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Jeudi 6 juillet 2006

Lu dans Libération du 14 juin 2006

Egypte
La guérilla des hiéroblogs
Alors que la censure règne dans les médias traditionnels, de jeunes militants s'emparent des blogs, pour défendre, tous horizons confondus, la liberté d'expression et la démocratie.
Par Claude GUIBAL
mercredi 14 juin 2006
Le Caire de notre correspondante

Sur la page d'accueil du blog, les mots se détachent. «Aujourd'hui, ça y est. Je suis vraiment en prison. Je ne sais pas trop comment je me sens.» Alaa Abdel Fatah a 24 ans. Le 7 mai, deux jours avant d'écrire ce billet (1), il participait à une manifestation au Caire, en solidarité avec les partisans de la réforme en Egypte. Un groupe dérisoire de quelques dizaines de personnes, criant des slogans, réclamant du changement. Face à eux, des centaines de policiers, bouclier au poing, barrant les rues. Ce jour-là, Alaa s'est fait arrêter. Au cours du mois dernier, ce sont près de 400 activistes qui se sont ainsi fait embarquer. «Mais les responsables de la sécurité de l'Etat l'ont désigné précisément au milieu des manifestants. Ils le voulaient, lui, parce que son site est devenu une arme contre le pouvoir», affirme un témoin.
Avec ses boucles de guérillero latino et ses joues rebondies d'adolescent monté en graine, Alaa Abdel Fatah n'est pas tout à fait n'importe qui. En Egypte, pas un opposant, pas un journaliste, un chercheur ou un diplomate qui n'ait entendu parler de lui. Alaa est le roi de l'agit-prop cybernétique, un des tout premiers blogueurs du pays. Un dingue d'informatique, fort en gueule, doté d'un ego conséquent et d'une furieuse envie d'en découdre pour voir enfin son pays changer. Rejeton de deux figures de la gauche militante égyptienne, le sale gosse a de qui tenir. Avec sa femme Manal, 22 ans, rencontrée enfant dans un camp de vacances de jeunesses socialistes, il est l'un des pionniers du Web en Egypte.
Son site, Manalaa.net, rédigé en arabe et en anglais, est un vade-mecum pour internaute en puissance. Récompensé par un prix de Reporters sans frontières, il cumule hébergements gratuits ou cryptages pour discussions privées et agrégateur de blogs (2). L'an dernier, à l'approche des élections, il a transformé son site en plateforme politique ; en compilant d'abord des listes électorales pour en faciliter l'accès aux jeunes désireux de voter, puis en organisant un calendrier des manifestations, proposant bannières, slogans et stratégies pour sortir l'opposition égyptienne de sa redoutable inefficacité. Un outil de pointe technologique à l'impertinence ravageuse : sur son site, Alaa Abdel Fatah pose, majeurs dressés, en direction d'un portrait de Hosni Moubarak. Le geste relève de la provocation suicidaire en bord de Nil. La détention d'Alaa Abdel Fatah, emprisonné sans jugement depuis plus d'un mois, est prolongée tous les quinze jours.
L'exemple iranien
L'arrestation, le mois dernier, de six autres jeunes blogueurs de la nébuleuse Manalaa.net a mis en lumière l'impact grandissant de ces militants d'un nouveau genre, dans un pays où l'usage de la force et la censure ont longtemps eu raison des voix discordantes. «Nous sommes devenus des cibles», affirme Mohamed, 23 ans, qui évite de se connecter depuis les récentes arrestations. Il craint que l'Egypte ne suive les traces de l'Iran, de la Syrie ou de Bahreïn, qui traquent et emprisonnent les dissidents du Web. Il cite le cas du blogueur Mohamed el-Sharqawi, arrêté dans une manifestation le mois dernier, qui a été torturé et a subi des violences sexuelles dans un commissariat du Caire. Depuis sa prison, celui-ci a réussi à faire parvenir le récit de son calvaire, et, en quelques heures, la description des sévices, copiée de blog en blog, a fait le tour de la planète, atterrissant dans les rédactions, les associations de droits de l'homme et les plus hautes institutions, au point d'être évoquée deux fois par le département d'Etat américain. Un scandale dont se serait bien passée l'Egypte, en délicatesse avec Washington qui reproche à son alliée arabe de ne pas mettre en oeuvre les réformes démocratiques promises l'an dernier par le président Hosni Moubarak.
«Les blogs sont un nouveau moyen de pression, ils nous donnent des informations et font connaître des événements sur la scène internationale. Mais leur pouvoir est limité, ils ne peuvent amener un vrai changement politique», nuance Joshua Stacher, un politologue américain basé au Caire. Selon lui, la situation n'est en rien comparable à l'Iran, où plus de 70 000 blogs ont été créés en deux ans. L'Egypte n'en compte que 1 500. «Les blogueurs n'ont qu'une audience limitée, et n'ont pas réussi à faire descendre les Egyptiens dans la rue. Ceux qui ont été arrêtés l'ont été parce qu'ils manifestaient, et non pour leurs écrits», tempère-t-il.
De fait, l'Egypte, où la censure règne dans les médias traditionnels, entretenait jusqu'ici un rapport plutôt tolérant à Internet. L'Etat a lancé un vaste programme pour faciliter l'accès au Web, connexions bas débit gratuites et abonnements ADSL à prix cassés. Six pour cent des Egyptiens sont des utilisateurs réguliers, un des plus importants taux d'Afrique. Il est arrivé que des sites sensibles soient bloqués, comme celui des Frères musulmans. Mais il n'y a pas de chasse aux sorcières systématique : sites pornos, jihadistes, politiques ou religieux restent généralement accessibles.
En novembre dernier, pourtant, un blogueur était emprisonné deux semaines, après avoir fait un récit détaillé des attaques d'extrémistes musulmans contre des églises d'Alexandrie. Ce premier avertissement avait inquiété la blogosphère. Persuadés que l'arrestation d'Alaa Abdel Fatah pourrait sonner le début de la curée, les blogueurs, tous horizons confondus, se sont donc lancés dans une gigantesque cybercampagne d'appui à leur mentor. Inondant le Net de communiqués et de bannières, ils ont réussi à attirer l'attention de tous les médias de la planète. Sur le site de soutien à Alaa Abdel Fatah, un internaute sud-africain s'émeut. «Alaa, je regardais le JT de la télévision nationale hier, et ton visage est apparu sur l'écran. Ton combat est connu maintenant de millions de Sud-Africains», s'enthousiasme-t-il, promettant de faire pression auprès de son ambassade.
Changer le gouvernement
Un des initiateurs de cette campagne est une autre figure de la Toile égyptienne, un jeune analyste financier bloguant en anglais sous le pseudonyme de Sandmonkey. Tout aussi provocateur, brillant et insolent qu'Alaa, il est son double inversé, et se décrit comme «ultracynique, proaméricain et libertaire». «Alaa et moi, nous ne sommes pas amis, admet-il dans un grand sourire. Il est socialiste, je suis capitaliste, nous sommes en désaccord sur à peu près tout. Sauf sur quatre choses : nous voulons changer de gouvernement, nous voulons qu'il soit laïque et que les droits des citoyens soit respectés, et nous plaçons la liberté d'expression au-dessus de tout. Et vous me demandez pourquoi je défends Alaa ?» Fils d'un haut ponte du parti au pouvoir qui ignore tout des activités de sa progéniture , Sandmonkey est persuadé que le gouvernement projette de censurer l'Internet et de poursuivre les blogueurs. Il a remarqué une affluence nouvelle de connexions sur son site provenant d'adresses gouvernementales. «Nous ne sommes pas très nombreux à bloguer pour le moment, mais ça augmente sans arrêt. En Iran, le jour où un développeur a conçu un logiciel de blogs en farsi, leur nombre a été multiplié par dix mille en un an. Ici, ça va être pareil dès qu'on aura un logiciel en arabe.» Le 1er juin, Sandmonkey a publié une tribune dans le Christian Science Monitor, appelant les Etats-Unis à stopper toute aide ou investissement en Egypte. «Notre gouvernement contrôle les médias, la presse écrite, bat et arrête les manifestants et s'attaque au seul espace de liberté d'expression en Egypte. Pour toutes ces raisons, je vous demande de boycotter l'Egypte.» «Si avec ça je ne me fais pas arrêter, reprend-il, cela prouvera aux gens qu'il ne faut pas avoir peur et qu'il faut agir pour changer l'Egypte.» Et si l'Etat bloquait les blogs ? «On contournera ! Ils ont mis Alaa en prison, ça ne l'empêche pas de continuer à bloguer.»
«La qualité de certains de ces blogs est impressionnante, reconnaît un diplomate, qui les consulte pour prendre le pouls de l'opposition égyptienne. Ils peuvent être remarquablement informés et constituer une vraie source d'information indépendante.» «Ils amènent un plus, confirme l'analyste Joshua Stacher. Mais un blog reste l'expression d'un point de vue, il est donc soumis à débat.» La population des blogueurs égyptiens, d'ailleurs, reste relativement homogène : une élite éduquée, souvent bilingue, urbaine et jeune, assez aisée pour disposer d'un ordinateur à domicile. Hors du Caire et d'Alexandrie, point de blogueurs ou presque. Pour le reste, Joshua Stacher relève que les blogueurs n'échappent pas aux clivages traditionnels qui paralysent depuis longtemps l'opposition égyptienne : les marxistes d'un côté, écrivant en arabe, les libéraux de l'autre, bloguant en anglais.
«Moi, je suis un peu à part», dit Karim. A 21 ans, ce fou de musique classique vient de tomber dans la blogosphère. Encouragé par un ami, il s'est lancé dans le commentaire politique, sur le site Almeezan. Depuis, il cherche à recenser les blogs politiques égyptiens (3). «Le but, c'est d'encourager les gens à travailler ensemble, quelles que soient leurs différences, tant que cela aide l'Egypte.» Karim écrit en anglais, «la langue du Web», mais s'il se félicite que les blogueurs aient pu attirer l'attention internationale sur la situation en Egypte, il souligne que «le changement ne viendra que de l'intérieur. Beaucoup de blogueurs se prennent au sérieux et sont engagés dans une course à la célébrité infantile. Ce n'est pas comme cela que les choses changeront.»
«Depuis les arrestations, la blogosphère égyptienne est fragilisée», regrette à son tour Zeinobia, une blogueuse assidue. «Mon message à tous, arrêtez de faire les cons, restez anonymes, vous ne changerez pas le monde en un jour, et ne comptez pas sur l'Occident pour nous aider», écrit-elle, amère et convaincue que l'excès de visibilité de certains blogueurs va précipiter la fermeture des sites. «Je suis lâche, mais réaliste. Je pense à ce verset du Coran qui dit : "Ne vous jetez pas dans un sort malheureux." Et je pense aux griffes du régime.» Ces griffes que les blogueurs d'Egypte voudraient voir limées.


(1) Ses billets, sortis clandestinement de prison, sont régulièrement mis en ligne sur Manalaa.net.
(2) Logiciel affichant sur une même page tous les nouveaux commentaires des blogs auxquels l'internaute est assidu.
(3) freealaa.blogspot.com/
egyptianchronicles.blogspot.com/
baheyya.blogspot.com/
http://egyptianvisions.blogspot.com/
http://www.liberation.fr/page.php?Article=389983

 

Par nico - Publié dans : Egypte
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Jeudi 6 juillet 2006
Une réflexion que l'on entend de manière récurrente dans l'atmosphère de lutte sociale et politique de ces derniers mois: "n'oubliez pas les élections de 2007". Il est évident que, dans une démocratie, un tel contexte de contestation à tous les niveaux et de remise en cause de l'ordre établi ne saurait avoir de conséquences sur des élections visant à désigner le représentant/ la représentante, du peuple français. Seulement voila: il apparaît que le système démocratique connaît quelques failles, et que ses représentants politiques sont plus politiques que représentants. Entre une extrème-droite toujours plus menaçante, une droite de plus en plus fasciste, une gauche de plus en plus à droite, et un grand nombre d'organisations dits "d'extrème gauche" à la représentativité très faible, le choix offert aux électeurs francais lors des présidentielles de 2001 paraît assez difficile à faire. Faut-il "voter utile" à gauche, pour contrer la droite mais se retrouver avec des politiques quasiment identiques? ou voter par défaut pour un parti qui ne nous représente pas? voter blanc, pour marquer son opposition, en sachant que ce vote ne sera pas comptabilisé?? Ou ne pas voter du tout???
Cette dernière solution peut paraître fort peu démocratique, mais quelque part elle apparaît de plus en plus comme la seule raisonnable: au moins, le taux d'abstention est comptablilisé, et on ne donne pas notre voix à quelqu'un qui ne nous représentera pas. Dans plusieurs pays du monde, des appels au boycott ont été lancés lors d'élections importantes pour dénoncer le manque de démocratie du régime en place. Certes, la France n'est ni le Tchad, ni l'Egypte, et souhaitons qu'elle ne le devienne pas (ceci dit sans aucune animosité vis-à-vis des Tchadiens ou des Egyptiens, bien au contraire!!). Mais étant donné le déficit démocratique que l'on est en train de vivre, et les appels répétés à un changement de régime, le boycott n'est-il pas le meilleur moyen de se faire entendre?? Néanmoins, pour être efficace, celui-ci devra être massif, c'est-à-dire relayé par le plus possible de mouvements, politiques ou autres. Certaines organisations qui se pensent révolutionnaires seraient ainsi peut-être bien inspirées d'oublier un temps les logiques partisannes et politiciennes pour tenter de penser à d'autres formes d'expression. Un avantage de plus pour les petits partis: ils pourront revendiquer les voix de tous les abstentionnsites, comme ils revendiquent déjà celles de ceux qui ont voté "non" à la constitution européenne...

Bien sur cela n'est qu'une suggestion, si quelqu'un en a une meilleure, je l'attends avec impatience...
Par nico - Publié dans : Monde
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Jeudi 6 juillet 2006
Jeudi 15 juin 2006, 16h30, sortie du tribunal administratif de Grenoble.
Au programme aujourd’hui : 2 familles sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière. La première, composée des 2 parents et de 2 enfants en bas âge (1 fille d’une dizaine d’années et un garçon de 4 ans), vient d’Ukraine. Comme le père est d’origine russe, ils ont subi de mauvais traitements en Ukraine (menaces, visites à domicile, coups, etc…). La mère étant ukrainienne, ils n’ont pu s’installer en Russie. Ils sont donc arrivés en France pour fuir les persécutions. Depuis, le deuxième enfant est né, il est scolarisé en classe de maternelle. La fillette est également scolarisée, elle fait partie des meilleurs élèves de sa classe. Les parents sont bien « intégrés », le père a même une promesse d’embauche en cas de régularisation.
Malgré une salle comble et une argumentation plus que convaincante de l’avocat (tant sur le plan juridique que moral), le juge a laissé entendre qu’il n’annulerait pas la décision de reconduite à la frontière. Il a même précisé que, ces décisions étant rarement suivies d’effets, la famille pourrait déposer une nouvelle demande de régularisation au vu de la nouvelle circulaire Sarkozy, qui prévoit la régularisation des familles dont les enfants sont nés en France, scolarisés, bien adaptés, etc… Je pense que les juges doivent faire partie d’une espèce à part, au raisonnement bizarre : en admettant que ces motifs justifient la régularisation de la famille, il ne semble pas admettre que cela empêche la reconduite à la frontière ! De plus, il prend une décision qu’il ne souhaite pas voir suivie d’effets !
Ce ne sont que des suppositions, fondées sur ce qu’a laissé entendre le juge en question lors de l’audience. La décision finale n’a pas encore été annoncée.
Deuxième procès, 5 minutes après, le même juge : un Tunisien, marié à une Française, installé en France depuis 2003, qui a passé un permis de conduire (valable jusqu’en 2009 !), a trouvé un emploi en CDI, et est donc lui aussi parfaitement « intégré ». Séparé de son ancienne épouse, il a vu sa demande de renouvellement de carte de séjour refusée. Lorsque son avocate a entamé une procédure d’appel, elle a reçu un arrêté de reconduite à la frontière !!
Questions du juge à la personne concernée (luxe qu’il n’avait pas pris lors de la première audience) : votre père vit en France ? réponse affirmative. Et les autres membres de la famille ? (mère, frères, sœurs…) En Tunisie. On en reste là : après tout, que fait-il en France alors qu’il avait un emploi stable en Tunisie (il a démissionné pour suivre son épouse en France), et que sa famille vit toujours sur place ?
Là aussi, on attend toujours la décision finale.

A la sortie du tribunal, la jeune mère ukrainienne fond en larmes, de nombreux amis l’entourent et la réconfortent. Ils se disent prêts à l’accueillir, puisqu’elle ne pourra peut-être pas rentrer chez elle sous peine d’expulsion. Commentaire : « on se retrouve 60 ans en arrière, sous Vichy ».
Tout est dit. Et des procès comme ça, il y en a plusieurs par jour en France, qui se déroulent généralement dans une indifférence de la part de la population. Et la rafle massive est annoncée pour le mois de juillet : les enfants scolarisés ne le seront plus, les comités de soutien (constitués généralement des enseignants, parents d’élèves, etc.) seront moins actifs, les avocats partis en vacances…
Les charters, eux, seront actifs et bien remplis.
Une affaire à suivre...

Plus d'info: http://www.educationsansfrontieres.org/
Par nico - Publié dans : Monde
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Jeudi 6 juillet 2006

ZINEDINE ZIDANE PRESIDENT? OK? MAIS: ET LES SANS PAPIERS?
___________________

Plus de 500 000 personnes dans la rue pour fêter la victoire l'équipe de France de foot-ball - "les bleus" - contre l'équipe non moins remarquable du Portugal grace à un pénalty tiré par notre Zizou national.(symbole incontournable d'une insertion sociale et marchande réussie)! "Zizou , Président",scandait une partie des foules...
Témoignage s'il en était besoin que les fonctions politicardes présidentielles sont bien interchangeables...
Voici de quoi enthousiasmer les foules jusqu'au délire dans une fraternisation planétaire de circonstance rigoureusement limitée - car réduite au seul "seuil évenementiel sans autre conséquence pratique"- au seul spectacle généré par le "ballon-image" qui fera rêver à un avenir tronqué tout plein de mômes: des favelas de Rio aux barres HLM de Sartrouville, des Quartiers-Nord de Marseille, et ceux de tant d'autres "Zones Urbaines Protégées" toute situées en périphérie des villes de petites et moindre importance, d'ici ou d'ailleurs, là où se retrouvent confinées et parquées en situation de précarité totale des milliers de personnes(femmes,hommes,enfants) dans l'attente d'un statut, d'une autorisation ou d'une hypothétique carte de séjour, d'un permis de "travail" - Cf: Accès Autorisé à l'Esclavage Moderne- d'un accès au logement après des années passées dans des taudis ou des squatt bientôt démolis.
C'est sûr, cette coupe relayée par "sales télites" ne nous montre jamais ces petites parties de Foot dans les terrains vagues en bas des immeubles, ou encore ces "gamins-issus-de-l'immigration" rêvant de se revêtir d'un Sweet aux couleurs de leur équipe favorite:Togo, Ghana, Côte d'Ivoire, France, Portugal, Italie, and so on...
A moins d'aller le chouraver chez le boutiquier local bien implanté et protégé dans le Centre Commercial, il ne reste que l'immaginaire d'une réussite déjà broyée...et enfin le plus joli des jeux:
le Combat des Rues!

Il y avait dans les rues cette nuit là, dans l'attente de la prochaine, près de 500 000 personnes (aucun chiffre contradictoire prefectures-etc) dont beaucoup aimaient d'un seul coup nos immigrés devenus bien "blancs, bleus et rouges" , n'importe...
Ils étaient bien moins nombreux dans les rues pour protester contre le projet de loi SARKOZY sur l'immigration adopté à l'Assemblée Nationale...
Vrai, ces "bougnoules-là" ne tapent dans la "baballe" qu'au bas des immeubles insalubres, des barres de béton: pas d'avenir pour le chauvinisme sportif, cette forme d'abrutissement généralisée incontestable que W.REICH désignait déjà par :
"PSYCHOLOGIE DE MASSE DU FASCISME".

Il s'est trouvé toutefois que quelques joyeux individus aient trouvé opportun de se rappeller au bon souvenir "d'un aut'choz possible" et s'en soient pris ici et là à quelques bagnoles de keufs, quelques vitrines et autres "abris urbains" non sans oublier un petit détour, comme une "petite mise en jambes", par quelques "mini guérilla urbaines audacieuses " essoufflant ces Serviteurs de l'Ordre casqués avinés et ivres de bière, lesquels ne purent en désespoir de cause, péniblement ne procéder qu'à l'interpellation de rares passant ou de mômes qui n'en pouvaient...Mais:
A la guerre comme à la guerre...

Bientôt les innocents, las de l'être, rejoindront les "émeutiers de toutes les occasions" au lieu de se confiner dans l'indifférence et même dans quelques cas: dans l'odieuse et méprisable délation!

Bientôt les pauvres modernes démontreront qu'eux aussi ont des buts à marquer contre cet "Ordre de non vie" qu'ils se prennent toujours en pleine gueule!
S. Kerfanto
Pour http://nosotros.incontrolados.over-blog.com

Lu sur www.grenoble.indymedia.org.

Par nico - Publié dans : Monde
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