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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 10:37

Nous, Égyptiens résidants en France, apportons notre soutien aux mouvements révolutionnaires et à leur grève du 11 février 2012 en commémoration de l’abdication forcée de l’ex-président Mubarak au profit du Conseil Suprême des Forces Armées, qui poursuit la répression systématique des révolutionnaires depuis cette date.

 

Nous nous rangeons aux côtés des partis politiques, des syndicats estudiantins et ouvriers et des ONG dans leur décision d’entamer une grève jusqu’à la réalisation des revendications suivantes :

 

1. Le retour de l’armée à ses casernes, et la transmission du pouvoir à un président élu.

 

2. L’organisation d’élections présidentielles dans les plus brefs délais.

 

3. L’arrêt immédiat des violences contre les manifestants.

 

4. La cessation des rumeurs mensongères et de la diabolisation des révolutionnaires diffusées par les médias gouvernementaux et leur purge de tous les éléments de l’ancien régime.

 

5. La restructuration du ministère de l’Intérieur et la traduction en justice et le jugement de tous les responsables impliqués dans les massacres commis contre les manifestants pacifiques depuis le 25 janvier 2011 à nos jours.

 

6. La démission du procureur général qui manifeste un immobilisme suspect, alors que la situation exige des décisions rapides et fermes contre ceux qui portent atteinte à la révolution ainsi que les responsables de l’ancien régime.

 

7. L’instauration d’un salaire minimum et le plafonnement des hauts salaires.

 

Les objectifs  de la révolution ne seront atteints que par la transmission du pouvoir à un président élu qui prendra en charge la mise en place d’une assemblée constituante qui représente l’ensemble des populations du pays, conforme aux déclarations internationales des droits de l’homme, et des principes d’égalité et de citoyenneté.

 

Pain, liberté, justice sociale
La révolution continue

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 14:31

Aujourd'hui, samedi 11 fevrier 2012, l'Egypte "celebre" l'anniversaire du depart de Moubarak... Un an apres, la Revolution suit toujours son cours, meme si l'adversaire semble dorenavant plus acharne, et la mobilisation s'essoufler et changer de forme...

 

Hier, vendredi, traditionnel jour de manifestation place Tahrir, une marche etait appelee a rejoindre le Ministere de la Defense pour demander le depart des Forces Armees du pouvoir. Pour une fois, il y avait donc tres peu de monde dans l'apres-midi place Tahrir, puisque 150 000 personnes etaient occupees a marcher, depuis la place Ramses et via un long detour par Heliopolis, la route la plus courte pour aller au ministere ayant ete fortuitement barree...

 

Apres plusieurs heures de marche dynamique, c'est donc a la nuit tombee que les manifestant-es sont arrive-es devant le fameux ministere, sous un pont, pour l'occasion ferme a la circulation, et sur lequel etaient stationnes.... des militaires!!

 

Un endroit peu propice au rapport de force donc, mais un rassemblement a quand meme eu lieu pendant plusieurs heures, des slogans virulents lances, des semelles de chaussure pointees vers les militaires (une insulte vraiment grave dans le monde arabe), et une projection sauvage de "Kazaboon", ces films qui denoncent les mensonges et la violence de l'armee, a meme eu lieu sur un mur en face du Ministere!!

 

Apres des hesitations, il semblerait qu'il n'y ait pas eu d'occupation sur place finalement, le petit nombre de personnes et l'emplacement particulierement pas strategique ne plaidant pas pour cette possibilite...

 

A savoir quand meme que, dans un discours evoquant celui de Moubarak il y a un an jour pour jour,  le Conseil Supreme des Forces Armees a annonce qu'il ne "cederait pas aux menaces ni aux pressions" de celles et ceux qui veulent faire regner "le chaos et la destruction" dans le pays... Tiens, ca rappelle quelque chose...

 

Le lendemain, samedi 11 fevrier, anniversaire du depart de Moubarak donc, ce sont les eleves des ecoles catholiques du quartier derriere la place Ramses qui ont manifeste leur opposition au regime militaire. Un des leurs etant mort la semaine derniere lors du match a Port-Said, illes ont reussi a faire fermer toutes les ecoles catholiques du quartier, pour partir en manifestation depuis l'ecole de la Sainte-Famille, rue ramses, jusqu'a Heliopolis, a plusieurs heures de marche de la!!! Un cortege vraiment bon enfant, avec notamment des filles qui n'hesitent pas a en prendre la tete et lancer des slogans dans les moments de creux!

 

Difficile de savoir pour le moment comment l'appel a la greve generale a ete suivi, en tout cas il semblerait que dans la plupart des ecoles et universites, celui-ci a ete bien relaye.

 

Quelques infos en vrac de ces derniers jours:

 

- les journalistes occupent Maspero, siege du Ministere de la Communication, pour faire pression pour que leur collegue, gravement blesse aux yeux lors des recents affrontements devant le Ministere de l'Interieur, soit hospitalise en Allemagne. Reponse du Ministre: "vous pouvez vous taper la tete contre le mur". Merci, Monsieur le Ministre.

 

-  Hosny Moubrak, qui se croit encore president, ne veut pas aller en prison. En cas de transfert de son hopital militaire a la prison de Torah, il menace de devoiler des "secrets" et des "informations". Mais je t'en prie, Hosny, dis ce que tu as a dire...

 

- devinez  qui a vendu pour 780 millions d'euros d'armes a l'Egypte en 2011?? La France! mais egalement de nombreux autres pays europeens, l'Allemagne, Chypre, ont ainsi alimente en armes le regime militaire egyptien. C'est beau, le soutien a la revolution et au peuple egyptien!

 

- dans la categorie "les islamistes s'y croient trop", on apprend que le tournage d'une serie a l'universite d'Ain Shams, au Caire, a du etre interrompu, parce que les etudiants Freres musulmans trouvaient les tenues des actrices "indecentes"...

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 15:10

Lu sur Le Jura Libertaire:

 

Le SCFA qui gouverne l’Égypte depuis plus d’un an intensifie de jour en jour la répression contre les manifestants pacifistes qu’on tue froidement. Le bilan des affrontements de ces derniers jours s’est élevé à 16 morts et des centaines de blessés, par balles, par bombes lacrymogènes, par coup de couteaux.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1328650375.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une activiste, membre du groupe Mossirin (déterminés), qui filme les événements de la révolution depuis son déclenchement pour en constituer une archive ; dont certains épisodes ont été projetés dans le cadre de cinéma El Tahrir à Paris, a été blessé par balles avant hier lors d’un tournage des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Salma Said, fille de deux militants de gauche, Mona Mina médecin, et Said Abou Taleb ingénieur, a été interviewée hier à partir de son lit d’hôpital par Rim Maged, animatrice de l’émission Baladna bel masri de la chaîne OnTV. Au cours de cet entretien, la jeune activiste a raconté qu’elle était en train de filmer lorsque des hommes cagoulés montés sur une voiture blindée de l’armée qui circulait sur la place Bab El Louk, où se déroulaient les affrontements, ont ouvert le feu sur elle, atteinte au dessous de son œil, elle est tombée, ils ont continué à la viser par leurs balles, et ont poursuivi leurs tirs même quand elle était portée par les manifestants qui l’ont secourue. Slama a 117 cartouches dans son corps, elle accuse le ministre de l’intérieur ainsi que le maréchal Tantawi et a déjà engagé une procédure judiciaire.

Ce que raconte Salma, atteste à l’évidence de la préméditation de ces massacres qui sont des crimes contre l’humanité et qui ne diffèrent en rien de ce que commet Assad contre son peuple, toutes proportions gardées, mais le principe est le même ; on tue des manifestants pacifistes à sang froid. Mais la différence entre l’Égypte et la Syrie est que Moubarak n’est plus là, et il y a un parlement élu. Seulement ce parlement s’est immédiatement rangé du côté des assassins au cours de la séance d’hier quand son président, applaudi par la majorité a nié l’usage de balles réelles contre les manifestants que lui a confirmé le ministre de l’intérieur. Or, les rapports des médecins du ministère de la santé, ainsi que le témoignage d’un député de la minorité, membre de la commission d’enquête sur les récents événements démentent indéniablement ces allégations. Un député de cette majorité a même appelé à ouvrir le feu sur les manifestants s’ils s’approchaient trop du ministère de l’intérieur. Une revendication similaire a été émise par un ex-député du parlement démantelé de l’ancien régime. Une majorité a remplacé une autre, mais ce sont les mêmes gens, la même mentalité, les mêmes pratiques, les mêmes ordures.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1328653899.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, les salafistes ont dressé avec les agents de la sécurité de l’État et des membres de la confrérie, un tribunal qui prononça un jugement contre 8 familles chrétiennes les condamnant à émigrer de leur quartier et à mettre leurs biens en vente. Ceci s’est passé à Amryah, une ville nouvelle dans les environs d’Alexandrie, qui connut récemment des troubles confessionnels. Ils furent déclenchés par un fait divers, une relation illégale entre un homme et une femme de confessions différentes, dont la révélation a poussé les musulmans de la ville à saccager les maisons et les commerces du chrétien accusé de cet adultère et ceux de sa famille et proches. Les expulsions arbitraires des chrétiens de leurs villages, quartiers ou villes, par les salafistes qui ont lieu sous l’œil bienveillant des autorités et de la police, est devenue une pratique courante au cours de ces 30 dernières années, et restent complètement impunis.

L’appel à la grève générale le samedi 11 février lancé par 114 partis organisations syndicales, estudiantines et des coalitions des jeunes révolutionnaires a été qualifié par la majorité parlementaire comme une inititaive déstabilisatrice de l’État et de sa sécurité.

La révolution continue.

Galila El Kadi – 7 février 2012.

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 18:40

Depuis 2 jours, les affrontements ont cesse dans le centre-ville du Caire, et l'on compte donc les morts et les blesse-es. Officiellement, ces affrontements auront fait 13 morts au Caire et 2 a Suez, plus les 74 de Port-Said. Il y en a certainement plus, mais comment savoir?

 

Pour ce qui est des blesse-es, on en est a plus de 2000. Plus d'une cinquantaine de personnes ont perdu un oeil ou deux, et de nombreuses personnes sont severement blessees par des tirs de chevrotine.

 

Officiellement, les autorites repetent, comme a Mohammed Mahmoud en novembre et devant le siege du gouvernement en decembre, que seul du gaz lacrymogene a ete utilise, aucune balle reelle ni chevrotine m'a ete tiree. Ceci en depit des milliers de personnes presentes, des dizaines de temoignages, photos, et videos qui circulent. A croire qu'elles cherchent vraiment a justifier leur nouveau surnom de "Kazaboon", menteurs, aupres du plus grand nombre possible.

 

Dans la rue Mohammed Mahmoud, toujours vide de circulation, les petits groupes de gen-tes qui continuent d'y circuler peuvent donc contempler les traces des combats des jours derniers: traces de feu et de verres brises au sol, immeubles detruits, incendies, vitres brisees, tous les batiments condamnes....

 

Un certain calme est donc revenu dans le quartier, ce qui n'empeche pas des manifestations spontanees de repartir regulierement. Pour combien de temps? Devant les mensonges ehontes des autorites repressives, et le discours reactionnaire des Freres musulmans, il y a fort a parier que la contestation ne s'arretera pas la...

 

Vendredi, probablement encore plusieurs milliers de personnes convergeront vers la place Tahrir, toujours occupee, et de nombreux syndicats ou organisations, notamment dans l'education, ont d'ores et deja annonce leur participation a la greve generale illimitee (jusqu'au depart du marechal Tantawy) prevue a partir de samedi.

Peut-etre les Egyptien-nes pourront-illes s'inspirer du mouvement grec, ou depuis hier a nouveau, des dizaines d'occupations, mouvements de greve, et manifestations, ont repris...

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 11:49

AFP:

 

LE CAIRE — Un tribunal du Caire a condamné à trois mois de prison Adel Imam, le célèbre acteur égyptien et ambassadeur de bonne volonté de l'ONU, pour "diffamation envers l'islam" dans des rôles joués à l'écran comme à la scène, a-t-il affirmé jeudi à l'AFP.

Adel Imam, le plus célèbre comédien du monde arabe, a indiqué avoir été condamné par contumace aux travaux forcés après avoir fait l'objet de poursuites par Asran Mansour, un avocat proche des islamistes.

"Je vais faire appel de la sentence", a-t-il dit.

"Certaines personnes cherchant la gloire m'ont intenté un procès pour certaines de mes prestations qu'elles considèrent comme insultantes pour l'islam, et cela n'est évidemment pas vrai", a ajouté Adel Imam.

La star de 71 ans, souvent désignée comme le Charlie Chaplin du monde arabe, avait été impliqué dans plusieurs cas de justice avec les islamistes qui considèrent son travail comme blasphématoire.

L'acteur a affirmé que parmi les oeuvres incriminées figurent le film Al-Irhabi (Le Terroriste), dans lequel il joue le rôle d'un musulman fondamentaliste, et la pièce de théâtre Al-Zaeem (Le leader), une comédie où il tourne en dérision les leaders autocratiques de la région.

"Tous les films ou pièces de théâtre dans lesquels j'ai joué ont été soumis à la censure. Si celle-ci les avait jugés diffamatoires, elle les aurait interdits", a dit M. Imam.

Ce dernier a joué dans plus de 100 films et 10 pièces de théâtre, hautement appréciés du public arabe pour leur sarcasme à l'égard des leaders et des religieux.

Lors d'un débat télévisé en 1998, Adel Imam avait eu une discussion très tendue avec trois islamistes des Frères musulmans, qui dominent aujourd'hui le Parlement égyptien.

Depuis 2000, il a servi comme ambassadeur de bonne volonté pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), comme beaucoup de stars du cinéma et du show-biz international, à l'instar d'Angelina Jolie.

"Durant sa riche carrière, il a mêlé humour et tristesse pour dépeindre les gens ordinaires qui sont victimes d'injustice", écrit le HCR dans une biographie de l'acteur. "Pour ces raisons, Imam est devenu un symbole pour les gens, promouvant la tolérance et les droits de l'Homme dans le monde arabe".

Adel Imam a notamment joué dans "L'Immeuble Yacoubian", adapté du roman à succès de l'écrivain Alaa Al-Aswani. Le film avait obtenu en 2006 le Grand Prix IMA (Institut du monde arabe) du long métrage, et M. Imam avait reçu le prix du meilleur acteur avec Khaled al-Saxi et Nour al-Chérif.

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 23:58

Nouvelle offensive de la police aujourd'hui au Caire. Profitant d'une accalmie dans les affrontements, et du moindre nombre de manifestant-es, en journee, celle-ci en a profite pour nettoyer les rues menant au Ministere de l'Interieur, a coup de bulldozers et camions-bennes s'il vous plait!, et eriger de nouveaux murs dans toutes les rues adjacentes. Le Ministere est desormais entoure par un mur, garde par des chars, des camions blindes et des escadrons de force anti-emeutes. Ce redeploiement a egalement entraine un changement de configuration, puisqu'en debut de soiree, ce n'etait plus la rue Mansour, desormais muree au milieu, mais la rue Mohammed Mahmoud, sa perpendiculaire debouchant directement sur la place Tahrir, ou se concentraient les affrontements.

 

Enfin, pas longtemps, puisque la police n'a pas hesite a charger, en lancant a plusieurs reprises dans la soiree ses vehicules blindees, avec des personnes sur les toits tirant a balles reelles, sur la foule. Mouvements de panique donc, devant ces vehicules qui font des allers-retours place Falaky, une plus frequentees du centre-ville, en tirant dans toutes les directions et en foncant a toute allure!!

 

Dans la meme journee, pour accrediter la theorie du "complot exterieur visant a destabiliser le pays" ressortie a chaque mouvement de protestation, le Conseil Supreme des Forces Armees a annonce que 44 personnes allaient passer en proces, a la suite de la vague de perquisitions dans des ONG fin decembre, pour "installation et financements illegaux d'ONG sur le territoire egyptien"...

 

D'un autre cote, pour essayer de donner un peu des gages aux manifestant-es, le tant decrie Ministre de l'Interieur Mohammad Ibrahim a annonce que l'hopital de la prison de Torah se preparait a (eventuellement) accueillir Moubarak, jusqu'a present detenu dans un hopital militiaire. Ce transfert pourrait se faire dans les 2 mois, "s'il est ordonne par le tribunal ou le procureur general".

 

Mais bon, c'est certainement pas ca qui va faire passer la pression, d'autant que la repression aujourd'hui a frappe particulierement fort: des medecins des hopitaux de campagnes rafle-es et detenu-es plusieurs heures, dont l'un au moins est mort dans la soiree, de nombreuses personnes blessees, traumatisees, surement plusieurs morts. La televison officielle annoncait d'ores et deja a 23h que 56 personnes avaient ete presentees devant le procureur, ce qui en implique certainement beaucoup plus tabassees, disparues, ou emprisonnees sans passer par cette case... 

 

Ce soir, des flics en civil semblaient egalement quadriller tout le secteur de Abdeen, quartier proche des lieux des affrontements, en arretant toute personns qui ressemblait a un-e manifestant-e...

 

Il est difficile de prevoir comment les choses vont evoluer. Ni l'armee ni les Freres musulmans ne semblent vouloir reculer, et si le nombre de manifestant-es s'affaiblit, cela ne veut pas dire que les gen-tes sont pour autant satisfait-es. L'appel a la greve generale du 11 fevrier commence a circuler largement, l'occupation de la place Tahrir continue, de meme que les manifestations dans d'autres villes, mais on a l'impression que la strategie utilisee il y a un an contre Moubarak pourrait bien ne pas prendre cette fois-ci.

Souhaitons que les Egyptien-nes arrivent malgre tout a se debarasser du regime qui continue, un an apres le declenchement de la Revolution, a les opprimer!

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 21:14

Les affrontements continuent a proximite du Ministere de l'Interieur, ce soir, samedi 4 fevrier, et se sont meme etendus, en surface et en intensite.

Jusqu'a hier concentres dans la rue Mansour, les affrontements ont aujourd'hui egalement gagne la rue Noubar, sa parallele, toutes 2 donnant sur le Ministere de l'Interieur. Toutes ces rues, et leurs paralleles des 2 cotes, sont d'ailleurs plongees dans le noir, l'eclairage public ayant ete coupe. Dans la rue Mansour, ce sont donc les feux allumes par les manifestant-es, et les tirs des policiers, qui apportent de la lumiere. Ceux-ci sont d'ailleurs passes aux balles reelles, comme l'ont peut notamment le constater sur la video ci-dessous. On a pu egalement assister au limogeage en regle de certaines personnes prises dans le filet policier, qui se faisaient litteralement tabasser a coups de pieds, de batons, dans la rue devant le Ministere. Les camions blindes de la police sont accompagnes par des allies embusques dans les immeubles du cote gauche de la rue Mansour, alors que du cote droit, ce sont les manifestant-es qui ont pris le controle du toit de l'universite americaine, plus eleve, et qui balance des projectiles pour faire reculer les flics.

 

Tous les immeubles des rues alentour semblent sortir d'une guerre: vitres brisees, marques d'incendies... A plusieurs rues autour, l'odeur et les effets du gaz lacrymogene se font ressentir: rue du Parlement, rue Cheikh Rihan, rue Abdel Aziz Gaouch, les passant-es, les travailleur-euses et les habitant-es sont oblige-es de porter un masque, alors que les affrontements se deroulent a quelques centaines de metres de la!!!

 

Le bilan continue de s'alourdir, la presse officielle fait etat ce soir de 12 morts au Caire, 2 a Suez. Les manifestations se sont etendues a d'autres villes, Port-Said evidemment, Suez foyer de la revolution, Alexandrie, Assiout.... et rien ne semble pouvoir arreter la colere populaire. De plus en plus de voix officielles appellent a la demission au moins du Ministre de l'Interieur, et le regime militaire, pour essayer de sauvegarder son emprise, fait tomber des tetes: des officiels de la federation de foot, le gouverneur de Port-Said.... Mais cela ne suffira pas. Les egyptien-nes le disent depuis plusieurs mois deja: "Le peuple veut la chute du regime", tout entier, et cela pourrait bien egratigner au passage les Freres musulmans, bien timides a denoncer les agissements de l'armee...

 

La meme armee aurait d'ailleurs prevu d'intervenir si la situation perdure, demain ou lundi, ce qui ne risque pas de ramener le calme...

 

 


 
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 20:06

Lu sur le Jura Libertaire:

 

Caire : l’ambassade de Syrie saccagée


 

Des dizaines d’opposants au régime du président Bachar al-Assad ont envahi l’ambassade de Syrie au Caire à l’aube, saccageant le bâtiment et mettant le feu au rez-de-chaussée.


Une cinquantaine de personnes, pour la plupart des Syriens, ont fait irruption dans les locaux de l’ambassade située dans le quartier de Garden City vers 3 heures locales (2h à Paris). Après avoir arraché la grille d’entrée, ils ont saccagé l’intérieur du bâtiment puis mis le feu à plusieurs pièces au rez-de-chaussée. Les traces de l’incendie étaient visibles sur les murs calcinés et du verre brisé jonchait le sol, selon un journaliste de l’AFP sur place. Le mobilier a été détruit et les ordinateurs cassés.

Samedi matin, des policiers égyptiens avaient été déployés pour protéger l’ambassade. Des opposants avaient déjà attaqué la mission diplomatique syrienne la semaine dernière, avant d’être repoussés par les forces de sécurité égyptiennes.

Des militants syriens ont fait état dans la nuit d’un « massacre » à Homs, dans le centre de la Syrie, parlant de plus de 200 morts civils dans des bombardements de l’armée. Damas a démenti avoir bombardé Homs, disant que les civils avaient été tués par des bandes armées.

Leur presse (AFP, 4 février 2012)


 

Koweït : des Syriens attaquent leur ambassade, 40 personnes arrêtées


Les autorités koweïtiennes ont procédé samedi à une quarantaine d’arrestations quand des centaines de Syriens et de militants koweïtiens en colère ont pris d’assaut l’ambassade de Syrie à Koweït, a annoncé une source au sein des services de sécurité.


Cette source a précisé à l’AFP qu’au moins deux Koweïtiens figuraient parmi les personnes interpellées, en majorité syriennes.

Le militant koweïtien Abdelaziz al-Mutairi figure parmi les personnes arrêtées, ont rapporté ses proches sur Twitter.

Un groupe d’expatriés syriens a pris d’assaut l’ambassade de Syrie au Koweït, retiré le drapeau et endommagé certains services dans la chancellerie, a indiqué dans un communiqué le ministère de l’Intérieur.

Les agents de sécurité de l’ambassade ont tiré des coups de feu d’avertissement mais les manifestants ont pris d’assaut l’ambassade, ajoute le ministère faisant état de blessés parmi les agents de sécurité.

Plus tôt dans la matinée, des militants koweïtiens ont fait état de tirs en l’air par les gardes de l’ambassade pour disperser les protestataires.

L’association koweïtienne des droits de l’Homme, une ONG, a indiqué sur son compte Twitter qu’au moins deux manifestants avaient été blessés dans un mouvement de foule qui a suivi ces tirs.

L’ambassadeur et les membres du personnel de la chancellerie sont sortis indemnes, selon le ministère de l’Intérieur.

Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a vivement déploré l’incident, qui viole les lois du pays et des chartes internationales.

Le député islamiste Oussama Munawer, nouvellement élu, a appelé dans un communiqué à la libération immédiate des personnes arrêtées.

Des militants koweïtiens ont appelé à une autre manifestation devant l’ambassade plus tard dans la journée.

L’incident a eu lieu après que des Syriens et des militants koweïtiens eurent appelé sur Twitter à un rassemblement à la sortie de la prière musulmane de l’aube, à la suite d’informations de militants syriens sur un massacre perpétré dans la nuit à Homs.

Le député koweïtien et président du Parlement arabe (basé au Caire), Ali al-Deqbasi, a annoncé dans un communiqué qu’il allait demander l’expulsion des ambassadeurs syriens en poste dans les pays arabes.

La poursuite des violences prouve l’incapacité de la Ligue arabe à protéger les peuples arabes, a-t-il ajouté.

Il a critiqué la Russie pour avoir lâché les peuples arabes en tentant de bloquer les efforts internationaux pour sauver le peuple syrien, et appelé les Arabes à être prudents dans leurs relations avec la Russie.

Malgré plus de dix mois de révolte contre le régime syrien et des milliers de morts selon les militants, le Conseil de sécurité de l’ONU a été incapable jusqu’ici d’adopter une résolution sur la Syrie, notamment en raison de l’opposition de la Russie.

Quelque 100.000 ressortissants syriens vivent au Koweït.

Leur presse (AFP, 4 février 2012)

 


Lu sur Le Monde:

 

En Libye, l'opposition syrienne prend le contrôle de l'ambassade

L'opposition syrienne a pris le contrôle de l'ambassade de Syrie à Tripoli, samedi 4 février, sans rencontrer de résistance. Le Conseil national de transition (CNT) libyen a annoncé en octobre reconnaître le CNS comme "seul gouvernement légitime en Syrie" et ordonné la fermeture de l'ambassade de Syrie à Tripoli.
 

 

"Demain, nous allons officiellement prendre la direction des opérations, une fois quelques papiers signés. La prise de contrôle a été pacifique. Il n'y avait personne dans l'ambassade quand nous sommes entrés", a expliqué Anas Al-Khaled, membre du CNS.

"Après ce qu'il s'est passé à Homs, il fallait prendre le contrôle de l'ambassade", a insisté Anas Al-Khaled, en référence au bombardement qui a fait plus de 230 morts selon l'opposition dans la nuit de vendredi à samedi dans cette ville rebelle encerclée par les forces du régime.


LA TUNISIE ROMPT AVEC LE RÉGIME D'ASSAD

La Tunisie a annoncé, samedi, qu'elle s'apprête à expulser l'ambassadeur de Syrie et qu'elle "se désengage de toute reconnaissance du régime au pouvoir en Syrie". Cette annonce intervient "à la suite des bombardements qui ont fait plus de 200 martyrs" et des centaines de blessés dans la ville de Homs, à la veille des célébrations de la fête du Mouled (commémorant la naissance du prophète Mahomet), a ajouté la présidence tunisienne.

Plusieurs dizaines de Syriens et de Tunisiens - parmi lesquels des islamistes radicaux - ont manifesté devant l'ambassade de Syrie réclamant le départ de Bachar al-Assad. La Tunisie avait accueilli en décembre le premier congrès du Conseil national syrien (CNS). Elle participe à la mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie déployée le 26 décembre pour surveiller l'application d'un premier plan de sortie de crise dont aucun point n'a été respecté.

Par nicoducaire - Publié dans : Monde Arabe
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 16:47

Ca y est. Depuis le 25 janvier et "l'anniversaire" de la Revolution, le peuple egyptien n'attendait qu'un pretexte pour faire exploser sa colere contre le Marechal Tantawi, aux renes du pays, le regime militaire, et plus generalement l'ensemble du gouvernement.

 

La mort de dizaines de supporters de l'equipe mythique d'El-Ahly avant-hier soir aura ete l'element declencheur. Apres une nuit ponctuee de rassemblements et manifestations dans toute la ville du Caire, la tension est encore montee toute la journee d'hier (jeudi 02 fevrirer), pour finir par veritablement exploser en debut de soiree.

 

De nombreuses manifestations pacifiques s'etaient deroulees dans l'apres-midi, tournant autour du Parlement et du siege du Ministere de l'Interieur, devant lesquels les "Ultras" avaient appele a se rassembler. On a pu notamment remarquer une manif de femmes, entouree d'un cordon de securite masculin, et dirigee par des hommes, qui decidaient des slogans et de la direction a prendre, non sans difficultes face a certaines manifestantes qui avaient leur mot a dire sur la marche de cette manifestation...

 

Alors que la manif se redirigeait vers la place Tahrir, a proximite de l'ambassade americaine toujours etrangement desertee, une rumeur circule: il y aurait des affrontements dans la rue Mohammed Mahmoud, la meme ou la police et l'armee s'etaient violemment confrontees aux manifestant-es en novembre.

 

Et effectivement, rue Mohammed Mahmoud, c'est l'explosion de colere: cote Tahrir, des milliers de gen-tes sont rassemble-es, dont une partie est occupee a demonter le mur qui barre la rue. Au bout de plusieurs heures, vers 10h du soir, ce sera chose faite: bloc apres bloc, le passage a ete ouvert!!!

 

Un peu plus loin, a proximite du ministere de l'interieur, on assiste a des veritables scenes d'emeutes urbaines: derriere les barbeles, les forces de l'ordre (police) affrontent des milliers de manifestant-es, determine-es a en finir avec ce regime. Depuis hier soir, les affrontements ne faiblissent pas, et on depasse actuellement le millier de blesse-es.

L'organisation sur le lieu des affrontements est impressionante: des feux brulent un peu partout dans la rue, dont la fumee attenue les effets du gaz lacrymogene balance en quantites artisannales depuis le toit des chars de police. De nombreuses personnes sont equipees de bouteilles d'eau et de vaporisateurs d'un liquide qui apaise les brulures du gaz. Des masques de differentes sortes sont disponibles sur place. Une medical team est constituee, et les allers-retours des scooters transportant les blesses et des ambulances sont incessants.

 

Aujourd'hui, vendredi 3 fevrier, jour-anniversaire de la fameuse "bataille des chameaux", ou des partisans de Moubarak avaient penetre place Tahrir en chameaux et a cheval, de grosses manifestations etaient prevues dans toute la ville.

Le cortege parti de Gizah, peu a peu rejoints par les autres quartiers de la rive ouest du Caire, etait particulierement dynamique, et les slogans sans appel: "le peuple veut la mise a mort du Marechal", "Tantaoui, c'est Moubarak", "Soit on obtiendra justice pour eux (les martyres), soit on mourra comme eux", "liberte"...

 

Alors que les affrontements continuent sans discontinuer autour du Ministere de l'Interieur, sur la place Tahrir, ou plusieurs milliers de personnes sont presentes, c'est la chasse aux "baltaguis" (voyous a la solde du regime): des que quelques uns d’entre eux (ou presumes) sont reperes, des dizaines de personnes leur courent apres pour les chasser de la place.

 

Les combats risquent de perdurer, tant la colere contre le regime miltaire est grande, et un appel a la greve generale est d’ores et deja lance pour le 11 fevrier prochain, anniversaire du depart de Moubarak…

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 15:38

La pression a a nouveau explose, hier soir, sans prevenir.

Alors que Le Caire etait plutot calme apres la confrontation de la veille devant le Parlement, de nombreux-ses cairotes s'etaient installe-es en fin d'apres-midi devant leur poste de television (ou au cafe), pour regarder le match de foot opposant El-Ahly, la populaire equipe du Caire, a El-Masry, equipe de Port-Said (une ville sur le canal de Suez).

Le match se deroulait avec une forte presence policiere, de nombreuses forces anti-emeutes etant stationnees a l'interieur du stade.

Apres une premiere mi-temps remportee par El-Ahly, les "ultras" de Port-Said, bien echauffes, tentent de sortir des tribunes pour envahir le stade, mais sont repousses par d'autre supporters et des membres de l'equipe, alors que les flics ne bronchent pas. La tension est palpable, et la seconde mi-temps commence avec quelques minutes de retard.

A la fin de celle-ci, alors qu'il ne reste plus que 2 min de prolongations a jouer, et alors que El-Masry mene desormais 3 a 1, la tension explose, et des centaines de supporters Port-Saidis descendent dans le stade, courant apres les joueurs de El-Ahly, qui cherchent refuge derriere les bataillons de police, qui ne bougent toujours pas.

 

Des lors, le stade est transforme en champ de bataille, entre les centaines de supporters locaux d'El-Masry, qui avaient prevenu depuis 2 jorus via Facebook qu'ils avaient l'intention d'en decoudre, et le millier d'"ahlawys" qui avaient fait le deplacement. Inutile de preciser que les forces de l'ordre ne feront rien pour essayer de calmer la situation.

Pendant plusieurs heures, de violents affrontements vont ainsi avoir lieu, faisant officiellement, au matin du 02 fevrier, 81 morts, 1800 blesses et un certain nombre de personnes dont on est sans nouvelles.

Tout ca pour un match de foot?

 

Au Caire, la colere et l'incomprehension dominent. De nombreux groupes se forment spontanement, et se dirigent vers le siege du Club El-Ahly, sur l'ile de El-Gezirah. La, plusieurs centaines de supporters, notamment rejoints par des supporters du club concurrent mais neanmoins voisin de Zamalek (un peu comme si des supporters du PSG et de l'OM se regroupaient!), tres excites, hesitent sur la conduite a tenir: partir en manif? aller a tahrir? aller a Port-Said?

 

Pendant ce temps-la, a Maspero, ou l'occupation de la place devant la television nationale se poursuit depuis plusieurs jours, des "gros bras", soi-disant "de la securite de Tahrir", ordonnent aux occupant-es de demonter le campement, et de demenager place Tahrir, "pour des raisons de securite". Impossible d'avoir plus d'informations sur les raisons de ce demenagement, ni sur l'identite de ces personnes, qui n'aiment en tout cas pas etre filmees...

 

Un peu plus tard, sur Tahrir donc, une groupe de manifestants s'est reuni, et decide de partir en cortege vers la gare Ramses, pour accueillir les personnes de retour de Port-Said. Vers 1h du mat', la toute nouvelle et flamboyante gare est donc investie par une foule bruyante et excitee, qui, en attendant le retour des supporters ahlawys, scandent des slogans anti-regimes.

 

Car au cours de la soiree, la dimension politique de la situation a pris le pas sur la gueguerre entre supporters de foot de clubs concurrents. En effet, ni l'armee au pouvoir, ni le gouvernement, ni la police, ne sont intervenu-es pour separer les 2 camps, tout comme la veille devant le Parlement. De plus, il ne serait pas vraiment anodin que cette bataille (une heure apres, un autre match opposant l'autre equipe cairote de Zamalek a Ismailia, autre ville du Canal, s'est deroulee dans le calme) ait oppose les supporters de El-Ahly (litteralement "le peuple"), tres presents durant la revolution et tous les moments de contestation, a ceux de Port-Said, dont la population est reputee plus fidele au regime de Moubarak...

Ou comment, en temps de revolution, le foot prend une dimension hautement politique!

 

 

PS: aujourdhui, jeudi 02 fevrier, les supporters des 2 clubs de foot de la capitale egyptienne se sont donnes rendez-vous devant le ministere de l'interieur, actuellemt plusieurs marches sont en cours, il y a une forte probabilite que cela tourne a l'affrontement violent...

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Actualités

Fin de la « Ballade égyptienne » pour Josiane

Elle était française et vivait en Egypte depuis près de 20 ans et avait épousé ce pays en la personne de Réda, un Egyptien, qu'elle appelait son pharaon.

Josiane, entourée d'Egyptiennes, le 1er janvier 2012 Place Tahrir

 

Elle était blogueuse et c'est par ce biais que j'ai fait sa connaissance, via le Centre culturel français pour lequel elle a travaillé durant quelques années. Tous ces verbes sont désormais au passé ou bien à l'imparfait, comme la vie, car Josiane, récemment opérée, a rencontré des difficultés post-opératoires et vient de rejoindre sa dernière "ballade" : le cimetière latin du Vieux Caire.

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