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Images aléatoires

Mardi 13 mai 2008
Après l'attaque du Mouvement pour l'Egalité et la Justice (JEM) samedi, à Omdurman, dans la banlieue de la capitale soudanaise Khartoum, les réactions, violentes, n'ont pas tardé.

Les "rebelles" ont été forcéEs de quitter la capitale sous une pluie de bombes, mais annoncent que cette attaque éventée "n'était qu'un début", et que la dynamique ne s'arrêtera qu'avec la chute du régime d'Omar El-Bachir.
Dimanche, le Président soudanais Omar El-Bachir annonçait la rupture des relations diplomatiques avec le Tchad, accusé d'être responsable de l'attaque de la veille.
Lundi, Hassan El-tourabi, ancienne "éminence grise" du régime, entré dans l'opposition au début des années 2000, une des personnalités islamistes les plus importantes des années 1970 à 1990, est une nouvelle fois arrêté, pour ses liens présumés avec le JEM.
Mardi 13, le Tchad fermait sa frontière avec le Soudan, 3 hélicoptères militaires (la moitié de l'arsenal de la capitale) se positionnaient à Abéché, proche de la frontière.

Les réactions internationales appellent bien entendu à une "grande prudence" dans la gestion de cette crise, qui, en plus de marquer un tournant dans les relations entre le gouvernement de Khartoum et les forces armées rebelles du Darfour, risque d'entraîner un conflit entre 2 des plus grands pays de la région.

Quelques articles pour plus de détails:

Le Soudan arrête le chef de l'opposition islamiste (NB: Hassan El-Tourabi n'est pas le chef de l'opposition islamiste, le régime lui-même est islamiste, et El-Tourabi est le leader d'un parti d'opposition, mais pas de l'ensemble de l'opposition soudanaise: cf le portrait de Hassan El-Tourabi par l'AFP)
Tchad/Soudan: rupture des relations et fermeture des frontières
Le Tchad redoute la réaction du Soudan après l'attaque manquée contre Khartoum
Par nicoducaire - Publié dans : Afrique
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Mercredi 7 mai 2008
Après 6 mois de crise, la situation au Liban semble à nouveau s'enfoncer dans une spirale de violence qui fait craindre le pire...

Alors que le gouvernement semblait prendre enfin à bras le corps la question de l'"Etat dans l'Etat" que constitue le Hezbollah, notamment suite à l'affaire de la caméra de surveillance à l'aéroport de Beyrouth, la grève appelée aujourd"hui par la CGTL pour protester contre l'augmentation des prix a donné lieu à des éclatements de violence à divers endroits: aéroport et port bloqués spar des pneus enflammés, vols annulés, incidents intercommunautaires dans différents quartiers (Korniche El-Mazraa, Wata El-Mousaytbe), tirs qui résonnent à différents endroits (bureaux du Courant du Futur, Université Arabe...), intervention de l'armée à plusieurs reprises...

Devant cette flambée de violence, la manifestation prévue en centre-ville a été annulée. Certains craignent qu'un nouveau sit-in s'installe autour de l'aéroport, identique à celui qui tient en centre-ville depuis décembre 2006...

Il semblerait que le Hezbollah (soutenu notamment par Michel Aoun) et le gouvernement aient décidé d'un véritable bras de fer qui n'annonce rien de bon pour la population libanaise...

Une affaire à suivre, en attendant, quelques liens sur la situation actuelle:

Walid Joumblat dénonce l'Etat parallèle formé par le Hezbollah au Liban
Le gouvernement décidé à attaquer le problème de fond du Hezbollah: l'Etat dans l'Etat (en anglais)
Aoun appelle à descendre dans la rue pour faire tomber le gouvernement
Beyrouth paralysée par une manifestation anti-gouvernementale (en anglais)
Beyrouth paralysée par une grève générale soutenue par l'opposition

sans oublier les breaking news de now lebanon (en anglais) et le fil de dépêches de l'orient le jour (accès au contenu sur abonnement)

Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
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Lundi 5 mai 2008
Histoires de sièges et de zatar

"Mon expérience à la clinique psychiatrique de Ramallah où je vois une nombreuse population rurale m’a beaucoup appris sur les mythes locaux concernant nos plantes et herbes aromatiques.

La plupart des Palestiniens sont des agriculteurs et veulent simplement vivre de leur terre, mais ils en sont privés à cause des pratiques israéliennes et de législations discriminatoires qui leur confisquent leur terre, étendent les colonies, autorisent la construction d’un mur, la violence et l’intimidation de la part d’un Etat et des colons.

Entre autres choses, les Palestiniens sont très gourmets. Nous avons plusieurs mythes qui nous inspirent et qui accordent un super pouvoir de guérison à des plantes et des herbes sauvages de Palestine. Au début de ma carrière, j’ai appris à ne pas montrer mon scepticisme à propos de ce pouvoir de guérison des herbes naturelles car il n’y a aucune preuve scientifique étayant ces convictions locales ; j’ai préféré cacher mon souci d’objectivité derrière une certaine circonspection en présence des mamies et des personnes passionnées par les qualités curatives de nos herbes. Beaucoup intègre cette qualité super puissante de nos herbes dans leur système de croyance ; les herbes ont un sens symbolique pour la nation ; elles représentent le folklore de la nation palestinienne, elle sont souvent citées dans nos chants et poèmes et illustrées dans nos proverbes.

Les aliments à base de plantes évoquent aussi des souvenirs chargés d’émotions. Des odeurs caractéristiques associées à certains évènements font revenir en mémoire ces évènements et ces émotions à chaque fois qu’on rencontre ces parfums. Le rôle de l’alimentation dans la vie humaine prend plus d’importance dans le contexte d’un conflit ethno-politique, spécialement face à génocide national.

Le zatar est la plus populaire des plantes palestiniennes. Zatar est le nom arabe du thym, origanum majorana ; on s’en sert à la fois comme herbe médicinale et comme condiment : dans un mélange de thym, de sumac et de graines de sésame grillées. Il pousse dans les pays du Bassin méditerranéen sur les collines et montagnes exposées à une chaleur douce du soleil et est fort en goût et en arôme. Mélangé à d’autres sels pimentés, Le zatar est utilisé comme aliment de base dans les recettes du Moyen-orient depuis l’époque médiévale jusqu’à nos jours. On l’emploie comme assaisonnement de viandes et de légumes et, en Palestine, il est consommé habituellement avec de l’huile d’olive et du fromage. On croit qu’il guérit beaucoup de maladies et renforce le système immunitaire des humains et, par-dessus tout, qu’il contribue à accélérer la récupération de l’information mémorisée et accroît la facilité d’assimilation.

Si on trouve habituellement le zatar sur les marchés moyen-orientaux en Occident, les Palestiniens de la diaspora se languissent d’avoir leur part des plantes cueillies au printemps sur les collines de Palestine, et une mère, ou une grand-mère, va devoir travailler au séchage des feuilles de zatar puis les broyer et les mélanger avec du sumac et d’autres épices, avec des graines de sésame grillées. Le mélange est finalement enveloppé et envoyé, avec une bouteille d’huile d’olive - le tout emballé dans beaucoup d’amour -, à des amis et parents afin qu’ils profitent de quelques générosités d’une patrie.

Beaucoup de Palestiniens croient que ce mélange épicé particulier rend l’esprit alerte et développe la mémoire. Je pense que l’origine de cette conviction vient de facteurs économiques : le zatar est relativement bon marché et accessible à chaque foyer ; on incite les enfants à manger du zatar avant qu’ils aillent à l’école, on leur dit que cela les rends plus intelligents, c’est aussi pour les dissuader de demander une nourriture plus coûteuse et pour les inciter à faire ce que l’on attend d’eux et qu’ils se tiennent bien à l’école !

Les goûts, les odeurs, les plantes et les aliments sont les ancres des souvenirs, évoquant un ensemble bien plus vaste ; pour beaucoup de Palestiniens, les plantes signifient leurs foyers, leurs villages et leurs régions d’origine. Le lien qui unit le peuple palestinien à sa terre est sans pareil. Son lien avec les herbes sauvages est attribué à la nostalgie et à ce grand désir mélancolique qui nous étreint quand nous pensons à une maison, à une personne, à une époque qui ne sont plus, à des amis et voisins que nous avions et que nous avons perdus, à des amours qui ont été et s’en sont allées. Nous avons besoin d’odeurs et de goûts pour donner une forme à notre vie insipide, pour partir en divers voyages, remonter la voie de nos souvenirs jusqu’à un passé meilleur.

Les familles palestiniennes cueillent du zatar sauvage depuis des centaines d’années, elles ont appris de leurs ancêtres comment en prendre soin en pensant aux récoltes des années futures. Mais Israël a classé la plante comme espèce protégée en voie d’extinction à cause de cueillettes intensives, en 1977. Ainsi, en vertu de la législation israélienne, les contrevenants risquent des amendes allant jusqu’à 4 000 dollars ou six mois de prison pour avoir cueilli ce qu’il fallait de zatar pour les besoins de la consommation hebdomadaire d’une famille palestinienne ordinaire.

Certaines sociétés israéliennes l’ont « domestiqué », elles ont produit des plantes pour les commercialiser et elles voudraient que les Palestiniens les leur achètent, qu’ils achètent du zatar cultivé, prêt à la consommation, au lieu d’aller cueillir eux-mêmes les feuilles et de préparer les mélanges à la maison !

« Nous mangerons du zatar et des herbes mais nous refusons de trahir et de nous laisser humilier » a déclaré le Premier ministre palestinien, Ismail Haniyyeh, quand la communauté internationale et Israël ont annoncé leur boycott et la réduction des aides financières internationales, après les élections palestiniennes de janvier 2006. Israël a transformé la bande de Gaza en un camp de concentration et a déclanché une guerre avec une politique et une législation qui retirent, petit à petit, toute vie de Gaza. Il n’y a rien à manger à Gaza, les gens y meurent de faim, et ils n’ont pas de lumière à cause des coupures d’électricité. Nous avons vu les images d’un gosse qu’on maintient en vie grâce à des pompes manuelles, parce que c’était la seule façon de lui envoyer de l’oxygène dans les poumons, l’électricité étant coupée. Israël décide seul et sans appel de qui rentre et qui sort de la Bande, ce qui provoque la mort de centaines de malades palestiniens qui n’ont aucune possibilité de sortir de Gaza pour recevoir des soins. Plus de deux années se sont passées depuis qu’Israël a commencé à punir le peuple pour son choix électoral ; l’armée israélienne et le siège économique de Gaza ont mené à un effondrement des conditions de vie des Palestiniens. Mais les pressions et les tactiques n’ont abouti à aucune compromission et les Gazaouis n’ont pas cédé, ils n’ont pas abandonné la résistance armée ni reconnu Israël. Il se pourrait bien que ce soit l’un des secrets du zatar !

Au cours d’un petit-déjeuner que je n’oublierai jamais, avec du manakeesh (le zatar peut aussi être étalé sur une pâte à base d’olive, cuite comme une pizza), une confrère palestinienne réputée à Londres m’a raconté l’une des histoires les plus tristes que j’ai jamais entendues : elle vivait à Bourj el-Barejneh pendant la guerre « des camps » qui a entraîné, pour les réfugiés palestiniens, une famine massive à Beyrouth et dans le camp où elle était. Le siège a duré jusqu’à 6 mois. Pendant que certains réfugiés étaient contraints de manger des chats et des chiens, elle a pu, étant d’une famille relativement privilégiée, manger du pain au zatar de temps en temps. Un jour, un morceau de pain a manqué et son père les a violemment interrogés pour savoir où était passé le morceau de pain ; personne n’a avoué l’avoir mangé et les garçons ont été battus sans pitié, mais ils niaient avoir volé le pain au zatar. Avant la fin du siège, son frère aîné a été tué dans des affrontements qui ont eu lieu dans le camp. Quand le siège fut définitivement terminé et qu’ils ont commencé à réaménager leur maison et leur vie, ils ont trouvé un bout de pain pourri dans le matelas de leur frère mort. Ils ont compris que c’était le pain au zatar que son frère avait volé, mais qu’il n’avait pas pu manger seul.

Mais ce n’était ni le premier ni le dernier siège d’un camp de réfugiés palestiniens. Tel-el-Zaatar, la Colline du Thym, était le plus vaste et le plus fort des camps de réfugiés palestiniens construits en 1948. Après un siège très dur durant la guerre civile du Liban, le massacre de Tel-el-Zaatar a été provoqué pour déplacer et évacuer les réfugiés sans abri hors de ce camp.

Mes associations intellectuelles avec le zatar paraissent sans fin, les histoires et récits sont innombrables, parfois ils apportent de la joie, parfois ils apportent de la tristesse, très souvent ils me laissent indifférente. Il n’y a pas bien longtemps, des réfugiés juifs avaient l’habitude de venir dans des boulangeries palestiniennes, attirés par l’arôme du zatar ; il y en avait qui en appréciaient le goût particulier et le véritable arôme !

Bientôt, Israël va célébrer son 60è anniversaire et les chefs internationaux de l’hypocrisie se joindront aux festivités de l’occupant de notre patrie. Nous, les Palestiniens, sommes des herbes naturelles qui naissent du sol rouge de ce territoire depuis bien avant qu’Israël ne soit devenu un Etat. En dépit de tous les efforts pour abuser notre mémoire, pour domestiquer, diluer et falsifier les êtres que nous sommes vraiment, ici, sur le sommet des montagnes, il y aura toujours quelques herbes aromatiques à l’état sauvage, avec le vrai goût et le vrai caractère de la Palestine."

***

Samah Jabr est médecin psychiatre palestinienne, elle vit dans Jérusalem occupée et y travaille au sein d’une clinique psychiatrique qu’elle a créée.

Elle est francophone et donne des conférences pour envisager d’autres perspectives et sortir de la situation actuelle de la Palestine.

L’un des objets politiques de son combat est un État unique pour une perspective de paix et de liberté commune. Samah est aussi chroniqueuse pour différentes publications internationales. Ses chroniques touchantes nous parlent d’une vie au quotidien en pleine occupation ; d’un regard lucide, elle nous fait partager ses réflexions en tissant des liens entre sa vie intime, son travail en milieu psychiatrique et les différents aspects politique d’une situation d’apartheid.

texte transmis par l'auteur aux Amis de Jayyous. Traduction JPP.

Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
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Dimanche 4 mai 2008

vidéo: "traces de dépossessions collectives

le 31 mars 2008, l’armée libanaise a permis l’accès à 20 des maisons de la rue majles, dans le camp de réfugiés dévasté de nahr al-bared. tous les 20 immeubles ont des traces de feu; parfois des pièces entières ou même des couloirs ont été complètement brûlés. dans au moins 16 maisons, des traces de liquide inflammable sont visibles sur les murs.
 
depuis la date officielle du cesser du combat, début septembre 2007 jusqu'au 30 mars 2008, toute la rue al-majles est restée sous l'exclusif contrôle de l'armée libanaise. l’étendue des pillages, des incendies volontaires et des destructions délibérées dans la rue majles et plus généralement dans le camp de nahr al-bared témoigne d’une entreprise systématique de dépossession collective des habitants du camp par l’armée libanaise.
  
l’armée libanaise a jusqu’à présent rigoureusement interdit de filmer ou de prendre des photographies de nahr al-bared. l’armée, les services secrets et leurs alliés locaux s’assurent que personne n’enfreint cette loi tacite.

ce film de 10 minutes apporte la preuve détaillée de ces accusations. vous pouvez le visionner ici sur youtube ou sur le lien suivant: http://a-films.blogspot.com/1998/05/vido-traces-de-dpossessions-collectives.html




Bon, je saisis pas trop ce que ce film essaie de montrer, si ce n'est que la guerre, c'est moche, et les militaires, illes sont pas gentilLEs, mais en tout cas ça permet à celleux qui connaissent pas de découvrir l'initiative de "a-films"...




Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
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Vendredi 2 mai 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
Semaines du 19/04 au 02/05/08

- Le Premier Minsitre Ahmad Nazif s'est fait couper la parole par un étudiant "passioné" lors d'un speech qu'il devait donner à l'Université du Caire... Il n'a pas beaucoup apprécié...

- D'ailleurs, il avoue être à court d'idées pour réguler la crise actuelle.... On parle de plus en plus d'un remaniement ministériel...

- Hossam El-Hamalawy revient et livre son analyse personnelle des événements du 6 avril, en attendant la prochaine "grève générale" annoncée pour le 4 mai, date du 40° anniversaire de Moubarak.

- Pour cette journée, les Frères musulmans émettent 4 conditions pour participer au mouvement, alors que Khalil El-Anany en analyse les enjeux et conséquences.

- Une nouvelle loi sur l'enfance est en préparation, les débats semblent très difficiles, et les thèmes abordés (avortement, mutilations sexuelles féminines...) particulièrement polémiques...

- En Egypte, comme ailleurs, les nanotechnologies vont sauver le monde, permettant notamment de "faire fleurir le désert"... une perspective bien réjouissante!


Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Vendredi 18 avril 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
Semaine du 12 au 18 avril 2008

- Suites du mouvement de protestation de la semaine dernière: certainEs manifestantEs blesséEs sont enchaînéEs à leur lit d'hôpital, Esraa Abd ElFattah, l'administratrice du groupe 6 avril sur Facebook, et des dizaines d'autres militantEs sont toujours emprisonnéEs, 9 journalistes, parmi lesquels Nasser Nouri, ont elleux été libéréEs, des militantEs et bloggueureuses de Ghazl El-Mahallah ont également été libéréEs ..
n'oublions pas les centaines d'opposantEs (ou pas) encore en prison, en Egypte et ailleurs...

- Babelmed revient sur le rôle des ouvrières égyptiennes dans les luttes récentes.

- Le procès de 40 membres des Frères musulmans, qui dure depuis un an a finalement abouti: 5 condamnéEs à 10 ans de prison, 2 (dont Mohammed Khayrat El-Shater, numéro 3 du groupe) à 7 ans d'emprisonnement, 5 à 5 ans, 13 à 3 ans, et 15 acquittéEs. Ce jugement montre un durcissement inquiétant du régime égyptien face au principal pôle d'opposition du pays... Et surtout, des affrontements ont eu lieu entre la police et des membres des FM venuEs en soutien, ce qui constitue également un événement inquiétant... Le lendemain, des manifestations éclataient dans des universités, donnant lieu là aussi à des affrontements avec la police...
"riot police clashed with demonstrators": une expression à laquelle il va falloir s'habituer je crois...

- Le même jour, on apprenait que le Procureur avait ordonné la libération de Khaled Hamza, éditeur du site ikhwanweb...

- Retour sur les élections du 08 avril dernier: PND, PND, PND...

- Des rumeurs circulent sur la durée de vie du gouvernement d'Ahmad Nazif... un remaniement ministériel est-il à prévoir?

- Un portrait de Gamal Moubarak, fils à papa et potentiel-probable futur président égyptien, dans Jeune Afrique...

- un livre intitulé Egypte, l'envers du décor, vient de sortir... un programme particulièrement alléchant!!

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Vendredi 11 avril 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
Semaine du 05 au 11 avril.

- Retours sur la tentative de "grève générale" du 06 avril: si celle-ci n'a pas été aussi massive que certainEs semblaient l'espérer, il s'agit quand même d'une "première", bien inquiétante pour le pouvoir égyptien... alors que le pays était quadrillé par les forces de l'ordre, des manifestations violentes (cassage et brulage de magasins, blocage de trains, caillassage de flics...)  ont explosé, notamment à Mahallah El-Koubra.Bilan: plusieurs (impossible de donner le nombre exact, dont un jeune de 15 ans) mortEs, des dizainesde blesséEs, plus de 200 interpeléEs, dont des blogueuereuses connuEs, des journalistes, et des personnalités politiques.
Le mouvement de révolte a atteint une telle ampleur que la comparaison avec la Palestine occupée est souvent utilisée, d'aucunE parlant de véritable Intifada dans les rues de Mahallah. D'autres parlent d'un Bloody Sunday égyptien...
Le mouvement de protestation, inhabituellement violent, a continué pendant 3 jours à Mahallah, opposant manifestantEs et forces de l'ordre, les revendications allant bien largement au delà d'une simple préoccupation pour la vie chère: Moubarak est violemment pris à partie (ce qui est interdit), et un soutien très fort s'exprime en faveur des personnes emprisonnées, torturées, voire tuées.
Toute la semaine aura vibré au rythme de cette journée du 6 avril, et même le vendredi suivant (11 avril), un cortège de soutien parti du caire se verra bloqué par la police et ses 25 membres arrêtés...
Prochaine échéance? certainEs parlent déjà du 4 mai, date du 80° anniversaire de Hosny Moubarak...
Plus d'infos:
aloufok
AFP
Le Grand Soir
AFP encore
Récits détaillés et infos en continu sur arabawy

En arabe:
tadamun
Le blog du 6 avril (en arabe)
Ibna2 masr (en arabe)
Socialist worker

Photos:
The Mahallah Intifada
La journée du 6 avril
Vidéos

- Why did the Muslim Brotherhood not participate in the April 6 Strike? Le point de vue de Khalil Al-Anany, qui analyse le positionnement stratégique des FM sur ce conflit. Les FM sont en effet en position délicate: principale force d'opposition, illes subissent une répression très importante depuis 2005, et ont du mal à faire le lien avec les différents mouvements de contestation plus ou moins spontanés qui apparaissent en Egypte depuis. Pour éviter de se faire complètement interdire (ce qu'illes sont déjà d'un point de vue légal), et que les "têtes" de la confrérie (enfin celles qui ne le sont pas déjà) se fassent emprisonner, paralysant ainsi le mouvement, illes se consacrent à des sujets moins directement opposés au pouvoir, comme la Palestine, le port du voile... En cela, illes risquent de se couper petit-à-petit d'une "base militante" qui, elle, ne craint pas d'affronter le pouvoir...
Derrière cette question, une autre: et si les FM, avec leurs milliers (millions?) de supporteurices avaient participé à la grève???

- un article du Monde revient sur les élections du 8 avril et le "contexte socal" assez agité: les égyptienNEs ne votent pas, mais illes commencent à s'énerver...

- Ces élections ont d'ailleurs été encore une fois une preuve éclatante de la démocratisation du régime égyptien: avant l'ouverture des bureaux de vote, le PND (parti au pouvoir), avait remporté 70% des sièges, faute d'opposition... des observateurices ont été arrêtéEs... le taux de participation est encore plus faible que les fois précédentes (3% pour le référendum de 2007)... avec finalement 20 candidatEs, les Frères muslmans (première force d'opposition du pays) ont finalement décidé de boycotter les élections... bref c'est la joie...

- Un nouvel espoir pour les nubienNEs? un projet de bonification des berges du Nil pourrait le laisser croire... du moins selon Alif Mag...
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte
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Vendredi 4 avril 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
semaine du 29 mars au 04 avril

- Un point de vue sur l'évolution de la ville de Louxor (et un petit private big up dans les commentaires ;-)... qui entraîne des arrestations et expulsions d'habitantEs. Les ravages du tourisme de masse... Un autre point de vue ici.

- La détention de Khaled Hamza, le webmaster de ikhwanweb.com, a été encore une fois prolongée de 15 jours... free khaled hamza.

- la journée du 6 avril (où de nombreuses voix appelant à une grève générale se font de plus en plus entendre) approche... les étudiantEs socialistes de l'Université du Caire prévoient une manifestation en solidarité avec les ouvrierEs de Ghazl El-Mahalla, ainsi que celleux de l'université d'Helwan... Kefaya et les Frères musulmans soutiennent également le mouvement...

- les élections municipales du 8 avril approchent également, et le régime ne fait même plus semblant d'être démocratique: face aux 53 000 candidatEs du PND, seulEs 234 du Tagammu, 528 wafdistes, et... 33 (sur les 6000 prévuEs!!) Frères musulmans ont été acceptéEs, la concurrence n'apparaît pas trop rude pour le parti au pouvoir... Issam El-Aryan, membre très influent du bureau politique de la Confrérie revient sur ces élections. En tout, plus d'un millier de personnes ont déjà été arrétées à l'approche des élections...

- et bizarrement, à l'approche des élections, on entend moins parler de la crise du pain...
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte
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Vendredi 4 avril 2008
Pour touTEs celleux qui se sentent  un peu perduEs, un petit lexique politique libanais...
Je parle ici de la situation récente (depuis les élections de 2005) voire actuelle .
N'hésitez pas à laisser des commentaires pour corriger, préciser, critiquer...
Les termes en gras renvoient à des entrées, ceux en italique, à de futures entrées, ceux soulignés sont des termes importants ne nécessitant pas a priori d'entrée spécifique.


- 8 mars: mouvement politique regroupant les partis chiites Amal et Hezbollah,  le Parti Nationaliste et les Brigades Marada, tous pro-syriens. Avec le CPL de Michel Aoun, il constitue l'actuelle opposition. Ce mouvement s'est formé lors d'une manifestation monstre le 8 mars 2005, regroupant autour d'un million de personnes, dénonçant les tentatives d'ingérence des puissances occidentales dans les affaires libanaises. En réaction, une contre-manifestation tout aussi importante aura lieu le 14 mars, de la part de partis anti-syriens, constituant 2 moments forts de la Révolution du Cèdre qui conduit au retrait des troupes syriennes du Liban. Alors que les mouvements pro-syriens réunis dans l'alliance du 8 mars étaient majoritaires à cette époque, ils se retrouvent dans l'opposition après les élections législatives de mai-juin 2005.

- 14 mars: mouvement politique centré principalement autour du Courant du Futur de Saad Hariri, avec le PSP et les Phalanges Libanaises. Ce mouvement s'est formé en réaction à la manifestation du 8 mars 2005, lors d'une contre-manifestation monstre le 14 mars regroupant autour d'un million de personnes, et dénonçant l'emprise de la Syrie au Liban, et son rôle supposé dans l'assassinat de Rafiq Hariri un mois plus tôt. A la suite de cet événement phare de la Révolution du Cèdre, la Syrie retirera ses troupes du Liban en avril 2005. Après les élections législatives de mai-juin 2005, les partis constituant l'alliance du 14 mars se retrouvent en majorité au Parlement.

- Accord de Taef: traité inter-libanais destiné à mettre fin à la guerre civile, adopté en 1989. Négocié par les députéEs libanaisEs (éluEs en 1972) à Taef, en Arabie Saoudite, sous l'égide d'une commission tripartite arabe formée de l'Arabie Saoudite, du Maroc et de l'Algérie, avec le soutien diplomatique des Etats-Unis. L'accord est entériné par le Parlement en août 1990, et devient partie de la Constitution. L'accord de Taëf est suivi de la signature en 1991 d'un Traité de fraternité, de coopération et de coordination entre le Liban et la Syrie. Pour beaucoup, cet accord n'a finalement été que l'officialisation de l'annexion du Liban par la Syrie. L'accord de Taef visait à redéfinir le fonctionnement des principales institutions libanaises, et à l'abolition du confessionalisme politique, considérée comme "objectif national essentiel". Force est de constater que cela n'a pas abouti. L'accord insiste également sur l'intégrité du territoire libanais, notamment par la dissolution de toutes les milices (le Hezbollah n'a jamais rendu les armes), le règlement de la question du retour des réfugiéEs, le retrait des troupes israéliennes du Sud-Liban, et la redéfinition des relations entre le Liban et la Syrie.

- Alaouites: musulmanEs, forment une branche du chiisme. Principalement établiEs au Nord du Liban (Tripoli). Disposent de deux sièges au Parlement. En Syrie, la communauté alaouite exerce une influence prépondérante dans l'appareil d'Etat (les Assad sont alaouites). Durant l'entre-deux-guerres (mondiales), un "territoire alaouite" avait été créé par la France, sur la base d'un "particularisme alaouite" qui faisait de celleux-ci un peuple à part entière, n'ayant rien à voir avec les Arabes et dont l'histoire remonterait aux PhénicienNEs (certainEs le pensent toujours d'ailleurs...).

- Amal: parti chiite membre du 8 mars donc de l'opposition, pro-syrien. Il est dirigé par Nabih Berry et détient 15 sièges au Parlement.

- Aoun, Michel: Chrétien maronite, chef du Courant Patriotique Libre. Ancien chef d'un gouvernement intérimaire pendant la guerre civile, peu reconnu au niveau international, mais forte reconnaissance interne. Fervent artisan et défenseur de l'indépendance du Liban, notammment face à la Syrie. Un temps exilé en France, Michel Aoun revient au Liban après l'assassinat de Rafiq Hariri en 2005. En 2006, il signe un document d'entente avec Hassan Nasrallah, regroupant ainsi les principaux pôles de l'opposition. Il est actuellement le représentant de cette opposition dans les négociations en cours.

- Assassinats: un mode de règlement des conflits politiques assez prisé par certainEs.... Un des éléments clés de la crise actuelle réside dans les assassinats successifs de plusieurs personnalités d'importance, toutes anti-syriennes, depuis 2005. La première victime fut Rafiq Hariri, leader de l'opposition de l'époque, tué dans un attentat-suicide le 14 février 2005. Sa mort , dans laquelle l'action de la Syrie est fortement soupçonnée, a entraîné des réactions considérables au Liban et au sein de la communauté internationale. Elle constitue l'événement fondateur de la Révolution du Cèdre, qui aboutira au retrait des troupes syriennes du Liban en avril 2005. C'est également après cet attenat que se formeront les deux grands blocs actuels, celui du 8 mars (pro-syrien), et du 14 mars (anti-syrien). Une enquête internationale est alors mandatée par l'ONU, qui aboutira à la mise en place d'un tribunal spécial en mai 2007.
Basseil Fleihan, protestant, ancien ministre et député, se trouvait dans la voiture de Rafiq Hariri lors de l'attentat, et décédera plusieurs jours plus tard.
George Hawi, leader communiste (si si ca existe) libanais, a participé activement à la Révolution du Cèdre. Il est assassiné le 21 juin 2005 par une bombe placée sous sa voiture.
Samir Kassir, très célèbre journaliste libanais, homme politique de gauche, a activement participé à la Révolution du Cèdre. Il est assassiné le 2 juin 2005 par une bombe placée dans sa voiture.
Gebran Tuéni, journaliste (rédacteur en chef d'An-Nahar) et homme politique libanais, farouchement anti-syrien, a participé activement à la Révolution du Cèdre. Il est assassiné  le 12 décembre 2005 dans un attentat à la voiture piégée. Son assassinat a coïncidé avec la publication du second rapport d'étape de l'enquête des Nations-Unies sur l'implication de la Syrie dans l'assassinat de Rafiq Hariri.
Pierre Amine Gemayel, homme politique issu de la célèbre famille Gemayel. A pris part activement à la Révolution du Cèdre. Il est assassiné le 21 novembre 2006, par des tirs d'armes automatiques (nouveauté du genre). Le Conseil de Sécurité de l'ONU a inclus cet assassinat dans le mandat de la commission d'enquête internationale.
Walid Eido, député libanais, membre du Courant du Futur de la famille Hariri. Il est assassiné le 13 juin 2007. Son assassinat a été inclus dans le mandat de la commission d'enquête internationale.
Antoine Ghanem, député, membre du Kataeb. Il est assassiné le 19 septembre 2007 dans un attentat.
François El-Hajj, général libanais pressenti pour devenir commandant des forces armées en cas d'accession de Michel Sleimane à la Présidence de la République. Responsable des opérations lors des combats dans le camp de Nahr El-Bared de mai à septembre 2007. Il est assassiné le 12 septembre 2007 dans un attentat.
Bien entendu, ces assassinats font toujours plus de victimes que les personnes visées...

- Berry, Nabih: Chiite, chef du mouvement Amal, pro-syrien. Il est le Président du Parlement.

- Bloc de la Réforme et du Changement, ou Alliance Aoun: bloc au sein du Parlement regroupant 21 députéEs. Il est présidé par Michel Aoun, et, avec le Bloc de la Résistance et du Développement, constitue l'opposition.

- Bloc de la Résistance et du Développement: bloc au sein du Parlement regroupant 35 députéEs. il est aussi qualifié de bloc pro-syrien. Il comprend principalement les partis Amal et Hezbollah, réunis au sein de l'alliance du 8 mars, et, avec le Bloc de la Réforme et du Changement, constitue l'opposition.

- Bloc National: parti chrétien, membre de la majorité. Dirigé par la famille (Emile, Raymond, Carlos) Eddé...

- Brigades marada: petit parti maronite dirigé par Soleiman Frangié. Membre du mouvement du 8 mars, et donc de l'opposition, il est notamment allié du Bloc de la Réforme et du Changement de Michel Aoun.

- Chiites: musulmanEs: le chiisme est né d'une scission de l'islam au tout début de sa diffusion (VII° siècle ap.JC): lors d'une querelle pour la succession du calife, 2 partis s'opposèrent (pour pas entrer dans les détails), qui donnèrent lieu aux deux grands groupes actuels: les sunnites et les chiites. Minoritaires dans l'ensemble du monde musulman (15%), les chiites représentent parfois une proportion importante de la population (majoritaires en Iran (90%) et à Bahrein (+50%), illes représentent la majorité des musulmanEs au Yémen et au Liban (35%), et des minorités plus ou moins importantes en Turquie, au Koweit, au Pakistan, en Afghanistan, aux EAU, en Syrie, au Qatar, en Arabie Saoudite...). Les chiites sont nombreux/ses dans la banlieue de Beyrouth, au Sud du Liban et dans le nord de la plaine de la Bekaa*. Traditionnellement la présidence du Parlement est confiée à unE membre de la communauté chiite. Les principaux partis représentant la communauté chiite sont le Hezbollah et le Amal. Les chiites disposent de 27 sièges au Parlement.

- ChrétienNEs: représentent environ 40% de la population. Les chrétienNEs du Liban sont diviséEs entre maronites (24%), grecQUEs orthodoxes (13%), grecQUEs catholiquesarménienNEs orthodoxes (3%), syrienNEs orthodoxes (jacobites), syrienNEs catholiques (syriaques), chaldéenNEs catholiques, chaldéenNEs orthodoxes (nestorienNEs), catholiques latins, protestantEs... Bref, on s'amuse quoi! Les chrétienNEs sont surtout rassembléEs à Beyrouth-Est et au Nord de la route qui mène à Damas*. Le Bloc National et le CPL sont deux partis chrétiens. Les chrétienNEs disposent de la moitié (64) des sièges au Parlement.

- Constitution: texte adopté le 23 mai 1926, modifié notamment suite à l'indépendance du pays en 1943, et suite à l'accord de Taef en 1989. La constitution prévoit un système multiconfessionel au Liban:  sièges réservés au Parlement en fonction des confessions et des régions ; système de troïka mis en place pour que le contrôle du pays soit fait par trois dirigeantEs issuEs des trois confessions majoritaires du Liban : Présidence de la République confiée aux maronites, Premier Ministre sunnite, et Présidence du Parlement pour les chiites (cette répartition n'est pas écrite dans la constitution mais résulte d'un accord non-écrit issu du mandat français, confirmé à l'indépendance, et poursuivi après la signature de l'accord de Taef).

- Courant du Futur: parti sunnite fondé par l'ancien Premier Ministre Rafiq Hariri. Principale composante de la majorité, et pôle du 14 mars, il constitue le plus gros groupe au Parlement avec 36 députés. Le Premier Ministre Fouad Siniora est issu de ce parti, dirigé par Saad Hariri.

- Courant Patriotique Libre (CPL): parti chrétien fondé et dirigé par Michel Aoun. Principale composante du Bloc de la Réforme et du Changement (22 députéEs), il s'est allié au Hezbollah  au sein de l'opposition.

- Damas: capitale de la Syrie, terme souvent utilisé pour désigner le régime syrien.

- Druzes: musulmanEs "hétérodoxes" (non, ce ne sont pas des athées! private joke), représentent 5% des musulmanEs libanaisEs. Illes croient en la métempsychose, et ca c'est cool... Les druzes sont majoritaires dans le Sud du Mont-Liban et dans l'Anti-Liban*. Le principal leader druze est Walid Joumblatt, chef du PSP. Illes disposent de 8 sièges au Parlement.

- El-Assad, Bachar: président de la Syrie depuis 2000, quand il a succédé à son père Hafez. Membre de la communauté alaouite et du parti baas. Jugé plus modéré que son père à ses débuts, cela n'a pas duré... Soutien de certains partis libanais, notamment le Hezbollah, il est soupçonné d'implications dans la série d'assassinats de personalités politiques libanaises. Il est à l'origine du retrait des troupes syriennes du Liban en avril 2005, suite à la Révolution du Cèdre et à des pressions inernationales.

- El-Assad, Hafez: président de la Syrie depuis un coup d'état en 1970 jusqu'à sa mort en 2000. Membre de la communauté alaouite et du parti baas, il a exercé un pouvoir très autoritaire dans son pays, et a pris part à la plupart des conflits régionaux, notamment la guerre civile libanaise. Père de Bachar.

- Forces Libanaises (FL): parti chrétien (essentiellement maronite), dirigé par Samir Geagea (prononcer ge3ge3/ جعجع...). Membre de la majorité, il dispose de 5 sièges au Parlement.

- Frangié, Soleiman: Maronite, chef de la brigade Marada. Plusieurs fois ministre entre 1990 et 2005. Grand ami de Bachar El-Assad. Petit-fils de l'ancien Président de la République Soleiman Frangié (d'où son surnom de "junior"), qui était un grand ami de Hafez El-Assad (une histoire de famille quoi). Il est l'un des hommes politiques libanais les plus influents, et a signé une alliance avec Michel Aoun et Hassan Nasrallah, avec qui il constitue l'opposition.

- Geagea ((جعجع, Samir: Maronite, s'est engagé dans les Phalanges Libanaises, avant de diriger les Forces Libanaises. Condamné à plusieurs reprises, il sera emprisonné de longues années, avant sa libération en 2005. Il s'affirme comme l'un des principaux leaders de l'alliance du 14 mars, et de la majorité actuelle, aux côtés de Saad Hariri et Walid Joumblatt.

- Gemayel, Amin: Maronite. Fils de Pierre Gemayel. Il est Président suprême à vie des Phalanges Libanaises. Ancien Président de la République. Membre de la majorité.

- Gemayel, Pierre: Maronite. Fondateur des Phalanges Libanaises.

- Gemayel, Pierre (Jr.) Amin: Maronite. Fils de Amin Gemayel, et petit-fils de Pierre Gemayel. Membre des Phalanges Libanaises, assassiné le 21 novembre 2006.

- Ghanem, Antoine: Maronite, membre des Phalanges Libanaises. Elu député en 2000 puis 2005, il est assassiné le 19 septembre 2007.

- Gouvernement: regroupe l'ensemble des Ministres, sous l'autorité d'unE PremierE Ministre. Il représente le pouvoir exécutif, planifie la politique générale de l'Etat, et est l'instance à laquelle sont soumises les forces armées. Il a le droit de dissoudre le Parlement, à la demande de la Présidence de la République, et sous certaines conditions. D'après l'accord de Taef, le gouvernement est sensé assurer une représentation équitable des différentes communautés. Aussi, le gouvernement de Fouad Siniora, formé le 19 juillet 2005, comptait des représentantEs de l'ensemble des courants politiques et religieux, bloc aouniste excepté: 5 maronites, 3 orthodoxes, 2 grecs catholiques, 1 arménien, 1 protestant, 5 sunnites, 5 chiites et 2 druzes. Le 11 novembre 2006, les 5 ministres chiites et 1 chrétien démissionnent: depuis, l'opposition considère de fait le gouvernement comme illégitime, puisque ne représentant plus l'ensemble des communautés. Pierre Amin Gemayel, Ministre de l'Industrie, a été assassiné le 21 novembre 2006. Dans la période de crise actuelle, le gouvernement se contente d'expédier les affaires courantes, certains ministres (démissionaires ou pas), pesant bien entendu dans les négociations en cours. Le gouvernement siège au Grand Sérail.

- GrecQUEs orthodoxes: chrétienNEs (environ 13%). Membres de l'Eglise orthodoxe d'Antioche (aussi appelée melkite, c'est plus fun), et soumisEs à l'autorité du Patriarcat d'Antioche (en Syrie). On en trouve beaucoup dans les grandes villes du littoral*. Illes disposent de 14 sièges au Parlement.

- Guerre avec Israël: conflit entre Israël et les forces du Hezbollah à l'été
(juillet/août) 2006. Provoqué par l'enlèvement par le Hezbollah, de 2 soldats israéliens, et la mort de 8 autres, en pleine intervention militaire israélienne à Gaza. Israël ripostera alors en lançant une offensive militaire qui durera 2 mois. La question se pose de savoir si cette offensive avait été, ou non, planifiée à l'avance. Cette guerre, connue en Israël comme la Deuxième Guerre du Liban, au Liban comme la guerre de Juillet, et dans le monde arabe comme la 6ème guerre israélo-arabe, est considérée par beaucoup d'observateurs comme ayant abouti à une vistoire du Hezbollah, dont le prestige est sorti grandi. En Israël, la commission Winograd a été mise sur pieds pour analyser les raisons des échecs de la guerre, qui a mis à mal de nombreuses personnalités du gouvernement. Suite à une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, les troupes israéliennes se retireront progressivement du Liban à partir de mi-août 2006, laissant la place à un déploiement de l'armée libanaise et de forces des Nations-Unies (la FINUL).

- Guerre (civile) du Liban: 1975-1990. Difficile à résumer en quelques phrases... Disons que le Liban a toujours été confronté à de graves problèmes, du fait de sa position géopolitique particulière: composé de muliples minorités religieuses, coincé entre les "territoires occupés" (Israël/Palestine), et la Syrie, qui n'a jamais accepté son indépendance, il a de plus toujours souffert des ambitions des grandes puissances internationales. L'élément déclencheur de la guerre civile est le conflit opposant les phalanges libanaises chrétiennes de Bashir Gemayel, aux groupes de réfugiéEs palestinienNEs installés au Liban dans des camps jouissant d'un statut d'extra-territorialité. Des affrontements très violents vont avoir lieu pendant 2 ans (75-76), Beyrouth est coupée en 2 par la "ligne verte". En 76, la Syrie intervient militairement, et impose la présence d'une Force Arabe de Dissuasion (FAD). En plus des affrontements entre armée syrienne et milices chrétiennes, Israël intervient dans le sud du pays par l'opération Litani. Un cessez-le-feu américain empêchera un affrontement direct Israël/Syrie au Liban. En 82, en représailles des actions de l'OLP, Israël lance l'opération "Paix en Gallilée", et pénètre jusqu'à Beyrouth, où il fait la liasion avec les Forces libanaises de Bashir Gemayel, les troupes syriennes s'effondrent, Gemayel est élu Président de la République. Son assassinat trois semaines plus tard entraînera en représailles le massacres de 700 à 3500 réfugiésEs palestinienNEs dans les camps de Sabra et Chatila, avec une vraisemblable implication israélienne. Amine Gemayel succède à son frêre à la Présidence de la République, un accord est signé stipulant la fin de la guerre en échange d'un retrait des troupes israéliennes, palestiniennes,  et syriennes Mais Hafez El-Assad et Yasser Arafat acceptent mal que Bashir Gemayel négocie avec Israël, des affrontements persistent. En 82, les affrontements gagnent la montagne du Chouf, où les druzes menéEs par Walid Joumblat, et le mouvement chiite Amal s'opposent à l'armée et aux phalangistes. L'aéroport de Beyrouth est bombardé, les druzes, soutenuEs par l'URSS, gagnent la partie, jusqu'à un nouveau cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis. Alors que les chiites étaient évincéEs du conflit sunno/chrétien, en 82 apparaît  la milice chiite Hezbollah, soutenue par le régime iranien,  et qui s'attaque fortement à la présence américaine au Liban, notamment par la pratique des enlèvements.  En 88, le mandat de  Bashir Gemayel  se termine, il nomme alors Michel Aoun, anti-syrien, comme chef de gouvernement (PM, appelé à remplacer le PR). Celui-ci ne sera pas reconnu par les sunnites et le camp pro-syrien, qui forment leur propre gouvernement, dirigé par Salim El-Hoss. Aoun, décidé à chasser la Syrie du Liban, lance une "guerre d'indépendance nationale", poussant la France à intervenir. Une tentative de restaurer la paix eut finalement lieu a l'automne 1989, qui aboutira à la signature de l'accord de Taef , et à l'officialisation de l'emprise syrienne au Liban.

- Hamadé, Marwan: Druze, plusieurs fois ministre et député. Soutien de Rafiq Hariri contre Emile Lahoud, il est victime d'une tentative d'assassinat en 2004. Il participe activement à la Révolution du Cèdre, et fait partie de l'alliance du 14 mars.

- Hariri, Rafiq: Sunnite, membre du Courant du Futur. Ancien ministre et Premier Ministre, à différentes reprises. Homme d'affaires, c'est également un grand ami de Jacques Chirac... A cause de tensions avec le Président de la République Emile Lahoud, il démissionne de son poste de Premier Ministre en 2004, et annonce son intention d'unir l'opposition de l'époque en vue des législatives de 2005. Le 14 février 2005, il est assassiné lors d'un attentat-suicide, le premier d'une longue série, qui constitue l'élément déclencheur de la Révolution du Cèdre. La Syrie est immédiatement désignée comme responsable de son assassinat, et un tribunal international va alors voir (difficilement) le jour. Au Liban, les tensions se cristallisent entre le mouvement du 8 mars , et l'alliance du 14 mars (qui soutient la famille Hariri). La Révolution du Cèdre conduira finalement au retrait des troupes syriennes du Liban en avril 2005.

- Hariri, Saad: Sunnite, chef du Courant du Futur. Fils de Rafiq Hariri, à qui il succède à la tête du parti après son assassinat. Allié de Samir Geagea et Walid Joumblatt au sein de l'alliance du 14 mars, il est l'un des piliers de la majorité parlementaire.

- Hezbollah: parti chiite dirigé par Hassan Nasrallah. Il dispose de 14 sièges au Parlement, et fait partie du Bloc de la Résistance et du Développement (bloc pro-syrien). C'est l'un des partis les plus influents au Liban, certainEs le considèrent comme "un Etat dans l'Etat". Ceci est dû notamment à l'importance de sa milice armée, dont on a vu l'efficacité lors de la guerre avec Israël à l'été 2006. Le Hezbollah dispose d'un véritable réseau d'institutions sociales et caritatives, d'une chaîne de télévision (Al-Manar), et de financements et d'accointances avec les régimes syriens et iraniens. Il est la principale force du mouvement du 8 mars, et de l'actuelle opposition (notamment depuis son alliance avec le CPL).

- Joumblatt, Walid: Druze, président du PSP. Après avoir été un proche allié de la Syrie, il devient un adversaire résolu de la présence syrienne au Liban, et participe activement à la Révolution du Cèdre. Il est l'un des piliers, avec Saad Hariri et Samir Geagea, du mouvement du 14 mars et de la majorité actuelle.

- Kataeb: voire Phalanges Libanaises.

- Lahoud, Emile: Maronite, dernier Président de la République du Liban. Depuis son départ de ce poste en novembre 2007, le Liban est privé de Présidence de la République, aggravant un peu plus la situation politique. Il entretenait des relations très conflictuelles avec son Premier Ministre Rafiq Hariri. De ce fait, il sera très décrié pendant la Révolution du Cèdre, entretenant en outre des relations ambigües avec le Hezbollah. Il redeviendra populaire après la guerre avec Israël de l'été 2006, apparaissant comme facteur de stabilité et d'unité du pays.

- Majorité: la majorité actuelle est issue des élections législatives de mai-juin 2005, et détient 72 sièges au Parlement. Constituée des principales forces de l'alliance du 14 mars, elle est opposée à l'influence syrienne au Liban, et soutenue par les principales puissances occidentales (et par certains pays arabes comme l'Egypte et l'Arabie S., opposés au régime syrien...). Les principaux partis qui la composent sont le Courant du Futur de Saad Hariri, le PSP de Walid Joumblatt, les Forces Libanaises de Samir Geagea. Le PM Fouad Siniora représente également cette majorité, notamment dans les discussions internationales.

- Maronites: principale communauté chrétienne du Liban (24%). La Présidence de la République est traditionnellement confiée à unE membre de la communauté maronite. Le chef de l'Eglise maronite est le Patriarche Nasrallah Sfeir, qui réside à Bkerké. Les principaux partis maronites sont les Forces Libanaises et les Phalanges Libanaises. Illes disposent de 34 sièges au Parlement.

- Ministres: voir Gouvernement.

- MusulmanEs: environ 60% de la population du Liban. Les musulmanEs libanaisEs se divisent entre chiites (35%), sunnites (23%), druzes (5%) et alaouites(1%): attention, rien à voir! les divergences, notamment entre sunnites et chiites sont très importantes, et constituent l'un des principaux problèmes du Liban (les sunnites étant majoritairement dans la majorité pro-occidentale, les chiites dans l'opposition pro-syrienne)...

- Nasrallah, Hassan: Chiite, fondateur et leader du Hezbollah. Un des piliers d'influence de la Syrie (et de l'Iran) au Liban. Une des figures les plus emblématiques, et les plus influentes du Liban, surtout après la guerre contre Israël de l'été 2006, où il est apparu comme un "héros national". Leader du mouvement du 8 mars, il constitue, après la signature d'un document d'entente avec Michel Aoun, l'un des piliers de l'actuelle opposition.

- Opposition: l'opposition actuelle est issue des élections législatives de mai-juin 2005, et détient 56 sièges au Parlement. Elle est structurée autour de deux principaux pôles: le Bloc de la Résistance et du Développement, ou Bloc pro-syrien (35 sièges), réunissant les principales forces de l'alliance du 8 mars, notamment le Hezbollah de Hassan Nasrallah, et le Amal de Nabih Berry; et le Bloc de la Réforme et du Changement (21 sièges), regroupé autour du Courant Patriotique Libre de Michel Aoun. Le Président du Parlement, Nabih Berry, est issu de cette opposition. Son représentant officiel dans les négociations actuelles est Michel Aoun. L'opposition considère le gouvernement actuel de Fouad Siniora comme illégal. Elle joue un poids important dans les négociations en cours quant à l'élection d'un Président de la République, par son pouvoir de blocage et ses revendications nombreuses et fluctuantes... Elle est fréquemment considérée comme l'alliée de la Syrie au Liban.

- Parlement: ou Chambre des députéEs. Constitue l'unique chambre législative du Liban. Il est constitué de 128 députéEs, pour moitié (64) musulmanEs, pour moitié (64) chrétienNEs, selon un système de "sièges réservés" aux différentes minorités religieuses (Pour les chrétienNEs: 34 sièges aux maronites; 14 pour les grecQUEs orthodoxes; 8 pour les grecQUEs catholiques; 5 aux arménienNEs orthodoxes; 1 pour les arménienNEs catholiques; 1 protestantE; 1 "autre"/ Les musulmanEs: 27 sièges pour les chiites; 27 pour les sunnites; 8 pour les druzes; 2 aux alaouites). Le Parlement ratifie les lois, vote la confiance au gouvernement, et élit le Président de la République. Les membres de l'Assemblée sont éluEs pour 4 ans dans l'une des 5 muhafazat (= circonscritions). Lae PrésidentE de l'Assemblée, traditionnellement chiite, est également éluE pour 4 ans. Le Président actuel est Nabih Berry. Après les élections de mai-juin 2005, la composition du Parlement est la suivante: la majorité (mouvement du 14 mars) détient 72 sièges contre 56 à l'opposition (35 pour le bloc pro-syrien, 21 pour l'alliance Aoun).

- Parti Nationaliste: ou Parti Social Nationaliste Syrien (PSNS), ou Parti Populaire Syrien (PPS), ou Parti Saadiste. En bref, des bons fachos partisan d'une "grande Syrie" incluant le Liban, la Syrie, la Palestine, la Jordanie, le Koweït, l'Irak, Chypre, le Sinaï (Egypte), la Cilicie (Turquie) et le Chatt El-Arab (Iran), rien que ça! Il compte 2 sièges au Parlement et fait partie du Bloc de la Résitance et du Développement. On l'aura compris, il est donc pro-syrien, membre du 8 mars et de l'opposition actuelle.

- Parti Socialiste Progressiste (PSP): parti druze dirigé par Walid Joumblatt. Il participe au mouvement du 14 mars et est membre de la majorité avec ses 16 sièges au Parlement.

- Phalanges Libanaises (Al-Kataeb): parti principalement maronite dirigé par Amine Gemayel. A fortement participé à la création des Forces Libanaises. Participe au mouvement du 14 mars, membre de la majorité. Pierre Gemayel et Antoine Ghanem faisaient notamment partie des Phalanges.

- PremierE Ministre: chef du Gouvernement, ille le représente et s'exprime en son nom. Lae PremierE Ministre est traditionnellement membre de la communauté sunnite. Véritable chef de l'exécutif, ille préside le Conseil des Ministres. Ille est nomméE par la Présidence de la République, après consultation de la Présidence du Parlement et sur la base de consultations parlementaires impératives. Ille représente donc généralement la majorité parlementaire. L'actuel Premier Ministre, issu des élections législatives de juin 2005, est Fouad Siniora.

- Présidence de la République: les prérogatives de la Présidence de la République sont souvent considérées comme une des causes de la guerre civile. Elles ont donc été fortement modifiées par l'accord de Taef. Lae présidentE de la République est éluE par le Parlement, et est traditionnellement nomméE au sein de la communauté maronite. Ille peut présider le Conseil des Ministres, mais ne prend pas part au vote. Ille nomme le chef du gouvernement (PM) après consultation de la Présidence du Parlement et sur la base de consultations parlementaires impératives, et ne peut révoquer ni les ministres ni le Premier Ministre. Ille est lae chef des armées, et le symbole de l'unité du pays. Ille représente bien sûr le Liban dans les instances internationales. Le siège de la Présidence de la république est le Palais de Baabda. Le Liban est privé de PrésidentE de la République depuis la fin du mandat d'Emile Lahoud en novembre 2007. Si les principaux groupes en présence, de la majorité et de l'opposition, ont fini par s'accorder sur le nom de Michel Sleimane, les conditions de son élection ne sont toujours pas fixées, malgré des négociations effrénées menées par la Ligue Arabe par l'intermédiaire de son secrétaire Amr Moussa, et (à cause?) des pressions exercées par de nombreux pays pour une résolution de la situation.

- Révolution du Cèdre: désigne la succession d'événements qui ont secoué le Liban en 2005, entre l'assassinat de Rafiq Hariri le 14 février et le retrait des troupes syriennes le 26 avril. Notamment, cette Révolution a vu la constitution de deux grands blocs politiques, l'un, dit du 8 mars, soutenant l'influence voire la présence syrienne au Liban, l'autre, dit du 14 mars, y étant fortement opposé. Aux élections législatives de mai-juin 2005, le camp du 14 mars se retrouve en majorité au Parlement.

- Sfeir, Nasrallah: Patriarche de l'Eglise maronite. En tant que représentant de la communauté maronite du Liban, il est une personnalités-clés de la vie politique libanaise. Notamment, il a été plusieurs fois consulté pour donner son avis sur des éventuels candidats à la Présidence de la République, celle-ci étant traditionnellement attribuée à un chrétien maronite.  Il réside à Bkerké.

- Siniora, Fouad: Sunnite, membre du Courant du Futur. Ami de la famille Hariri, plusieurs fois ministre avant de devenir Premier Ministre en 2005 suite à la Révolution du Cèdre et aux élections législatives de mai-juin de cette année.

- Sleimane, Michel: Maronite, Commandant de l'armée libanaise. Après de difficiles négociations, un compromis sur son nom é été trouvé par les différentes parties en présence pour son élection comme futur Président de la République. Malheureusement, d'autres points (constitution du gouvernement, minorité de blocage...) n'ont pas été tranchés, entraînant le report régulier depuis novembre 2007 des élections permettant à M. Sleimane d'être investi Président de la République.

- Sunnites: musulmanEs: le sunnisme est né avec le chiisme à la suite d'une querelle sur la succession du calife. Les sunnites, majoritaires dans le monde musulman, sont minoritaires au Liban (23%). Illes sont concentréEs dans le Nord du pays ainsi que dans les grandes villes du littoral*. Traditionnellement, lae PremierE Ministre doit être sunnite. Illes disposent de 27 sièges au Parlement. Le principal parti représentant la communauté sunnite est le Courant du Futur.

- Syrie: les relations entre la Syrie et le Liban sont très complexes, et issues d'une longue histoire. Sans remonter jusqu'à l'Antiquité, on peut citer les accords Sykes-Picot de 1916 qui divisent la région, et séparent le Liban de la Syrie, le "Grand Liban" (provinces de Damas et Alep, Etat druze, Etat alaouite) lors du mandat français, et l'indépendance des 2 républiques du Liban et de Syrie entre 43 et 46. A partir de 63, le parti Baas domine la politique du pays, et en 1970 Hafez El-Assad s'empare du pouvoir, jusqu'en 2000 où son fils Bachar lui succède. la Syrie intervient à partir de 1975 dans la guerre civile l
ibanaise, maintenant une présence militaire dans le pays pendant 30 ans, jusqu'au retrait de ses troupes en avril 2005. Après l'accord de Taef de 1989, les gouvernements syrien et libanais signent en mai 1991 un traité d’amitié et de coopération précisant que leurs deux pays appartiennent à une «même nation». La Syrie est toujours très présente dans les affaires intérieures du Liban, notamment par son soutien affiché à des forces politiques dites pro-syriennes (particulièrement le Hezbollah). Elle est également soupçonnée d'être impliquée dans la série d'assasinats politiques qui a touché le Liban depuis 2005. L'influence de la Syrie se manifeste surtout par ce qu'elle structure la vie politique libanaise en 2 grands blocs, pro- et anti-syrien.



*  Répartition des principales communautés confessionnelles libanaises:
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Par nico - Publié dans : Monde Arabe
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Vendredi 28 mars 2008
Tour d'horizon partiel et partial de l'actualité égyptienne...
Semaine du 22 au 28 mars 2008.

- Des explosifs auraient été trouvés à proximité du palais présidentiel, faisant craindre un retour des attentats sur le sol égyptien, cette fois franchement dirigés contre le pouvoir en place, et plus contre les touristes... Comme toujours dans ce genre de cas, une information à prendre avec 15 000 pincettes...

- Où l'on reparle d'énergie et de ses implications géostratégiques... Gaz naturel et nucléaire: une aubaine pour l'Egypte?? En tout cas, Moscou semble bien placée dans la course au marché nucléaire égyptien... Et les exportations de gaz naturel vers Israël soulèvent des hostilités...

- La "crise du pain" continue et s'amplifie, de l'argent va être puisé dans les réserves de change du pays pour tenter d'y faire face... En attendant, des égyptienNEs continuent de perdre la vie pour du pain...

- Dimanche, a eu lieu un mouvement de grève sans précédent dans les universités égyptiennes, "le premier du genre", avec des taux de participation allant jusqu'à 100% dans certaines facultés! Des photos sont disponibles, pour l'Université du Caire (ou), Helwan,  d'autres encores, ainsi qu'un reportage vidéo en arabe, et un récit avec photos (en arabe). Pensez aussi à consulter le blog (en arabe) des professeureuses en grève!

- Avril verra-t-il éclore un nouveau "printemps égyptien"? alors que les grèves se multiplient, les ouvrierEs de l'usine textile de Mahalla ont appelé à un nouveau mouvement de grève pour le 6 avril... ce qui fait espérer à certains une grève générale à cette date... et pose de bonnes questions quant à l'éventualité et l'opportunité de celle-ci, son "organisation", sa "massification", etc...

- Un journaliste condamné pour avoir évoqué l'état de santé du président Moubarak... Ou les grandes heures de la liberté de presse / d'expression en Egypte... Voir notamment le rapport annuel de Reporters Sans Frontières sur l'Egypte.
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte
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