Liens Egypte

Journaux:
> El Ahram Hebdo (en francais)
> El Ahram Weekly (en anglais)
> El Masry El Youm, quotidien égyptien (en arabe)
> El Koshary today, la source d'informations la plus fiable d'Egypte (en anglais)

> Bikya Masr, independent news for the world (en anglais)

Blogs:
> Arabist.net, plein d'infos sur l'Egypte et bien + (en anglais)
> Arabawy, infos militantes d'Egypte et d'ailleurs (en anglais

> Egyptian Chronicles, le blog de Zeinobia (en anglais)

> Egyptian blogs aggregator, condensé de blogs d'Egypte (en arabe et anglais)

> Le blog de Ice Queer, militant queer égyptien (anglais arabe)
> Hatshepsut, points de vue fémin/istes... (anglais arabe)
> The Skeptic, blog d'actualité en anglais

> Sheqiq, blogueur libertaire du caire (en anglais)
> Egytimes, en direct de Mahallah (en arabe)

> Le blog de Karim Amer (en arabe)
> Torture in Egypt, blog en anglais ou en arabe
> Misr digital, le blog de wael abbas (en arabe)
> Manalaa, blog militant de manal et alaa (en arabe et un peu anglais)
> Egyworkers, blog en arabe
> Le blog de latuff, dessinateur (en arabe et anglais)

> Sotarflickan, actualites de la Revolution (en anglais)

> Le blog de Clément Steuer, sur la vie politique égyptienne (en français)
> Café d'actualité, points de vue sur l'Egypte d'aujourd'hui (en français)

> Blog du Comité de Solidarité avecla lutte du Peuple Egyptien

> En route! sur les révolutions dans le monde arabe (en francais)

> Ballade egyptienne, un blog d'expat' en Egypte (en français)

> Le blog de Sylvie N, expat' en Egypte (en français)

> Piétonne cairote, blog d'une expat' au Caire (en français)

> Pension de la joie, blog d'un egyptien francophone atypique! (en francais)

> Protegypte, blog d'une expat' au Caire (en francais)

> Un an en Egypte post-révolutionnaire, le blog de Sylvain Robin (en français)


Mouvements politiques:
> Kefaya (en arabe)
> Les Frères musulmans (en arabe ou en anglais)

> Les Jeunes du 6 avril (en arabe et en anglais)

Centres et instituts:
> Egyptian Center for Woman's Rights (anglais ou arabe)
> Ibn Khaldoun Center for development studies (anglais)
> CEDEJ: sciences sociales en Egypte et + (français)
> Center for Socialist Studies (en arabe)


Culture:
> Makan, centre des musiques traditionnelles
> El-Genina, espace culturel du parc El-Azhar
> Townhouse Gallery, gallerie d'art contemporain

 

Sortir au Caire:
> yallabina.com

> cairo360.com

Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 11:16

Communiqué du Comité de Soutien à la Lutte du Peuple Egyptien:

LE CHANGEMENT TARDE, VOICI VENIR LA 2ÈME RÉVOLUTION ÉGYPTIENNE !
Le 27 Mai 2011 place Tahrir au Caire, mais aussi à Alexandrie, à Suez et dans une douzaine de gouvernorats, est annoncé comme un nouveau "Vendredi de la colère" , ou "la deuxième révolution".
Plus de 40 mouvements, organisations de la société civile et partis politiques ont appelé à se mobiliser en masse contre les errements politiques dans la période de "transition" actuelle sous la férule du Conseil Supérieur des forces armées. 
D'autres, de l'homme d'affaires libéral Naguib Sawiris aux salafistes, en passant par les médias d'Etat, affichent leur défiance vis-à-vis d'une remobilisation qui risquerait selon eux de porter atteinte à la stabilité économique du pays. 
Les dirigeants des Frères musulmans fustigent eux aussi l'initiative, arc-boutés sur la défense de l'armée et des amendements constitutionnels de mars 2011 qui les favorisent, mais ils sont confrontés à une contestation grandissante en leur sein, notamment celle d'une jeune garde qui entend elle aussi manifester, notamment pour dénoncer le "double standard" qui voit le clan Moubarak jugé par des civils tandis que de nombreux manifestants porteurs des valeurs démocratiques de la révolution du 25 janvier comparaissent devant des tribunaux militaires. 
Ils rejoignent ainsi les revendications pour un état de droit, l'abrogation des lois proclamées unilatéralement par l'armée sur la formation des partis, criminalisant manifestants et grévistes, la libération des prisonniers politiques arrêtés pour leur participation à la révolution (y compris les manifestants arrêtés le 15 Mai 2011 près de l'ambassade d'Israël au Caire), la fin de l'état d'urgence, etc. 
Certains groupes réclament un conseil présidentiel dominé par des civils et le report des élections pour permettre une réelle participation démocratique. 
Si ces propositions ne font pas unanimité, le débat progresse autour de l'adoption par consensus d'une nouvelle Constitution au terme  d'une concertation au sein d'un conseil national de 120 personnes regroupant les différentes sensibilités et composantes politiques du pays, et cela avant les prochaines élections législatives. 
La plupart des organisateurs appellent en outre à une réelle révolution pour la justice sociale, éradiquant la pauvreté et la précarité qui perdurent voire s'aggravent, y compris au sein des services publics, notamment par l'instauration d'un salaire minimum décent, un statut garanti pour les travailleurs et une meilleure redistribution sociale.
  
Dans l'appel ci-dessous, l'association des jeunes égyptiens du 25 janvier à Paris et le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien reprennent l'essentiel des revendications formulées par les mouvements initiateurs de cette 2ème Révolution sur place en Egypte, notamment le Mouvement du 6 avril et la Coalition des jeunes révolutionnaires.
Les Motifs pour Manifester le 27 Mai:

Nous, l’Association des jeunes égyptiens du 25 janvier à Paris et le Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple Egyptien, soutenons la 2ème révolution de colère en Egypte et vous proposons de se retrouver place Trocadéro ce Vendredi 27 Mai de 16.00 à 20.00 h

Pour les motifs suivants, nous reprenons la lutte qui ne s’est jamais arrêtée en Egypte :

Une justice réelle

-           Accélérer le jugement de Moubarak et de sa famille
 
-           Rejuger les responsables libérés en lien avec l’ancien régime (par ex. Aïcha Abde Hadi – Moufid Chehab – Ibrahim Kamel)
 
-           Demander des audiences publiques pour que le peuple puisse suivre l’évolution de la procédure judiciaire
 
-           Lancer les procédures judiciaires concernant le meurtre des manifestants et juger les responsables
 

Pour une purge totale du système

Continuer le processus de purge dans toutes les administrations et  institutions publiques et politiques.

-           Purger les ministères surtout le ministère de l’intérieur qui reste entre les mains d’un lobby des représentants du l’ancien régime
-           Purger la télévision publique, les gouvernorats, et les  ambassades. Il faut limoger les ambassadeurs qui ont soutenu l’ancien régime et qui ont menti sur la réalité des choses comme l’assassinat des manifestants.

-            Egalement il faut dissoudre les conseils locaux qui sont considérés comme  une force de frappe des membres du PND

 Respecter les martyrs de la Révolution

-           L’Etat doit soigner et protéger les blessés de la révolution du 25 Janvier

-           L’Etat doit prendre en charge les familles des martyrs

La liberté

-           Lever l’état d’urgence tant qu’il ne sert pas à arrêter les symboles du régime Moubarak

-           Arrêter les hommes de main et les milices para policières (baltageya)

Libérer les médias officiels

-           Les médias doivent rester libres de toute emprise même l’emprise de la révolution

-           Ne pas censurer celles et  ceux qui critiquent le mode de fonctionnement du pays actuel

Protéger notre pays et sa jeunesse

-           Arrêter de menacer et brutaliser les manifestants

-           Protéger les gens des délinquants qui commettent tous types d’horreurs

Pain … Liberté … Dignité humaine …Justice sociale

-          Insister sur les droits acquis après la révolution et ne pas céder pour continuer la révolution
-          Reconstruire un pays libre, fort et généreux
-          Accélérer les démarches  pour récupérer l’argent volé du peuple, pour le restituer au peuple


-     Non à l’ingérence étrangère. Pour une politique égyptienne nationale indépendante
-         Non à la « Fitna »(la discorde confessionnelle).  Pour l'unité nationale
-         Oui à un Etat de droit
 

Nous réitérons la détermination de la jeunesse égyptienne et son peuple d’être les gardiens de la démocratie et de la liberté en surveillant le régime actuel, ses succès et échecs. Nous Voulons être partie prenante dans la construction de l’avenir de l’Egypte

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 14:17

13/05/2011 | lesinrocks.com

 

Le parti présidentiel a tenté de récupérer les jeunes héros de la révolution égyptienne. Récit du jour où il s’est fait jeter.

 

Mi-mars à Dokki, quartier populaire du Caire. Tout à dévorer une pâtisserie bien crémeuse, Mohamed Adel entend à peine sonner son portable. Et le jeune leader du mouvement du 6 avril qui a chassé Moubarak de décrocher, les doigts collants, la bouche mi-pleine. "Bonjour, c'est le secrétaire du Département d'Etat à l’appareil. La Secrétaire d'Etat Hillary Clinton est au Caire et souhaiterait vous rencontrer…" Réponse immédiate de Mohamed : "Vu la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, nous ne vous rencontrerons pas." Fin de la communication. "

 

C'était surréaliste", détaille, encore médusé, le journaliste français Alex Jordanov qui écrit un livre sur la révolution et qui a assisté à la scène. "On était dans un boui-boui en train de se marrer et les Etats-Unis qui appellent ce gamin de 28 ans pour se faire rembarrer."

 

Jeunes, frais, bronzés et pas rasés. Ces gamins n'en reviennent toujours pas d'avoir réussi à mobiliser toute une foule, jeune souvent comme eux, dans ce monstre de 18 millions d'habitants qu’est Le Caire. Puis d'avoir renversé le régime et chassé Moubarak du pouvoir. Puis d’être maintenant ouvertement dragués par le gouvernement américain.

 

Quelques minutes plus tard, c'est Hillary Clinton qui appelle

 

Deuxième coup de fil quand Mohamed et ses potes entrent dans le métro du Caire. Cette fois, c’est Hillary Clinton en personne qui est au bout du fil. Pour s'entendre dire "I told you no" [je vous ai dit non] et se faire raccrocher au nez. Hillary rappelle aussitôt : "Mais vous savez, notre politique a changé." Réponse de Mohamed : "Ca m’étonnerait, vous avez soutenu Moubarak jusqu’au dernier moment !" Mohamed, quand il dit non, c’est non.

 

Les jeunes du mouvement du 6 avril, héros de la révolution égyptienne, viennent d’envoyer bouler la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton dans sa tentative de copinage politique.

 

Quelques semaines plus tard, le 14 avril à Paris, le chef de l’UMP Jean-François Copé nous sort un communiqué triomphant. On y apprend que les jeunes du Caire, ceux qui raccrochent au nez d’Hillary Clinton, vivent une saga amoureuse avec le parti de Nicolas Sarkozy.

 

"A l’initiative de Valérie Hoffenberg, secrétaire nationale de l’UMP en charge des relations avec les think tanks et partis étrangers, l’UMP accueille aujourd’hui et demain une délégation de jeunes responsables politiques et de blogueurs égyptiens pour deux demi-journées de formation."

 

L'UMP, premier parti à former les jeunes Egyptiens à la démocratie

 

Cette formation qui a pour but de "favoriser l'émergence d'une classe politique renouvelée dans les nouvelles démocraties arabes" est résumée ici : "Les jeunes rencontreront des responsables du siège [de l’UMP] pour évoquer tous les aspects de l’organisation de la vie militante au sein de l’UMP." Voilà qui devrait passionner la jeunesse égyptienne. Copé, d’ailleurs, leur en donne plus : "Tous les sujets seront abordés dans la perspective des grandes échéances électorales que l’Egypte va connaître dans les années à venir." Puis de conclure, pas peu fier : "L’UMP est le premier parti à s’engager en faveur de l’organisation des formations politiques dans la jeune démocratie égyptienne."

 

L’UMP, donc : premier parti de la planète à réussir à embrasser les jeunes du 6 avril. Le premier à leur enseigner la démocratie. Et par l’exemple : celui du fonctionnement interne de l’UMP. C’est presque un rêve, le parti de Sarkozy et Copé devenant le modèle universel de la démocratisation des vieux régimes renversés par les jeunes. En fait, le rêve va avoir du mal à se réaliser. Parce que le lendemain du texte de Copé, un autre communiqué sort des ordinateurs du mouvement de la jeunesse égyptienne. Assez violent. Et écrit en français pour bien se faire entendre.

 

"Le mouvement de la jeunesse du 6 avril nie les rumeurs qui courent à travers les médias égyptiens internationaux et français disant que le parti français au pouvoir Union pour un mouvement populaire (parti de Sarkozy) accueillerait les membres et les dirigeants du mouvement de la jeunesse du 6 avril à une grande fête à Paris, suivie par un certain nombre de cours de formation sur la démocratisation et la pratique politique, au cours de deux jours de formation (…). Ces nouvelles sont totalement fausses."

 

Copé et l’UMP se seraient-ils pris comme Hillary Clinton un vent des jeunes héros du Caire ? "Evidemment, on ne veut rien à voir à faire avec Nicolas Sarkozy ou avec son parti", explique aux Inrocks Walid Rashid, le porte parole du mouvement du 6 avril. Et il s’en justifie : "Sarkozy allait à Louxor dans les hôtels de luxe quand Moubarak nous mettait dans les caves. Il a soutenu Moubarak et quasi jusqu'au bout ! Quelle démocratie il voudrait nous apprendre ?! Quelle formation pourrait-il nous donner ?!"

 

"Nous leur avons dit qu'il n'était pas question de nous associer à eux"

 

Mais alors, comment s’explique l’annonce de Jean-François Copé ? Les jeunes du 6 avril n’ont-ils pas été clairs ? "Si si, rigole Walid dans un anglais chantant. Nous leur avons dit très vite par email qu'il n'était pas question de nous associer à eux de quelque façon que ce soit."

 

Voyons un peu ces échanges d’emails. Le premier contact est pris le 25 février par Valérie Hoffenberg, la femme de l’UMP chargée des relations avec les partis étrangers, la conseillère de Sarkozy pour le Moyen-Orient. Dans ce message adressé en copie au Quai d’Orsay, et que nous avons pu lire, elle propose à Walid et sa bande de participer à une rencontre.

 

Après les félicitations d'usage pour la révolution égyptienne et le "grand rôle joué par le mouvement", place aux avances. Au menu, "des échanges de vues sur la structuration d'un parti" et un peu de formation pour "vous aider à assurer la transition démocratique et peut-être vous aider à préparer les prochaines élections". Evidemment, les frais sont à la charge du parti présidentiel.

 

Walid demande un temps de réflexion. Un engagement nécessite un peu de calme, surtout quand le prétendant semble aussi chaud. Il se renseigne sur l’UMP. Il découvre les déclarations de ses dirigeants sur l'immigration en général et sur les musulmans en particulier. Il se rend compte aussi que ce parti est celui de Sarkozy. Sa réponse est cinglante.

 

"J'ai à présent assez d'informations. Nous ne voulons rien avoir à faire avec votre parti."

 

L'UMP ne se décourage pas

 

Telle Hillary Clinton, Valérie Hoffenberg ne se décourage pas. Le 8 avril, la conseillère de Sarkozy adresse à Walid un email qui laisse entendre qu’elle n’a pas lu les réponses précédentes.

 

"Cher Walid, je viens juste de revenir de maladie. J'ai été informé que vous n'étiez pas dans la liste des invités du ministre hier soir. Néanmoins, nous avons toujours planifié de donner notre séminaire à l'UMP les 14 et 15 avril. Si vous êtes toujours d'accord, nous serions enchanté de votre venue. Nous sommes désolés pour les complications, mais si vous le souhaitez, nous pouvons nous occuper des billets d'avions et des réservations."

 

Walid n’en revient pas mais prend le soin de lui répondre : "Désolé, je vous répète que je n'accepterai pas votre invitation et comme je vous l'ai déjà dit, j'ai bien assez vu ce qu'était votre parti." Au revoir.

 

Huit jours plus tard, pourtant, Copé annonce dans son communiqué que son parti va former à la démocratie les jeunes du 6 avril. Enfin, presque. Les jeunes du 6 avril ne viendront pas. Mais l’UMP a quand-même réussi à faire venir quatre jeunes Egyptiens, qui ont profité de ses enseignements politiques, quatre garçons issus des partis de centre-gauche. Après son grand succès en France, Kouchner, Besson, Bockel, la politique d’ouverture sarkozienne irait-elle s’ensabler en Egypte ?

 

Xavier Monnier

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 12:58

Les dirigeants –militaires- égyptiens seront mis face à leurs responsabilités, samedi 14 mai, à l’occasion d’une grande marche en direction de la bande de Gaza, au départ de la célèbre Place Tahrir, berceau de la révolution.

Des groupes de l’opposition anti-Moubarak de longue date, telle l’association Kefaya, de même qu’une série d’entités nées depuis le renversement de Moubarak en février, appellent les amis du peuple palestinien à converger dimanche 15 mai, jour anniversaire de la Nakba (l’expulsion massive de 1948), vers le poste-frontière de Rafah qui sépare l’ Egypte de la bande de Gaza, et à exiger son ouverture.

 

Des bus partiront samedi midi de la place Tahrir, pour se diriger vers la ville de Suez, où les attendront d’autres manifestants venus d’autres régions d’Egypte.

 

Les revendications de ces groupes, dont la visibilité a jusqu’à présent reposé sur internet, mettent clairement la junte égyptienne, mais aussi dans une certaine mesure le gouvernement Hamas de la bande de Gaza, face à leurs responsabilités : Ouverture effective et permanente du passage entre l’Egypte et le territoire palestinien Annulation du contrat de livraisons gazières, à des prix défiant toute concurrence, de l’Egypte à Israël Fermeture des QIZ (Qualifying Industrial Zones), ces « zones franches » à capitaux israéliens qui surexploitent une main-d’œuvre égyptienne sous la houlette des Etats-Unis et du FMI.

 

Au plan politique, ces groupes, « Nous sommes tous des résistants », « la Marche du Retour 2011 », « La révolution des réfugiés palestiniens », ou encore « La troisième Intifada palestinienne », réaffirment le droit des réfugiés palestiniens au retour dans leur propre pays.

 

« Le gouvernement égyptien déchu portait une lourde responsabilité dans l’application du régime inhumain infligé aux habitants de la bande de Gaza. Pour complaire aux dirigeants israéliens, il allait même jusqu’à violer les accords internationaux appelant l’Egypte à maintenir ouvert le passage de Rafah. Il est temps que cela change », déclare dans le quotidien Al Masry al Youm, Halim Heneish, du « Mouvement des Jeunes pour la Justice et la Liberté ».

Pour Heneish et ses camarades, la question de Palestine est un enjeu central de la révolution égyptienne.

« Les dirigeants israéliens sont le fer de lance des tentatives contre-révolutionnaires actuellement à l’œuvre en Egypte. Ils sont par définition opposés à la formation d’un gouvernement égyptien représentant les aspirations de notre peuple, car un tel gouvernement cessera forcément d’être un allié d’Israël », ajoute-t-il.

 

http://www.europalestine.com/spip.p...

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 16:09

Place Tahrir au Caire : nouveau rassemblement pour les droits des travailleurs et des chômeurs

Des revendications de justice sociale qui ont été au coeur de la grande mobilisation des travailleurs et des chômeurs à nouveau réunis par milliers sur la place Tahrir au Caire, en ce 1er Mai 2011, au cours de laquelle a été annoncée la création d'au moins 21 nouveaux syndicats libres, dont 12 ont d'ores et déjà rejoint la Fédération indépendante lancé le 30 janvier 2011, en plein soulèvement révolutionnaire. A cette occasion, le dirigeant Kamel Khalil a pour sa part lancé publiquement le parti démocratique des travailleurs, et le Parti communiste égyptien a annoncé sa sortie de la clandestinité.

Par ailleurs, 2 000 manifestants ont fait le siège de l'ETUF, la fédération syndicale officielle, pour demander notamment sa dissolution, ainsi que l'annulation de la nouvelle loi tendant à criminaliser grèves et manifestants troublant l'ordre public ou la bonne marche de l'économie. Amnesty International a pour sa part réitéré sa demande dans le même sens contre une "loi qui bafoue le droit à la liberté de réunion et le droit de grève des Égyptiens, pourtant garantis par le droit international."

Enfin, les militants réunis place Tahrir pour un "tribunal populaire" contre le clan Moubarak et le dirigeant syndicaliste corrompu Hussein Megawer ont annoncé qu'ils rendront leur verdict vendredi prochain.

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 14:10

 

Des manifestants mettent le feu à un bus militaire

 

Des manifestants ont mis le feu à un bus militaire et à un camion civil sur la place Tahrir au Caire, où quelques 200 personnes étaient encore réunies samedi matin pour réclamer le départ du chef de l'armée, le maréchal Hussein Tantaoui.
La police militaire a déployé des barbelés aux abords du rassemblement, alors le sol était couverts de pierres, témoignant de violents affrontements. Certains manifestants étaient armés de gourdins, et des traces de sang étaient visibles par endroits.
Des manifestants ont affirmé vouloir rester sur la place tant que le maréchal Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées (CSFA) serait en place.
Le CSFA est dépositaire du pouvoir depuis la chute de M. Moubarak le 11 février. Le maréchal Tantaoui, 75 ans, a été pendant 20 ans ministre de la Défense du président déchu. Selon des témoins, la police militaire égyptienne a tiré en l'air à l'arme automatique samedi à l'aube pour disperser ces manifestants qui se trouvaient encore sur l'emblématique place Tahrir au Caire au lendemain d'un rassemblement de dizaines de milliers de personnes réclamant le jugement de M. Moubarak et d'autres responsables de son régime.
Vendredi, bravant des consignes de leurs supérieurs de ne pas manifester en uniforme, sept lieutenants avaient également pris la parole sur une tribune pour réclamer "le jugement des corrompus" et une épuration de l'armée.
A minuit, les officiers dissidents étaient toujours sur la place, réunis dans une tente protégée par des manifestants qui déclaraient vouloir empêcher qu'ils soient arrêtés. Un couvre-feu est toujours en vigueur au Caire entre 2  et 5 heures la nuit.
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 20:22

Bonjour à tous,

 

Tentons de reprendre le fil des événements, qui se multiplient et qui – au regard de la presse occidentale – ne semblent pas très compréhensibles. On va procéder de manière simple, d'abord la capitale puis les villes de provinces, en partant du sud vers le nord. Dans la capitale, la situation est étrange. Les gens commencent à parler, mais sur un sentiment croisant inquiétude et incertitude. C'est bien le deuxième sentiment qui explique le premier. Pour les français, il est sur qu'une manif ne fait pas peur, mais les syriens, eux, n'ont pour la plupart jamais vécu cela. Ils sont – pour les anciens – partagés entre le sentiment de la peur du retour des années 80, même s'ils ont conscience des différences, et la peur des pays liban ou irak comme devenir. Du coup, ils se raccrochent au pouvoir et son chef. Ce sentiment ne doit pas être mal interprété. Il n'est pas fondé sur une réalité dangereuse, mais sur la surprise devant des choses nouvelles. Bien vite, d'ailleurs, ce sentiment se dissipe. La capitale de toute façon reste au main de BA où des demain, une grande manif de soutien est prévue. Nous sommes bien sur dans la guerre d'images.

Les choses dans les villes autres, différent. La ville du sud tout d'abord. Ce sont des logiques de tribus qui président. Les membres de la contestation sont sunnites, ce qui fait que les autres minorités sont en retrait par rapport. Donc croisement de deux paramètres, 1° le sunnisme des petits bourgs 2° le caractère tribale qui est en voie de mobiliser la asabiya. Petit point méthode d'analyse. La asabiya, c'est l'esprit de corps, c'est à dire un sentiment d'appartenance collectif mobilisable lorsque le groupe est agressé. Dans le cas de la tribu, il est aisément détectacle, tous les membres se reconnaissant de, répondent à l'appel de la communauté. Vous pourriez le décliner sous d'autres formes, comme lorsque lors d'une manif vous agressez un jeune, les jeunes s'identifient et descendent « par solidarité ». le pb des asabiya est leur caractère flou extrément mobilisateur et permanent. Un peu à la mode PC des années 50, si vous êtes appelés à résister, vous résistez sans demander pourquoi moscou a décidé de cela. Flou, car les frontières d'une famille élargie ne sont pas claire. Imaginez que vous réclamiez de vos cousins de cousins, un soutien. Ici c'est la même chose. Du coup, la ville du sud poursuit le mouvement réclamant le prix du sang, puis les villes intermédiaire ds'y mettent, elles (mêmes terre d'exode des populations du sud. D'ou un embrasement plus ou moins flou sans réel élément coordinateur. Il n'y a pas du coup convergence mais identification, en gros, nous nous battons pour le sud, ce qui veut dire relatif apolitisme du mouvement et déconection des groupements partisans. Ces derniers peuvent tout de même revenir.

Voilà pour le gros. Le second phénomène greffé sur le premier, est plus complexe. Il concerne la ville du nord, sur la cote (la carte de la syrie est disponible sur google). Ici trois groupes, les alla (comme le préside) les chrétie et les sunites. Les deux premiers sont majoritaires, mais il existe une minorité des troisièmes, extrémement durs, qui habitent un quartier où la police on pol ne rentre pas. Ce weekedn, les premiers – probablement alliés avec les seconds – ont pris leur fusil et sont allés dégommé une dizaine de personnes dans le dit quartier. Message à double sens. 1° localement, 'nous sommes les plus forts et bien armés », ce qui selon les échos ici, est su. Effectivement, une population disposant d'un bon stock et franchement béliqueuse. Message signifiant aux autres communautés, ne vous amusez pas à profiter de la situation pour prendre quelques avantages dont nous disposons. 2° message au niveau national, comme nous avons affaire à la communauté de BA, menace claire de dissidence ou de reglement par la force de la défense des intérêts acquis. La réponse n'a pas tardé, envoi de l'armée. Visiblement le calme très froid règne sur la ville.

Quelques suites à attendre. 1° on reprend les cartes : fin de l'état d'urgence, déploiement partiel de l'armée, déplacement de gouverneurs, 2° on redistribue : libération deprisoniers dont une bonne frange de barbu. Une augmentation pour les fonctionnaires pour acheter une base politique 3° on regarde les jeus, on propose des élections ( je prends les paris pour leur annonce prochain) et on force à coopérer. De toute façon, ils acceptent et sont muselés institutionnelement, ils refusent et sont dénoncés et attaqués. Attendons maintenant, la prochaine donne pour BA dans quelques jours.

Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 20:01

De notre précédent voyage en Egypte, en janvier, nous avons ramené les interviews de 6 militants politqiues égyptiens, qui nous racontaient leurs expériences de lutte, leurs rapports à la répression et à la prison, et comment ils envisageaient l'avenir...

 

Entre-temps, la Révolution est passée par là-bas, entraînant son lot de changements. Ces documents ont donc une portée historique. Nous en avons tiré 2 émissions de radio, la première relatant le contexte politqiue général entre 2005 et janvier 2011, la seconde revenant sur des expériences d'emprisonnement.

 

Ces deux émissions sont désormais en ligne, et vous pouvez les écouter:

 

La première: http://sonsenluttes.net/spip.php?article284

La seconde: http://sonsenluttes.net/spip.php?article279

 

Bonne écoute!

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 18:26

Extraits du blog En route!

 

  Le Caire: Expulsion de la place Tahrir

 

[Le texte suivant] concerne l'expulsion de la place Tahrir (qui était toujours occupée depuis fin janvier). Expulsion dont les médias occidentaux ont très peu parlé ; et pour cause, il ne semblait pas y avoir de journalistes sur place.

 

Sur la place Tahrir, au Caire, le terre-plein central est encore occupé par des dizaines de tentes. Ce village est clôturé et l'entrée est gardée par ses occupants. Quiconque veut rentrer doit pouvoir attester qu'il n'est ni un policier, ni un habitant d'un quartier hostile à l'occupation, et en aucun cas malveillant. Depuis quelques jours, beaucoup de flics en civil, envoyés par le gouvernement, tentent de discréditer les irréductibles occupants de la place Tahrir en propageant rumeurs, confusions et calomnies sur ce qui se passe ici. Le gouvernement envoie ses agents pour se faire interviewer par les journalistes occidentaux et propager leur soupe. « Ceux qui restent ici sont les mauvais manifestants,les bons manifestations sont repartis chez eux et ceux qui restent déstabilisent l'économie et le tourisme ». Depuis plusieurs nuits, le gouvernement envoie des prostituées afin de pouvoir propager la rumeur selon laquelle le camp se livrerait à de la prostitution organisée.

 

 

« Ceux de Tahrir »

 

Un petit groupe, qui se présente comme « Ceux de Tahrir », a entrepris de nous expliquer « réellement ce qui s'est passé ici ». Ils reviennent sur les événements depuis le 25 janvier et nous expliquent que le gouvernement ne cesse d'essayer de casser le mouvement depuis cette date ; notamment, en divisant les groupes et en séparant leurs revendications. Le gouvernement s'est adressé en premier lieu aux Frères musulmans, la seule instance réellement organisée politiquement et matériellement. En échange de leur départ de la place Tahrir, il a accédé à certaines de leurs revendications, à savoir la libération de certains prisonniers et quelques places supplémentaires au parlement. Ensuite, c'est la jeunesse qu'il s'agit de diviser. 35 jeunes ont ainsi été sélectionnés pour créer un groupe en lien avec le gouvernement. Dernière tentative de séparation du mouvement en date, l'exacerbation du clivage entre les communautés coptes et musulmanes. Selon « Ceux de Tahrir », les incendies d'églises de ces derniers jours et les émeutes qui en résultent sont le fait du gouvernement. Face à cette tentative de division, ils rétorquent: « Un seul esprit, une seule Egypte ». Les gens que nous avons en face de nous vivent jours et nuits, place Tahrir, depuis le 25 janvier, ils ne se connaissaient pas avant et ne se revendiquent d'aucun parti politique. Toutes les nuits, ils se réunissent pour faire un bilan de la journée et parler du lendemain. Leur souci du moment : faire taire les rumeurs et organiser vendredi une prière commune entre coptes et musulmans. Il resteront jusqu'à ce que le système entier disparaisse. Leur projet, acheter un camion et partir à travers l'Egypte, dans chaque ville, inciter les gens à s'organiser. « Et après 'bye, bye' ; on veut pas savoir leur nom, on veut pas qu'ils sachent le nôtre ; on veut pas devenir leurs chefs. »

 

Nous quittons la place Tahrir vers 15h30. La tension a été palpable toute la journée : cris, débuts de bagarres, et des allées et venues de personnes armées de bâtons. Un peu plus loin, des groupes de cinquante à cent personnes se pressent autour des quelques blindés encore en faction dans les alentours et semblent discuter intensément. Un peu plus tard, à l'autre bout de la ville, nous tombons sur le commissariat central, protégé par des blindés et une bonne hauteur de barbelés. De l'autre côté de la rue, quelques dizaines de manifestants avec des pancartes « dégagez ». Voyant que nous discutons et rigolons avec eux, un militaire s'approche rapidement de nous et nous demande de le suivre. Un manifestant nous crie de ne surtout pas rentrer dans le bâtiment. Malheureusement, nous nous retrouvons vite du mauvais côté des barbelés, entourés de quatre militaires et d'un type avec une veste en cuir, tout droit sorti d'un mauvais film d'espionnage. Ils contrôlent nos papiers et s'assurent que nous ne sommes pas des journalistes. Le temps de sortir, les manifestants ont disparu.

 

 

L'expulsion, la destruction, le lynchage
Ou « voilà donc la démocratie »

 

 

En fin d'après-midi, nous retournons sur la place Tahrir. Nous arrivons juste avant que les militaires ne se déploient pour interdire l'accès à la place. Des centaines de personnes viennent d'attaquer le campement. Armées de bâtons, de barres de fer, de machettes, elles s'acharnent désormais à détruire la moindre installation du camp. C'est une scène d'hystérie collective : tout y passe, même le monument aux martyrs tombés pour la révolution. C'est une véritable chasse à l'homme à laquelle participe activement l'armée. Les occupant de la place Tahrir moins nombreux, sont coursés, attrapés, tabassés. Le même sort est réservé à tous ceux qui tentent de prendre des images. On s'aperçoit au fur et à mesure qu'un grand nombre des personnes présentes sont des policiers en civil. Essayant de prendre des photos, nous n'échappons pas au lynchage. Nous nous retrouvons séparés dans la cohue. Une partie d'entre nous, qui porte l'appareil photo, se fait poursuivre par une centaine de furieux et quelques militaires. Attrapés, malmenés par la foule, emmenés au QG improvisé de l'armée devant le musée du Caire, sous les insultes et les claques. Alors que le supérieur vide notre appareil photo, ceux de la place Tahrir se font tabasser par l'armée et la foule. Un homme, qui a visiblement perdu connaissance, passe devant nous, enroulé dans un tapis. Nous sommes « invités » à dégager vite fait.

 

 

Pendant ce temps là, certains d'entre nous sont toujours sur la place Tahrir. Des chars passent à toute allure. Ils interviennent à l'entrée d'un café, où un occupant de la place réfugié à l'intérieur se fait déloger par une trentaine de sales types. Aucune image ne doit être prise, même ceux sur les balcons se font invectiver et essuient des jets de pierres. Un autre camarade est alpagué à son tour avec son appareil photo, emmené de force sous les coups de la foule au camp des militaires. Quand nous quittons la place, les camions de nettoyage sont déjà là et tout le monde s'active à faire disparaitre les dernières traces de la révolution.

 

23h00. Sur une place Tahrir méconnaissable, complètement nettoyée, un petit groupe de « manifestants » porte un policier en triomphe.

 

Le Caire, le 9 mars 2011.

 

 

 

 

* * *

 

La révolution continue

 

Malgré l'expulsion de la place Tahrir, mercredi 9 mars, certains Egyptiens tentent toujours de s'organiser pour que la révolution continue. Ainsi pour ne pas se laisser affaiblir par les nouvelles tentatives de divisions, a été décidé un rassemblement commun entre Chrétiens et Musulmans, sur cette même place.

 

Place Tahrir, vendredi 11 mars à 14h, plusieurs milliers d'Egyptiens, Chrétiens et Musulmans confondus, se sont donc retrouvés, Bible et Coran à la main. Depuis 8 jours, les Coptes occupent jour et nuit la place en face du siège de la télévision d'Etat. Deux de leurs églises ont été totalement détruites, de violents affrontements en ont résulté, l'armée empêche la reconstruction des lieux de culte à leurs emplacements initiaux, et les médias égyptiens n'en disent rien.

 

Place Tahrir, après les morts et l'évacuation, les gens sont heureux de se retrouver ensemble ; danse, musique, discussions, prières.

 

Depuis le début de la révolution, et encore le jour de l'expulsion de la place, des centaines de manifestants ont été arrêtées. Impossible de connaitre leur nombre, qui ils sont et où ils sont. Les jugements commencent à tomber, on parle de 5 à 15 ans de prison. L'armée ayant pris le contrôle du pays, c'est un tribunal militaire qui les juge. Ce tribunal n'autorise aucun appel, c'est la loi martiale.

 

17h. L'ambiance se transforme sur la place Tahrir. Un rassemblement plus spécifique demande la libération de ces prisonniers, et la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis trente ans dont l'abrogation a toujours été une des revendications du mouvement. Pour parer à toute tentative de réoccupation du centre de la place, le terre-plein central, lieu de l'ancien campement, a été inondé. Certains tentent d'assécher le terrain en bouchant les vannes d'eau et en creusant des rigoles. L'armée arrive immédiatement pour faire refermer ces tranchées. A partir de ce moment-là, des petits groupes de militaire commencent à circuler au sein du rassemblement ce qui crée une certaine agitation. Des gens se mettent à courir, d'autres les poursuivent. Quelques personnes se font emmener par l'armée, tous types de rumeurs se propagent à leur sujet. Dans cette confusion générale, la place se vide petit à petit.

 

 

Les stratégies contre-révolutionnaires du pouvoir militaire ne semblent pas affecter la détermination des manifestants. Plusieurs rendez-vous sont pris pour discuter de la suite du mouvement.

Le Caire, le 12 mars 2011.

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 18:11

Un article tiré du site Rebellyon:

 

Le Burkina Faso existe-t-il ?

Nous pou­vons vous affir­mer que oui. Et également que s’y dérou­lent depuis plu­sieurs semai­nes des évènements sur les­quels les médias tant fran­çais qu’inter­na­tio­naux obser­vent un silence aussi assour­dis­sant que com­pré­hen­si­ble, pré­fé­rant nous dis­traire avec des com­bats à l’arme lourde autour de dépôts pétro­liers libyens. Ces médias pour­raient pour­tant nous appren­dre que, suite au décès de Justin Zongo, élève de Koudougou, d’une « ménin­gite » dans un com­mis­sa­riat le 20 février der­nier, la popu­la­tion bur­ki­na­bée s’est levée en masse contre l’Etat : com­mis­sa­riats, gou­ver­no­rats et autres bâti­ments de l’Etat sont pris d’assaut et brûlés. Les bus qui cir­cu­lent dans les villes sont blo­qués et ins­pec­tés par des mani­fes­tants à la recher­che de poli­ciers.

Revue de presse non exhaus­tive :

« La semaine der­niè­res, les com­mis­sa­riats de Koudougou, Réo et Léo ont brûlé. » (Bark Biiga, faso­zine.com ,mardi 8 mars)

« Lundi 7 mars, après que les pri­son­niers en aient été libé­rés, c’est au tour des com­mis­sa­riats de Yako, de Poutenga et de Koupéla de brûler. Edifices publics van­da­li­sés, bar­ri­ca­des érigées, orga­ni­sa­tions de grèves et de mar­ches. A Koupéla, des enfants jouent sur les ruines du com­mis­sa­riat. » (RFI, mardi 8 mars)

« La révolte s’étend à tra­vers le pays : Bobo Dioulasso, Gaoua, Fada Gourma, Tengodogo, Pô et Léo… Brûlant les com­mis­sa­riats de Gourcy et de Dori, les mani­fes­tants fai­saient le bon­heur des déte­nus, heu­reux de retrou­ver leur liberté. » (Ange Hermann Gnanih,afree­ke­lec­tion.com, 8 mars)

« Mercredi 9 mars à Bogandé, vio­lents heurts entre forces de sécu­rité et élèves qui, sortis nom­breux, n’avaient qu’un seul objec­tif : brûler le com­mis­sa­riat de police et « manger » du poli­cier. Un hangar et un véhi­cule ont été incen­diés dans l’enceinte du com­mis­sa­riat. A Fada N’Gourma, les mani­fes­tants ont incen­dié le gou­ver­no­rat de la région avant de s’accro­cher furieu­se­ment avec les CRS. A Diapaga, chef-lieu de la Tapoa, les mani­fes­tants ont incen­dié les locaux de la direc­tion pro­vin­ciale de la police natio­nale. Des cas­ques arra­chés aux poli­ciers et gen­dar­mes ont été bran­dis comme tro­phées de guerre. A Manga, cons­ta­tant que les véhi­cu­les du com­mis­sa­riat avaient été convoyés en « lieu sûr », les mani­fes­tant se conten­tent d’insul­ter les poli­ciers. » (Le Pays / LeFaso.net, jeudi 10 mars)

« Ce mer­credi 9 mars 2011, à Ouahigouya, le siège du CDP (parti au pou­voir), la rési­dence du gou­ver­neur, tous les démem­bre­ments de la police, le Conseil régio­nal, la mairie, la Direction régio­nale de la Douane et une partie du Palais de jus­tice sont partis en fumée. Panneaux, feux de stop, tout est détruit au pas­sage. Au Palais de Justice, le hangar du par­king, le poste d’accueil, les bancs et chai­ses uti­li­sés lors des audien­ces sont asper­gés d’essence et brûlés. « Mettez le feu au Palais d’Injustice », a crié un mani­fes­tant der­rière un élève qui por­tait une robe de magis­trat sous les ova­tions de ses cama­ra­des. La liste des ser­vi­ces à visi­ter n’est pas close. Entre temps, le maire a été exfil­tré de sa rési­dence et amené en un lieu sûr. » (www.LeFaso.net, mer­credi 9 mars)

Ce ven­dredi 11 mars 2011, l’ANEB (Association Nationale des Etudiants Burkinabè) orga­nise une grande marche dans la capi­tale, Ouagadougou, « en vue de trans­met­tre un mes­sage au direc­teur géné­ral de la police natio­nale ».

Nous appe­lons tous ceux qui sou­hai­tent la dis­pa­ri­tion de ce monde à saisir chaque occa­sion de rap­pe­ler la lutte exem­plaire qui se déroule au Burkina Faso. Diffusez ce texte, trou­vez-en d’autres (récits de pre­mière main, vidéos sur inter­net, etc.), écrivez-en de meilleurs, par­tout, sur les murs, les affi­ches. Rassemblons-nous dans toutes les mani­fes­ta­tions pos­si­bles, res­tons mobi­li­sés. Répandons cette étrange épidémie dont nous n’avons rien à crain­dre, nous qui devons tou­jours tra­vailler pour un monde qui nous empoi­sonne.

En com­plé­ment :

Déclaration du mouvement des sans voix du Burkina Faso suite à l’affaire Justin Zongo et les émeutes au Burkina Faso

Koudougou, bas­tion de la résis­tance révo­lu­tion­naire Burkinabé s’est fait encore res­pec­ter et a entamé une lutte qui est en passe de conta­mi­ner tout le Burkina Faso.

Tout comme Flavien Nébié, Dabo Boukary et autres, Justin Zongo élève de la classe de 3e dans un établissement de la ville de Koudougou est encore tombé dans les grif­fes souillées de cette triste célè­bre IVe République du Burkina Faso le 21 février 2011.

En effet une mésen­tente oppose une cama­rade de Justin et son pro­fes­seur pen­dant qu’ils étaient en cours et cela a conduit au départ hors de la classe de ce pro­fes­seur. Le jeune homme se sen­tant vexé par cette atti­tude irres­pec­tueuse de sa cama­rade, l’inter­pella sur son com­por­te­ment et le fait que le pro­fes­seur a quitté la classe sur­tout qu’ils sont en classe d’examen et le moin­dre temps perdu volon­tai­re­ment est sui­ci­daire. Cela condui­sit à une alter­ca­tion entre les deux élèves et la jeune fille (qui sor­tait avec un poli­cier de la ville) le convo­qua au com­mis­sa­riat. Une bas­ton­nade sans merci par le ou les poli­ciers sur le jeune Justin s’entame alors le condui­sant à l’hôpi­tal et par la suite par deux repri­ses chez le pro­cu­reur. Celui-ci le ren­voyait d’aller se faire soi­gner et de reve­nir après, pour quelqu’un qui était en per­pé­tuel danger, jusqu’au jour où il fut encore saisi (cette fois à son l’école) par les mêmes « forces du désor­dre » pour leur exer­cice favori. Cette fois ça sera de trop puisqu’il suc­com­bera. Son carnet de santé est clair : « trau­ma­tisme pour coups et bles­su­res volon­tai­res ».

Les élèves, ainsi que leurs cama­ra­des étudiants bles­sés dans leur amour propre sor­tent dans les rues du 22 au 24 février 2011 pour récla­mer jus­tice pour que ce crime commis ne reste pas impuni. Ils furent for­te­ment répri­més par ces mêmes « poli­ciers », ce qui révolta toutes les cou­ches de la société (com­mer­çants, ouvriers…) et une mobi­li­sa­tion plus grande s’entama condui­sant à des émeutes dans la plu­part des artè­res de la ville. Les gou­ver­no­rats, les palais de jus­tice et les com­mis­sa­riats furent les cibles les plus pri­vi­lé­giés des mar­cheurs (plus de 15 véhi­cu­les incen­diés, des feux tri­co­lo­res détruits, des rues blo­quées…). Des affron­te­ments entre « les forces du désor­dre » et les mani­fes­tants nais­sent et cau­sè­rent fort mal­heu­reu­se­ment six autres vic­ti­mes (élèves, étudiants et poli­ciers). La flamme de cette révo­lu­tion ins­pira d’autres régions (Poa, Kaya, Leo, Ouagadougou où les artè­res de la ville ont été blo­quées à au moins deux repri­ses par les élèves).

Blaise Compaoré et sa bande apeu­rés par ces mou­ve­ments ins­tan­ta­nés révo­lu­tion­nai­res et de crainte d’une conta­mi­na­tion par les révo­lu­tions de l’Afrique du nord (Blaise dégage ! étant entonné le plus sou­vent par les mani­fes­tants) se pré­ci­pi­tent pour donner leur ver­sion de la situa­tion. Un argu­ment plat et si insul­tant vis-à-vis de la popu­la­tion fut envoyé dans le but de pro­té­ger le ou les assas­sins et de sauver la face de ce régime en déclin. Ils sti­pu­lent que Justin est décédé de suite de ménin­gite. Ce qui sus­cita un sen­ti­ment d’indi­gna­tion totale et réac­tiva la flamme et la rage des com­bat­tants pour une jus­tice sociale pour tous, qui for­mu­lent des recom­man­da­tions et exi­gent un cer­tain nombre de départs au niveau des auto­ri­tés loca­les (le gou­ver­neur de la région, le com­mis­saire de police : qui sont déjà partis, le pro­cu­reur, le direc­teur régio­nal de la santé…). Le gou­ver­ne­ment, sur­pris par la tour­nure rapide des mani­fes­ta­tions, de la déter­mi­na­tion pro­gres­sive de la popu­la­tion et de crainte de la presse inter­na­tio­nale pré­sente au Burkina actuel­le­ment pour le FESPACO, décide de la fer­me­ture jusqu’à nouvel ordre des établissements sco­lai­res et uni­ver­si­tai­res.

Mais des mani­fes­ta­tions conti­nuent d’être orga­ni­sées dans la plu­part des régions du pays. Ce ven­dredi 11 mars 2011, Ouagadougou est dans la rue pour récla­mer jus­tice pour Justin Zongo et le départ du pou­voir de la IVe République qui depuis 1987 est en train de conduire le Burkina Faso dans un chaos socio-économique et cultu­rel.

Le Mouvement des Sans-Voix du Burkina Faso pour sa part,

• Condamne fer­me­ment ces assas­si­nats orches­trés dans les dif­fé­ren­tes villes du Burkina Faso depuis le 22 février 2011 ;

• Appelle le peuple Burkinabè à une forte mobi­li­sa­tion pour que ces­sent les tue­ries, la cor­rup­tion, les abus de pou­voir et autres tares soi­gneu­se­ment conser­vées et pro­mues par les plus hautes auto­ri­tés du pays ;

• Appelle les peu­ples de tous les pays de l’Afrique en quête de jus­tice sociale et de liberté, encore épinglés sous les tenailles des gran­des puis­san­ces et de leurs ser­vants locaux à se tenir debout dans une ferme soli­da­rité à l’image des peu­ples de l’Afrique du nord pour sortir l’Afrique de ce chaos socio-économique et cultu­rel afin d’espé­rer une véri­ta­ble union afri­caine pour que ces­sent les immi­gra­tions clan­des­ti­nes, le chô­mage et autres fléaux para­ly­sant le déve­lop­pe­ment du conti­nent noir.

Rien que les droits des peuples !

Mouvement des Sans-Voix du Burkina Faso, 11 mars 2011.

Solidarité du peuple lyonnais au peuple burkinabé contre la répression !

Par nicoducaire - Publié dans : Afrique - Communauté : Actualité panafricaine.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 18:09

Communiqué du Mouvement des Jeunes du 6 Avril:

 

"April 6 Youth Movement Declares Its Rejection Of Constitutional Amendments...

Few days remaining for voting on proposed constitutional amendments on March 19, when there is a controversy over the participation or boycott and rejecting the amendments or approval.

April 6 Movement declares its final clear opinion by participating in the referendum on the constitutional amendments, but with the assertion that this participation comes with a full rejection of these amendments, and our merits rejection is limited in the number of points we have come up without an answer.

Our major points on the amendments are being linked, if approved by citizens in the referendum, will bring life to the flawed constitution of 1971, which lost its legitimacy the great revolution of January 25.
And this Constitution, as we all know does not fit at all, to establish a genuine democratic transition and that in its current form, which did not extend to it by these amendments.

As there was no modifications or changes has been made to the points concerning the powers of the president or the parliament or the judiciary and accounting point of the President and the marginalization of the judiciary and its lack of full independence.

It becomes more serious when we read carefully the text of the constitutional amendment that talks about the fact that the President and the Parliament after the elections, have to form a constituent organization for the formulation of a new Egyptian constitution, and there is a text that says: (the President (with the approval of the Council of Ministers) and Parliament has the right to form a constituent organization if they agreed to do that and it is not a must)!

That means, we - in the case of approval of these amendments - may actually elect an honest election for president and parliament... But they remain behind the same powers without changing the Constitution with the defective stuff with creating reasons to delay (the idea) of establishing new constitution for years and years.

There are also a lot of suspicious points on the other core texts of the proposed amendments, where there was an amendment to Article 77 of the 1971 Constitution which has lost the legitimacy, which specifies that the presidential term is 4 years, renewable only once.
Still there is an Article 190 which have not been put up for amendment or cancellation, which provides for the expiration of the current President of the Republic upon the expiry of six years from the date of his election as President of the Republic! As well as those related to Article 175, which carries a blatant discriminatory content against the Egyptians with dual nationalities that they have no right to run for the presidency, despite the fact that the Egyptian laws are considered them citizens with full rights of citizenship, without detraction. Therefore we find ourselves in front of amendments that impair the rights of citizenship for citizens with dual nationality or those who are married to foreign women.

What guilt that 5 million Egyptians have committed...? What is the guilt of all those to be forbidden - they and their children - forever the honor of running for president? Even if they give up their nationality the deprivation continues?

Add to this the other points on the formulation of collective voting on the amendments without giving us the right to vote in the form of separate point (ie approval or rejection of each article separately).

Add to this, the presence of many objections by the forces of the Egyptian people and the different shades of the amendments as it did not come close to important things clearly, such as freedom to form political parties and mass media and censorship.

In addition to time that was given to discuss was very short and contrary to the promise of the Supreme Council of the Armed Forces, who promised to put amendments for discussion at least a month if not more, which did not happen.

So, no there is no legitimacy except for the Revolution, we will not accept a constitution fell and overturned the legitimacy and discontinued..! Because we want a real democratically constitution which guarantees freedoms of its citizens, Constitution that separates the powers and establishes the State of citizenship.
The solution now is the declaration of provisional constitutional, for all of this.

April 6 youth Movement calls all the Egyptian people to participate in the referendum and vote with "NO", vote "No" to these inadequate and altered amendments, and confirm that we ask the Supreme Council of the Armed Forces to work on forming a presidential council and a committee co-founders to draft a new constitution for the country suitable for the legitimacy of revolution.

April 6 Youth Movement
Egyptian Resistance Movement"
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés