la rupture des relations diplomatiques avec le Tchad, accusé d'être responsable de l'attaque de la veille.
Lundi, Hassan El-tourabi, ancienne "éminence grise" du régime, entré dans l'opposition au début des années 2000, une des personnalités islamistes les plus importantes des années 1970 à 1990, est une nouvelle fois arrêté, pour ses liens présumés avec le JEM.
Mardi 13, le Tchad fermait sa frontière avec le Soudan, 3 hélicoptères militaires (la moitié de l'arsenal de la capitale) se positionnaient à Abéché, proche de la frontière.

Les réactions internationales appellent bien entendu à une "grande prudence" dans la gestion de cette crise, qui, en plus de marquer un tournant dans les relations entre le gouvernement de Khartoum et les forces armées rebelles du Darfour, risque d'entraîner un conflit entre 2 des plus grands pays de la région.

Quelques articles pour plus de détails:

Le Soudan arrête le chef de l'opposition islamiste (NB: Hassan El-Tourabi n'est pas le chef de l'opposition islamiste, le régime lui-même est islamiste, et El-Tourabi est le leader d'un parti d'opposition, mais pas de l'ensemble de l'opposition soudanaise: cf le portrait de Hassan El-Tourabi par l'AFP)
Tchad/Soudan: rupture des relations et fermeture des frontières
Le Tchad redoute la réaction du Soudan après l'attaque manquée contre Khartoum
Par nicoducaire - Publié dans : Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 7 mai 2008
Après 6 mois de crise, la situation au Liban semble à nouveau s'enfoncer dans une spirale de violence qui fait craindre le pire...

Alors que le gouvernement semblait prendre enfin à bras le corps la question de l'"Etat dans l'Etat" que constitue le Hezbollah, notamment suite à l'affaire de la caméra de surveillance à l'aéroport de Beyrouth, la grève appelée aujourd"hui par la CGTL pour protester contre l'augmentation des prix a donné lieu à des éclatements de violence à divers endroits: aéroport et port bloqués spar des pneus enflammés, vols annulés, incidents intercommunautaires dans différents quartiers (Korniche El-Mazraa, Wata El-Mousaytbe), tirs qui résonnent à différents endroits (bureaux du Courant du Futur, Université Arabe...), intervention de l'armée à plusieurs reprises...

Devant cette flambée de violence, la manifestation prévue en centre-ville a été annulée. Certains craignent qu'un nouveau sit-in s'installe autour de l'aéroport, identique à celui qui tient en centre-ville depuis décembre 2006...

Il semblerait que le Hezbollah (soutenu notamment par Michel Aoun) et le gouvernement aient décidé d'un véritable bras de fer qui n'annonce rien de bon pour la population libanaise...

Une affaire à suivre, en attendant, quelques liens sur la situation actuelle:

Walid Joumblat dénonce l'Etat parallèle formé par le Hezbollah au Liban
Le gouvernement décidé à attaquer le problème de fond du Hezbollah: l'Etat dans l'Etat (en anglais)
Aoun appelle à descendre dans la rue pour faire tomber le gouvernement
Beyrouth paralysée par une manifestation anti-gouvernementale (en anglais)
Beyrouth paralysée par une grève générale soutenue par l'opposition

sans oublier les breaking news de now lebanon (en anglais) et le fil de dépêches de l'orient le jour (accès au contenu sur abonnement)

Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 5 mai 2008
Histoires de sièges et de zatar

"Mon expérience à la clinique psychiatrique de Ramallah où je vois une nombreuse population rurale m’a beaucoup appris sur les mythes locaux concernant nos plantes et herbes aromatiques.

La plupart des Palestiniens sont des agriculteurs et veulent simplement vivre de leur terre, mais ils en sont privés à cause des pratiques israéliennes et de législations discriminatoires qui leur confisquent leur terre, étendent les colonies, autorisent la construction d’un mur, la violence et l’intimidation de la part d’un Etat et des colons.

Entre autres choses, les Palestiniens sont très gourmets. Nous avons plusieurs mythes qui nous inspirent et qui accordent un super pouvoir de guérison à des plantes et des herbes sauvages de Palestine. Au début de ma carrière, j’ai appris à ne pas montrer mon scepticisme à propos de ce pouvoir de guérison des herbes naturelles car il n’y a aucune preuve scientifique étayant ces convictions locales ; j’ai préféré cacher mon souci d’objectivité derrière une certaine circonspection en présence des mamies et des personnes passionnées par les qualités curatives de nos herbes. Beaucoup intègre cette qualité super puissante de nos herbes dans leur système de croyance ; les herbes ont un sens symbolique pour la nation ; elles représentent le folklore de la nation palestinienne, elle sont souvent citées dans nos chants et poèmes et illustrées dans nos proverbes.

Les aliments à base de plantes évoquent aussi des souvenirs chargés d’émotions. Des odeurs caractéristiques associées à certains évènements font revenir en mémoire ces évènements et ces émotions à chaque fois qu’on rencontre ces parfums. Le rôle de l’alimentation dans la vie humaine prend plus d’importance dans le contexte d’un conflit ethno-politique, spécialement face à génocide national.

Le zatar est la plus populaire des plantes palestiniennes. Zatar est le nom arabe du thym, origanum majorana ; on s’en sert à la fois comme herbe médicinale et comme condiment : dans un mélange de thym, de sumac et de graines de sésame grillées. Il pousse dans les pays du Bassin méditerranéen sur les collines et montagnes exposées à une chaleur douce du soleil et est fort en goût et en arôme. Mélangé à d’autres sels pimentés, Le zatar est utilisé comme aliment de base dans les recettes du Moyen-orient depuis l’époque médiévale jusqu’à nos jours. On l’emploie comme assaisonnement de viandes et de légumes et, en Palestine, il est consommé habituellement avec de l’huile d’olive et du fromage. On croit qu’il guérit beaucoup de maladies et renforce le système immunitaire des humains et, par-dessus tout, qu’il contribue à accélérer la récupération de l’information mémorisée et accroît la facilité d’assimilation.

Si on trouve habituellement le zatar sur les marchés moyen-orientaux en Occident, les Palestiniens de la diaspora se languissent d’avoir leur part des plantes cueillies au printemps sur les collines de Palestine, et une mère, ou une grand-mère, va devoir travailler au séchage des feuilles de zatar puis les broyer et les mélanger avec du sumac et d’autres épices, avec des graines de sésame grillées. Le mélange est finalement enveloppé et envoyé, avec une bouteille d’huile d’olive - le tout emballé dans beaucoup d’amour -, à des amis et parents afin qu’ils profitent de quelques générosités d’une patrie.

Beaucoup de Palestiniens croient que ce mélange épicé particulier rend l’esprit alerte et développe la mémoire. Je pense que l’origine de cette conviction vient de facteurs économiques : le zatar est relativement bon marché et accessible à chaque foyer ; on incite les enfants à manger du zatar avant qu’ils aillent à l’école, on leur dit que cela les rends plus intelligents, c’est aussi pour les dissuader de demander une nourriture plus coûteuse et pour les inciter à faire ce que l’on attend d’eux et qu’ils se tiennent bien à l’école !

Les goûts, les odeurs, les plantes et les aliments sont les ancres des souvenirs, évoquant un ensemble bien plus vaste ; pour beaucoup de Palestiniens, les plantes signifient leurs foyers, leurs villages et leurs régions d’origine. Le lien qui unit le peuple palestinien à sa terre est sans pareil. Son lien avec les herbes sauvages est attribué à la nostalgie et à ce grand désir mélancolique qui nous étreint quand nous pensons à une maison, à une personne, à une époque qui ne sont plus, à des amis et voisins que nous avions et que nous avons perdus, à des amours qui ont été et s’en sont allées. Nous avons besoin d’odeurs et de goûts pour donner une forme à notre vie insipide, pour partir en divers voyages, remonter la voie de nos souvenirs jusqu’à un passé meilleur.

Les familles palestiniennes cueillent du zatar sauvage depuis des centaines d’années, elles ont appris de leurs ancêtres comment en prendre soin en pensant aux récoltes des années futures. Mais Israël a classé la plante comme espèce protégée en voie d’extinction à cause de cueillettes intensives, en 1977. Ainsi, en vertu de la législation israélienne, les contrevenants risquent des amendes allant jusqu’à 4 000 dollars ou six mois de prison pour avoir cueilli ce qu’il fallait de zatar pour les besoins de la consommation hebdomadaire d’une famille palestinienne ordinaire.

Certaines sociétés israéliennes l’ont « domestiqué », elles ont produit des plantes pour les commercialiser et elles voudraient que les Palestiniens les leur achètent, qu’ils achètent du zatar cultivé, prêt à la consommation, au lieu d’aller cueillir eux-mêmes les feuilles et de préparer les mélanges à la maison !

« Nous mangerons du zatar et des herbes mais nous refusons de trahir et de nous laisser humilier » a déclaré le Premier ministre palestinien, Ismail Haniyyeh, quand la communauté internationale et Israël ont annoncé leur boycott et la réduction des aides financières internationales, après les élections palestiniennes de janvier 2006. Israël a transformé la bande de Gaza en un camp de concentration et a déclanché une guerre avec une politique et une législation qui retirent, petit à petit, toute vie de Gaza. Il n’y a rien à manger à Gaza, les gens y meurent de faim, et ils n’ont pas de lumière à cause des coupures d’électricité. Nous avons vu les images d’un gosse qu’on maintient en vie grâce à des pompes manuelles, parce que c’était la seule façon de lui envoyer de l’oxygène dans les poumons, l’électricité étant coupée. Israël décide seul et sans appel de qui rentre et qui sort de la Bande, ce qui provoque la mort de centaines de malades palestiniens qui n’ont aucune possibilité de sortir de Gaza pour recevoir des soins. Plus de deux années se sont passées depuis qu’Israël a commencé à punir le peuple pour son choix électoral ; l’armée israélienne et le siège économique de Gaza ont mené à un effondrement des conditions de vie des Palestiniens. Mais les pressions et les tactiques n’ont abouti à aucune compromission et les Gazaouis n’ont pas cédé, ils n’ont pas abandonné la résistance armée ni reconnu Israël. Il se pourrait bien que ce soit l’un des secrets du zatar !

Au cours d’un petit-déjeuner que je n’oublierai jamais, avec du manakeesh (le zatar peut aussi être étalé sur une pâte à base d’olive, cuite comme une pizza), une confrère palestinienne réputée à Londres m’a raconté l’une des histoires les plus tristes que j’ai jamais entendues : elle vivait à Bourj el-Barejneh pendant la guerre « des camps » qui a entraîné, pour les réfugiés palestiniens, une famine massive à Beyrouth et dans le camp où elle était. Le siège a duré jusqu’à 6 mois. Pendant que certains réfugiés étaient contraints de manger des chats et des chiens, elle a pu, étant d’une famille relativement privilégiée, manger du pain au zatar de temps en temps. Un jour, un morceau de pain a manqué et son père les a violemment interrogés pour savoir où était passé le morceau de pain ; personne n’a avoué l’avoir mangé et les garçons ont été battus sans pitié, mais ils niaient avoir volé le pain au zatar. Avant la fin du siège, son frère aîné a été tué dans des affrontements qui ont eu lieu dans le camp. Quand le siège fut définitivement terminé et qu’ils ont commencé à réaménager leur maison et leur vie, ils ont trouvé un bout de pain pourri dans le matelas de leur frère mort. Ils ont compris que c’était le pain au zatar que son frère avait volé, mais qu’il n’avait pas pu manger seul.

Mais ce n’était ni le premier ni le dernier siège d’un camp de réfugiés palestiniens. Tel-el-Zaatar, la Colline du Thym, était le plus vaste et le plus fort des camps de réfugiés palestiniens construits en 1948. Après un siège très dur durant la guerre civile du Liban, le massacre de Tel-el-Zaatar a été provoqué pour déplacer et évacuer les réfugiés sans abri hors de ce camp.

Mes associations intellectuelles avec le zatar paraissent sans fin, les histoires et récits sont innombrables, parfois ils apportent de la joie, parfois ils apportent de la tristesse, très souvent ils me laissent indifférente. Il n’y a pas bien longtemps, des réfugiés juifs avaient l’habitude de venir dans des boulangeries palestiniennes, attirés par l’arôme du zatar ; il y en avait qui en appréciaient le goût particulier et le véritable arôme !

Bientôt, Israël va célébrer son 60è anniversaire et les chefs internationaux de l’hypocrisie se joindront aux festivités de l’occupant de notre patrie. Nous, les Palestiniens, sommes des herbes naturelles qui naissent du sol rouge de ce territoire depuis bien avant qu’Israël ne soit devenu un Etat. En dépit de tous les efforts pour abuser notre mémoire, pour domestiquer, diluer et falsifier les êtres que nous sommes vraiment, ici, sur le sommet des montagnes, il y aura toujours quelques herbes aromatiques à l’état sauvage, avec le vrai goût et le vrai caractère de la Palestine."

***

Samah Jabr est médecin psychiatre palestinienne, elle vit dans Jérusalem occupée et y travaille au sein d’une clinique psychiatrique qu’elle a créée.

Elle est francophone et donne des conférences pour envisager d’autres perspectives et sortir de la situation actuelle de la Palestine.

L’un des objets politiques de son combat est un État unique pour une perspective de paix et de liberté commune. Samah est aussi chroniqueuse pour différentes publications internationales. Ses chroniques touchantes nous parlent d’une vie au quotidien en pleine occupation ; d’un regard lucide, elle nous fait partager ses réflexions en tissant des liens entre sa vie intime, son travail en milieu psychiatrique et les différents aspects politique d’une situation d’apartheid.

texte transmis par l'auteur aux Amis de Jayyous. Traduction JPP.

Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 4 mai 2008

vidéo: "traces de dépossessions collectives

le 31 mars 2008, l’armée libanaise a permis l’accès à 20 des maisons de la rue majles, dans le camp de réfugiés dévasté de nahr al-bared. tous les 20 immeubles ont des traces de feu; parfois des pièces entières ou même des couloirs ont été complètement brûlés. dans au moins 16 maisons, des traces de liquide inflammable sont visibles sur les murs.
 
depuis la date officielle du cesser du combat, début septembre 2007 jusqu'au 30 mars 2008, toute la rue al-majles est restée sous l'exclusif contrôle de l'armée libanaise. l’étendue des pillages, des incendies volontaires et des destructions délibérées dans la rue majles et plus généralement dans le camp de nahr al-bared témoigne d’une entreprise systématique de dépossession collective des habitants du camp par l’armée libanaise.
  
l’armée libanaise a jusqu’à présent rigoureusement interdit de filmer ou de prendre des photographies de nahr al-bared. l’armée, les services secrets et leurs alliés locaux s’assurent que personne n’enfreint cette loi tacite.

ce film de 10 minutes apporte la preuve détaillée de ces accusations. vous pouvez le visionner ici sur youtube ou sur le lien suivant: http://a-films.blogspot.com/1998/05/vido-traces-de-dpossessions-collectives.html




Bon, je saisis pas trop ce que ce film essaie de montrer, si ce n'est que la guerre, c'est moche, et les militaires, illes sont pas gentilLEs, mais en tout cas ça permet à celleux qui connaissent pas de découvrir l'initiative de "a-films"...




Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 2 mai 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
Semaines du 19/04 au 02/05/08

- Le Premier Minsitre Ahmad Nazif s'est fait couper la parole par un étudiant "passioné" lors d'un speech qu'il devait donner à l'Université du Caire... Il n'a pas beaucoup apprécié...

- D'ailleurs, il avoue être à court d'idées pour réguler la crise actuelle.... On parle de plus en plus d'un remaniement ministériel...

- Hossam El-Hamalawy revient et livre son analyse personnelle des événements du 6 avril, en attendant la prochaine "grève générale" annoncée pour le 4 mai, date du 40° anniversaire de Moubarak.

- Pour cette journée, les Frères musulmans émettent 4 conditions pour participer au mouvement, alors que Khalil El-Anany en analyse les enjeux et conséquences.

- Une nouvelle loi sur l'enfance est en préparation, les débats semblent très difficiles, et les thèmes abordés (avortement, mutilations sexuelles féminines...) particulièrement polémiques...

- En Egypte, comme ailleurs, les nanotechnologies vont sauver le monde, permettant notamment de "faire fleurir le désert"... une perspective bien réjouissante!


Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus