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Mercredi 30 janvier 3 30 /01 /Jan 16:00

 

EGYPTE. La course en solitaire de Mohamed Morsi

Deux ans après la révolution, les violences de ces derniers jours illustrent l'échec du président égyptien à rassembler derrière lui.

Nouvelles violences, nouveau test pour le président Mohamed Morsi. Après quatre jours d'affrontements meurtriers, le dirigeant égyptien est sorti de son silence, dimanche soir, et n'a pas montré de volonté d'apaisement face aux manifestants. L'état d'urgence a été déclaré, un couvre-feu a été décrété dans trois provinces du pays et le gouvernement vient d'approuver un projet de loi autorisant l'armée à venir à la rescousse des policiers pour maintenir l'ordre. Ainsi va l'Egypte depuis l'élection en juin dernier de Mohamed Morsi. De critiques en manifestations et en violences qui rythment la paralysie politique. Et la porte de sortie est encore loin.

Mohamed Morsi est accusé de ne pas avoir réussi à rétablir la sécurité, de ne pas avoir mener les réformes nécessaires pour reconstruire l'économie du pays toujours au point mort et de ne pas être parvenu à rassembler les Egyptiens plus divisés que jamais. Pire, depuis l'automne, le dirigeant égyptien a choisi la méthode dure. Le 22 novembre, il s'est accordé de larges pouvoirs exécutifs et judiciaires qui empêchent notamment les tribunaux de contester ses décisions et de dissoudre l'Assemblée constituante. Le 30, c'est le passage en force du projet de Constitution, soumis à référendum, qui a fait sortir de nouveau les Egyptiens dans la rue. Pas moins de sept conseillers, proche du président et qui n'ont pas été associés à ce projet, ont démissionné. Mohamed Morsi a annulé le décret qu'il lui donnait les pleins pouvoirs mais a maintenu le référendum qu'une majorité d'Egyptiens a boycotté. Le vice-président, Mahmoud Mekki, ainsi que le ministre des Télécommunications, ont, eux aussi, quitté leurs postes.

Tout semble indiquer que Mohamed Morsi navigue à vue et les Egyptiens, qui se préparent de nouveau à revoter pour de nouvelles élections législatives en avril, n'alimentent plus aucun espoir. "Il y a quelques jours, je suis descendue en bas de mon immeuble, sur la corniche, le long du boulevard qui longe le Nil, là où se déroule la plupart des affrontements, pour demander à un policier à parler avec un responsable parce que j'avais entendu parler de cas de tortures", raconte Chaymaa Hassabo, chercheur égyptienne. "Il m'a répondu : 'Est-ce que tu crois qu'il y a des responsables dans ce pays...' Plus personne ne sait ce qui se passe, ici".

Paralysie politique

Ou plutôt tout se passe comme si Mohamed Morsi n'avait pas de programme politique pour gérer le pays, ajustant le tir à chaque nouvelle crise en fonction des équilibres du moment. "Il y a dans la société la conviction selon laquelle ce n'est pas Mohamed Morsi qui gouverne mais la confrérie des Frères musulmans dont il est issu", signale Chaymaa Hassabo. Un avis partagé par Tewfik Aclimandos, spécialiste de l'Egypte : "Je peux vous assurer que 80 à 90 % des décisions prises par Mohamed Morsi viennent du bureau de guidance de la confrérie. Et tous les Frères prêtent allégeance à ce bureau exécutif...". Avant d'ajouter : "Il semblerait que depuis quelques temps, pour des raisons que j'ignore, la marge de manœuvre de Mohamed Morsi se soit considérablement rétrécie".

De fait, la confrérie agit selon ses propres intérêts. "Les Frères musulmans pensent que la réislamisation de la société va tout régler, ce qui, à l'évidence, ne remplace pas un programme politique et économique", estime Sophie Pommier, directrice du cabinet de conseil sur le monde arabe "Meroe" qui voit un président qui se laisse "balloter" et dont l'électorat s'effrite de plus en plus.

"La confrérie a un programme beaucoup plus autoritaire qu'on ne le pense", estime de son côté Tewfik Aclimandos. "Elle veut une théocratie et la destruction de l'état de droit". Les passages en force sont devenus la règle, alimentant toujours un peu plus la colère et la frustration des Egyptiens, même chez ceux qui ont voté pour Mohamed Morsi.

A ce malaise, s'ajoute une situation économique et sociale complexe dont le président Morsi a hérité. Le chômage et la pauvreté ont augmenté, l'économie est en panne, les investisseurs aux abonnés absents. Mohamed Morsi a perdu beaucoup de crédit à force de promesses sans lendemain. "Les Egyptiens vivent un quotidien fait de coupures d'eau et d'électricité, avec les mêmes problèmes que sous Hosni Moubarak", raconte Chaymaa Hassabo. Dépendant de l'aide du FMI qui se fait attendre, le dirigeant égyptien s'est tourné vers le Qatar.

Pression de l'opposition

En plus de la crise de confiance, Mohamed Morsi fait face à une opposition qui maintient la pression. La principale coalition de l'opposition, le FSN (Front du salut national) dirigé par Mohamed El Baradei, Amr Moussa, et Hamdeen Sabbahi, a rejeté lundi l'appel du président à un dialogue qu'il estime "vide de sens" et a appelé à manifester vendredi. Si les différents courants qui composent ce front ont réussi à créer une unité inédite depuis la chute d'Hosni Moubarak, les conditions posées pour le dialogue sont maximales : formation d'un gouvernement national, commission pour amender la Constitution et révision de la loi électorale font partie des ses exigences.

Si il se prépare ainsi aux prochaines élections acculant toujours un peu plus le président, il souffre d'un problème de représentation qui l'isole aussi de ceux qui manifestent. "En trois jours, je n'ai vu dans les rues du Caire, aucune figure de l'opposition", rapporte Chaymaa Hassabo. "Quand la population demande la fin de l'ancien régime, l'opposition, elle, discute des lois électorales. Elle est déconnectée des revendications de la rue".

Lâchés par les libéraux, déçus par un président qui avait été choisi, bien que par défaut par plus de la moitié de la population, les manifestants se cantonnent à la contestation continue. "Le pays est actuellement ingérable", assène Tewfik Aclimandos. "le peuple est prêt à se battre pour ne plus subir le moindre degré d'autoritarisme, il est réactionnaire et son rapport au pouvoir est brutal".

Face au chaos des affrontements, la police elle-même ne contrôle plus grand-chose et semble déroutée. "Les forces de l'ordre ont toujours eu une animosité envers les Frères musulmans", explique le chercheur. "Ce ne sont pas moins de trois ministres de l'Intérieur qui se sont succédés depuis juin. Le dernier semble plus en phase avec l'idéologie de la confrérie."

Dans ce contexte le président égyptien pourra-t-il aller jusqu'à la fin de son mandat ? "Je n'ai jamais cru que Mohamed Morsi puisse rester quatre ans tant la situation est instable", estime Chaymaa Hassabo.

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Mercredi 30 janvier 3 30 /01 /Jan 15:38

Egypt's Port Said now a pivotal test for President Mohamed Morsi

Morsi has deployed the army and imposed emergency law as the death toll rises in rioting. But neither the troops nor the curfew has quelled the rage.

January 28, 2013|By Jeffrey Fleishman, Los Angeles Times

PORT SAID, Egypt — This shipping city of factory men, with its whispers of colonial-era architecture, was once a crossroads for intellectuals, spies and wanderers who conspired in cafes while the Suez Canal was dug and Egypt's storied cotton was exported around the globe.

Rising on a slender cusp in the Mediterranean Sea, the town exuded cosmopolitan allure amid the slap of fishing nets and the creak of trawlers. But its fading splendor has been upset by riots and bloodshed that have turned Port Said into a pivotal test of President Mohamed Morsi's ability to calm a nationwide rebellion against his rule.

More than 40 people have died here and hundreds have been wounded in recent days. Broken glass, charred cars and bullet casings are scattered in the streets. Soldiers, bayonets flashing, guard government buildings, electrical grids and the sprawling port. Protesters chant and gunmen roam in a confusing atmosphere that highlights the disparate passions at play.

"Nobody is in control of the city now," said Sameh Abd Khalek, an accountant who on Sunday attended a funeral procession in which 33 wooden coffins, bobbing like small boats through a crowd of thousands, came under fire from police and unknown assailants. "I watched as all the bodies were buried."

Morsi has deployed the army and imposed curfews under emergency law in Port Said and two other strategic coastal cities, Suez and Ismailia. As they endured labor strikes, troubled economies and social injustice, they seethed under the corrupt rule of deposed leader Hosni Mubarak. That has only intensified since Morsi and his Muslim Brotherhood rose to power in June.

But neither the troops nor the curfew has quelled the rage in this city of 600,000. Demonstrators clashed with security forces here for a fifth successive day Monday; at night, soldiers did not immediately intervene as thousands of protesters defied the curfew. The government also faced rioters in other cities, including Cairo, where a bystander was shot and killed and young men hurled rocks and firebombs, blocking a central bridge over the Nile.

There appeared little prospect for a political solution to the widening crisis. The main opposition, which claims Morsi has turned autocratic in his determination to advance a religious agenda, has rejected the president's calls for a national dialogue. Activists in cities across the nation had swelled into the streets by early Tuesday in solidarity with Suez, Ismailia and Port Said.

A politically left-leaning hub suspicious of Islamists and nursing a sense of detachment from the rest of the country, Port Said is accustomed to tumult. It was the battleground in Egypt's 1956 war against France, Britain and Israel to nationalize the Suez Canal. The city, along with Suez and Ismailia, was later on Egypt's front line during the Israeli occupation of the Sinai Peninsula.

"Port Said is legendary for its resistance," said Khaled Fahmy, chair of the history department at the American University in Cairo. "It has an active labor movement and a proud history of seeing things differently."

The latest spasm of chaos gripped the town Friday, when protesters marched on the second anniversary of the uprising that toppled Mubarak. Thirty-three civilians and two police officers were killed in clashes Saturday after a court sentenced 21 soccer fans to death for killing rivals in a stadium riot last year. On Sunday, seven mourners died when the funeral procession was attacked.

Many here believe the soccer verdicts unfairly tainted the city. They claim security forces linked to Mubarak loyalists instigated the melee to disrupt Egypt's transition. The government in Cairo is reviled these days even by the besieged local police, who on Sunday barred Interior Minister Mohamed Ibrahim from funerals for two slain officers. He was blamed for not allowing the Port Said force to use live ammunition to repel rioters.

Islam Ezz Deen bore the wounds of the violence. He walked stiffly into a cafe on a near-deserted street of shuttered shops and men peering down from balconies. The static of TV news drifted from windows, mixing in strange cadences with the call to prayer and the whine of motor scooters.

"I was shot in the leg. My uncle was shot in the chest. He died," said Deen. "Morsi should come here and die in place of the people we lost. He's running the country. He should be responsible for any drop of blood spilled in Egypt."

He rubbed a hand through his thin beard, shifted in his seat.

"This city is slowly being executed and no one is paying attention," he said. "When one person dies in Cairo, the media and the government are all over it. But nobody from the government has said anything about Port Said."

The restive metropolis is awash in guns; people rent them out for celebratory fire at wedding receptions. The influx of weapons from neighboring Libya began immediately after that country's revolution and has made Port Said an eerie cityscape of gunmen with obscure agendas drifting beneath black-clad police on rooftops.

"This is a small town," said Randa Hamam, a writer. "We all know one another: the revolutionaries, the politicians, the intellectuals, the workers. But these days we don't know who is shooting at whom."

She glanced at the cafe's TV, which was rebroadcasting the funeral procession and reports that bodies had tumbled from coffins during clashes between police and mourners. She said she wanted order but feared it was elusive. Even the town's long kinship with the army, through wars and occupation, has been strained.

"We no longer trust the military," she said. "We used to treat them like our fathers, our caretakers. But after all that's happened, we don't trust them anymore. I wonder who is benefiting from all this chaos. What's the next step? Right now the country has two powers: the fascist military and Morsi's fascist Muslim Brotherhood."

She reached for a conspiracy.

"The Brotherhood is allowing this violence to happen," she said. "They want the police to look bad so they can put their own people in charge."

Or perhaps, she said, "this is an effort by unknown elements to destroy the Brotherhood and bring the military back to power."

She lighted a cigarette and settled into the coming dusk. The fate of Port Said, and Egypt, has become a guessing game.

 

jeffrey.fleishman@latimes.com

Special correspondent Reem Abdellatif contributed to this report.

Los Angeles Times Articles 
Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Vendredi 25 janvier 5 25 /01 /Jan 16:40

Aujourd'hui, 25 janvier 2013, c'est le deuxième anniversaire du déclenchement de la Révolution égyptienne, qui a abouti à la chute de l'ancien président Moubarak en 18 jours, puis à la mise en place d'un régime militaire, puis à la prise de pouvoir des Frères musulmans.

 

Pour beaucoup d'Egyptien-nes, la Révolution est loin d'avoir atteint ses objectifs, et ce n'est pas le gouvernement dirigé par les Frères musulmans qui va y contribuer. Notamment, dans les derniers mois, les tensions entre pro- et anti- Frères musulmans se sont cristallisées, avec notamment des épisodes d'affrontement physiques et violents.

 

Aujourd'hui, de nombreux groupes révolutionnaires, partis politiques, syndicats, appelaient donc à une grosse journée de manifestation, non pour "célébrer" l'anniversaire de la Révolution, mais pour la continuer, avec pour mot d'ordre: "la révolution n'a pas atteint ses objectifs" et "non à la "Frérisation" de l'Etat".

La tension est très forte dans le pays, avec d'ores et déjà de nombreux affrontements qui ont éclaté entre manifestant-es et forces de l'ordre dans différentes villes.

Hier soir, des policiers sont rentrés sur la place Tahrir, ré-occupée à plein-temps depuis 2 mois, ont balancé des gaz lacrymo et mis le feu à des tentes, faisant de nombreux-ses blessé-es.

A Suez, des supporters du Club de foot local ont occupé l'entrée du port, menaçant ainsi de bloquer la circulation du Canal, centre stratégique et économique de première importance pour l'Egypte et le commerce mondial. Cette action s'inscrivait en solidarité avec celles des supporters du Club cairote El-Ahly, qui ont occupé cette semaine, la bourse du Caire, des stations de métro, et le pont du 6 octobre, paralysant ainsi momentanément une partie du trafic de la capitale égyptienne. Il faut dire que pour les "Ahlawys", l'enjeu est double: non seulement continuer cette révolution à laquelle il-les ont fortement contribué, en s'opposant à leurs 2 ennemis jurés (la police et les Frères musulmans), mais aussi réclamer justice pour les 74 morts de Port-Saïd l'année dernière. En effet, à la fin d'un match entre l'équipe cairote et locale, les supporters de Port-Saïd s'étaient rués dans les gradins, provoquant des affrontements et la mort de plusieurs "ahlawys". Les personnes inculpées pour ces faits devraient être jugées demain, samedi 26 janvier... Il faut savoir que l'influence sociale et politique de ces supporters est très grande, étant impliqué-es dans la plupart des épisodes insurrectionnels depuis 2 ans, étant nombreux et organisé-es, et très populaires, pour la plupart issu-es des classes sociales pauvres. Il-les ont notamment fait en sorte de suspendre le chapionnat national de footbal pendant presque un an.

Dans cette même ville de Suez, le siège du gouvernorat local aurait été incendié.

Au Caire depuis ce matin, plusieurs cortèges, très nombreux, partis des différents quartiers de la ville, se rejoignent au fur et à meusre sur la place Tahrir. Ces cortèges viennent notamment des quartiers populaires (Giza, Sayeda Zeinab), chrétiens (Shoubra), mais aussi de classe moyenne- bourgeoisie (Mohandesseen, Maadi), et regroupent donc une quantité et une diversité de manifestant-es. Actuellement, des affrontements sont en cours dans la rue Sheikh Rihan, et aux abords de la place Tahrir, où l'on a signalé également l'apparition d'un "Black Bloc" à l'Européenne. Une manifestation de femmes a également atteint dans l'après-midi le palais présidentiel, qui avait fait savoir  à l'avance que Morsi ne serait d'ailleurs pas présent de toute la journée.Devant la résidence de Morsi donc, des affrontements sont actuellement en cours entre manifestant-es et forces de sécurité.

A Alexandrie également, plusieurs cortèges se sont mis en route, et une occupation illimitée de place est en cours. Des affrontements avec les flics ont également été signalés. Alexandrie est depuis plusieurs mois le foyer de l'opposition aux Frères musulmans, avec des manifestations quotidiennes, parfois violentes, depuis plusieurs semaines.

Le siège du Parti de la Justice et du Développement, vitrine politique officielle des Frères, a été attaqué à Ismaïlya.

A Beni Suef, des manifestant-es ont bloqué le chemin de fer, provoquant l'arrêt complet des trains entre Assouan et Le Caire. De tels faits se sont également produits à Mahallah, haut-lieu de la protestation sociale depuis des années, et Kafr el-Zayat, dans le Delta.

A El-Arish, dans le Nord du Sinaï, les affrontements opposaient manifestant-es anti- et pro- Frères musulmans.

 

Beaucoup de ces manifestant-es réclament, une fois de plus, la chute du système, accusant Morsi de n'avoir fait que remplacer le régime de Moubarak en mettant ses pions à la place des anciens.

Mais effectivement, pour le moment, la Révolution n'est restée surtout qu'un slogan politique.

 

 

 

 

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Samedi 1 décembre 6 01 /12 /Déc 12:02

Anti-Morsy protests bring hundreds of thousands together

http://www.egyptindependent.com/

 

Although it appeared less crowded than Tuesday’s million-person rally, Friday’s protests in Cairo’s Tahrir Square and elsewhere gathered hundreds of thousands.

Protesters demanded the revocation of President Mohamed Morsy's controversial powers and immunity from judicial oversight, which the president bestowed upon himself on 22 November through a constitutional declaration.

Protesters throughout Egypt’s squares also denounced the new draft constitution – which opponents claim has been rushed through by Islamist parties which dominate the Constituent Assembly.

“The people demand the fall of the regime,” and “depart” - slogans used against toppled President Hosni Mubarak last year during the 25 January protests – came back to the streets against the new regime.

The Egyptian Social Democratic Party hung up a large banner in Tahrir reading, “a constitution for Egyptians…Down with the unconstitutional declaration.” The Constitution Party hung up banners around the square reading: “No to the constitutional declaration. No legal immunity for the Constituent Assembly. No to the monopolization of power. No to a new dictatorship. No to the bloodshed of Egyptians.”

Bloodshed has been feared following calls by the Muslim Brotherhood to organize pro-Morsy rallies in the vicinity of Tahrir Square. A planned pro-president rally on Saturday was eventually moved to the Cairo University area in Giza. 

The founder of the Constitution Party, former Chief of the United Nations’ International Atomic Energy Agency, Mohamed ElBaradei took to a stage near Tahrir where he addressed a sea of protesters. “This is an uprising for our freedom and dignity, this is an uprising to protect our noble revolution. This uprising is taking place in squares across the country,” he told the crowd.  

ElBaradei spelled out his demands to Morsy and the ruling regime: to revoke the constitutional declaration, embark on a national dialogue with opposition forces, dissolve the current Constituent Assembly and to establish a new and representative one.

“We will utilize all peaceful means to resist the regime’s injustices, and to realize the goals of our revolution: Bread, freedom, social justice, and human dignity” said ElBaradei. In response, protesters chanted: “Bread, freedom, down with the Constituent Assembly.”

Following ElBaradei’s speech, a middle-aged protester took to the stage and shouted, “Just like we deposed Mubarak, we will bring down Morsy’s Constituent Assembly and his declaration; And if he refuses to do so then we will depose Morsy himself.” Responding to his riling speech, the protesters chanted “batil”, the Arabic word for “Illegitimate.”

Female activist Kareema al-Hefnawi addressed the massive crowd asking: “Did anybody understand any of Morsy’s excuses during his (televised) address last night?” The masses replied “No!” Hefnawi denounced Morsy’s constitutional declaration and described him as a tyrant. “Dictator, dictator… Morsy’s (downfall) is next in line,” chanted the female activist.

Judge Ashraf al-Baroudi then took to the stage and said, “A constitution which does not represent all Egyptians is not worth being drafted in the first place.” The justice added, “it is the people who are the source of all authorities, not the president. In the past the people were conditioned to fear the ruler; but today it is the ruler who will fear the people.”

Layla Marzouk, mother of the deceased activist Khaled Saeed, known as the “torture martyr” briefly addressed the audience declaring that she is neither interested in Morsy’s compensation money, nor his presidency altogether. Marzouk commented that she only wants justice for her son “and justice for all the other martyrs, and their families.”

Clashes that had been raging for several days between protesters and riot-police by the adjacent Simon Bolivar Square came to an end after security forces erected a second concrete barrier on a street leading into the square last night. Nonetheless, tens of young protesters climbed the barrier and chanted slogans against security forces deployed behind it. They shouted: “Filthy government, you sons of filth!”

Tens of tents have been pitched across the square and outside the Mugamaa complex, with many determined to escalate the pressure to push for concessions from the ruling regime.

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Samedi 24 novembre 6 24 /11 /Nov 11:08

Hier, vendredi 23 novembre, un nouveau "vendredi de la colère" était appelé en Egypte pour protester contre le coup d'Etat du Président issu des Frères musulmans Mohammad Morsi.

 

Au Caire, des centaines de milliers de personnes ont manifesté à la sortie de la prière du vendredi, de tous les quartiers de la capitale pour converger vers la place Tahrir dans l'après-midi. Dans les cortèges étaient également présents Mohammed El-Baradei, Amr Moussa et  Hamdeen Sabahy. Ce dernier, sans les magouilles de l'armée aurait dû être présent au second tour des présidentielles, et avait donc des chances d'être le premier président de l'Egypte post-révolutionnaire à la place de Morsi. Il a d'ailleurs été accueilli par ces cris: "le voilà, le voilà, le voilà, voilà le Président!"

Lors d'une conférence de presse commune avec le leader du Syndicat des Juges, ils ont annoncé la constitution d'un Conseil des Forces révolutionnaires. A la différence de la révolution du 25 janvier, on ne pourra donc pas reprocher à celle-ci de manquer de leader ou d'une organisation dite "représentative". Même si ce matin, les manifestant-es qui avaient répondu à l'appel d'une "occupation illimitée" de la place Tahrir au moins jusqu'au retrait des décrets présidentiels, se retrouvaient tou-tes seul-es face aux forces répressives et à la menace des Frères musulmans...

 

Mais la contestation ne s'est pas exprimée qu'au Caire: à Alexandrie, près de 500 000 personnes ont manifesté contre Morsi, prenant d'assaut et brûlant le siège local du Parti des Frères musulmans. Les milices de ces derniers ont voulu intervenir, armées, mais sous la pression du nombre ont préféré reculer.

En tout, dans au moins 6 villes le siège du parti des Frères musulmans a été incendié, et des manifestations ont éclaté dans beaucoup de grandes villes égyptiennes (Port-Said, Suez, Mahallah, Mansoura, Beheira, Assiout), souvent émaillées d'affrontements avec les Frères musulmans.

 

Le bras de fer continue donc ce matin, contre celui qui est désormais appelé "le Pharaon", et qui pourrait bien connaître le même sort que son prédecesseur Moubarak, à moins qu'il ne préfère entraîner le pays dans un bain de sang et une guerre civile...

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Vendredi 23 novembre 5 23 /11 /Nov 10:42

El-thaura gaya min gedid. La révolution revient.

 

Ces mots, relayés depuis plusieurs jours par les réseaux sociaux, ont pris une consonnace particulière hier soir après les décrets de Mohammed Morsi.

Certains font même passer le message que c'est "la dernière chance" pour la révolution égyptienne.

 

En effet, hier soir, alors que les négociation entre Israël et la Palestine étaient terminées, Morsi, le président égyptien issu des Frères musulmans, était attendu pour parler de la situation intérieure en Egypte. Et il y avait de quoi dire: entre dimanche et lundi, on a déploré 60 morts (de jeunes enfants) dans un accident de bus à Assiout, 4 dans des affrontements entre des paysans et l'armée sur un terrain militaire squatté (chiffre officiel, il y en avait probablement plus), et 1 rue Mohammed Mahmoud, où les affrontements entre police et manifestant-es ne cessent pas depuis lundi. On s'attendait donc à ce que Morsi fasse au moins des annonces sur la situtation sociale du pays.

 

Et bien ce qu'il s'est passé hier soir est bel et bien un coup d'Etat: il s'est octroyé des pouvoirs très étendus, qu'aucun président égyptien n'avait eu jusque là, a assuré l'immunité de la Cour Constitutionnelle, qui travaille actuellement à l'écriture d'une nouvelle constitution et est dominée par les islamistes, a viré le Procureur général du pays, qui lui était défavorable, en s'octroyant au passage des pouvoirs judiciaires, et a laissé entendre qu'il pourrait bien ne pas y avoir d'Assemblée nationale de sitôt, et a déclaré que les décrets présidentiels ne pouvaient pas être remis en cause par d'autres institutions que le Président lui-même....

En gros, il s'auto-proclame dictateur et dissout toutes les institutions qui pourraient lui être hostiles.

 

Les Frères musulmans ne se sentent évidement plus de joie, et manifestent depuis hier soir pour montrer leur soutien à leur président. Mais en ce nouveau "vendredi de la colère", des milliers de manifestant-es, dont d'anciens candidats à la présidentielle (Mohammed El-Baradei et Hamdeen Sabahy) sont attendu-es de tous les quartiers du Caire pour se rejoindre place Tahrir, où les attendent police et armée...

 

Actuellement; c'est encore la prière, et les manifs ne partiront qu'après, à voir comment la journée va se passer...

Par nicoducaire - Publié dans : Egypte - Communauté : Egypte
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Mardi 20 novembre 2 20 /11 /Nov 15:36

Hier, lundi 19 novembre 2012, plusieurs appels à rassemblements avaient circulé au Caire, en souvenir des événements de la rue Mohammed Mahmoud, il y a un an jour pour jour. Rappelons que ces événements avaient été parmi les scènes les plus violentes de l'après-révolution, où l'on a assisté à des scènes de torture de policiers sur des manifestant-es, des corps traînés dans les ordures.... Tout ça pour évacuer la Place Tahrir de ses contestataires. Plusieurs jours et nuits d'émeutes avaient résulté en des dizaines de morts et de nombreuses personnes blessées.

 

Depuis hier soir, des affrontements ont donc à nouveau éclaté, d'abord devant le ministère de l'Intérieur, dans une perpendiculaire à la rue Mohammed Mahmoud, puis se sont étendus pendant la soirée aux alentours de la place Tahrir. Aux gaz lacrymogènes ont succédé les tirs dans les yeux (pratique répandue depuis un an par la police égyptienne), puis les balles réelles.

Un premier mort était annoncé ce matin. En ce moment, la police aurait pris possession du toit d'une école dans la rue Mohammed Mahmoud, du haut duquel elle balancerait sur les manifestant-es des pierres et du mobilier.

 

Des scènes malheureusement déjà vues et revues depuis presque 2 ans, mais qui n'ont pas l'air de devoir s'arrêter. Les médias ne parlent pas de ce qu'il se passe en ce moment, trop occupés à parler de la situation à Gaza (cela dit, au moins on n'a pas droit à la propagande pro-israélienne en cours dans les médias européens).

 

Les appels à descendre dans la rue Mohammed Mahmoud (dont une banderole posée à l'entrée stipule désormais "interdiction d'entrer aux Frères musulmans") se multiplient sur le net, et la police a fait savoir qu'elle souhaitait faire évacuer la place Tahrir; alors que le gouvernement et le président Morsi, cible privilégiée des manifestant-es, restent muets. Ce qui laisse augurer encore d'autres morts et blessé-es dans les heures à venir....

 

------------ Mise à jour le jeudi 22 novembre ---------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Depuis lundi, les affrontements n'ont pas cessé, bien au contraire. des balles réelles sont tirées sur les manifestant-es, la Place Tahrir ne désemplit pas et la colère gronde contre le Président Morsi et les Frères musulmans, dans l'indifférence générale. Les médias ne parlent que des négociations israélo-palestiniennes et du rôle de l'Egypte et son fameux président, qui pendant qu'il négocie avec Israel, fait assassiner son propre peuple....

 

Demain un nouveau "vendredi de la colère" est appelé par des groupes de révolutionnaires. Alors que les prix s'envolent (prix de l'essence a presque doublé aujourd'hui), que les inégalités sociales se maintiennent, et que le sentiment d'insécurité se développe, il semble que la contestation contre Morsi, surtout après l'accident de bus qui a couté la vie à une 60aines d'enfants dimanche dernier, ne soit pas près de s'arrêter...

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Vendredi 26 octobre 5 26 /10 /Oct 14:32

Dans la catégorie du gros foutage de gueule des politicien-nes, la nouvelle annonce du ministre de l'intérieur égyptien de mettre en palce des caméras de vidéo-surveillance au Caire, soi-disant pour lutter contre le harcèlement sexuel. on nous l'avait pas encore sortie celle-là.

 

petites remarques en passant:

 

- il y a DEJA des cameras de video-surveillance dans les rues du caire (notamment à Mounira, Maspero, Heliopolis...)

- la video-surveillance comme outil de prévention ne marche pas. par contre pour mettre en place une société de contrôle totalitaire, c'est une bonne étape.

- mettre des caméras, c'est le moyen le plsu facile de faire croire qu'on fait quelque chose alors qu'on ne fait rien

- lutter contre le harcèlement sexuel ne passera pas par des outils techniques, mais par un travail de fond de remise en question du sexisme dans notre société..... pas sur que ce soit le créneau des frères musulmans...

 

Source: Afrik.com

 

"Egypte : des caméras pour lutter contre le harcèlement sexuel

Des caméras de surveillance devraient être installées dans la capitale égyptienne. Leur cible ? Les responsables de harcèlement sexuel, un véritable fléau en Egypte.

Des caméras de surveillance dans les rues du Caire pour lutter contre le harcèlement sexuel. C’est ce qu’a ce annoncé mercredi le ministère de l’Intérieur égyptien. « L’idée est d’attraper les responsables de harcèlement et de diffuser leur image sur la télévision publique et Internet », a expliqué un porte-parole du ministère, dont les propos ont été rapportés par le site Ahramonline.

Les cas de harcèlement envers les femmes sont récurrents en Egypte. En 2008, une étude intitulée « Des nuages dans le ciel d’Egypte », réalisée par le Centre égyptien pour les droits des femmes, avait été menée sur un peu plus de 1000 Egyptiennes. Résultat : un peu plus de 80 % d’entre elles disaient avoir déjà vécu une situation de harcèlement, aussi bien les regards trop insistants sur certaines parties du corps que les commentaires désobligeants, les gestes déplacés... Plusieurs d’entre elles rapportaient également avoir été suivies ou harcelées par téléphone. Par ailleurs, la moitié de ces femmes disait vivre ce type de situations au quotidien.

Femmes violentées par la foule

Plus inquiétant, les cas d’attouchements, voire de viols, rapportés dans le cadre de grands rassemblements, comme lors de la fête de l’Aïd-el-Fitr (fête de la rupture du jeûne, ndlr) en 2006. Le quotidien Libération avait fait état de femmes violentées par la foule, dont le corps était palpé sans scrupules. Un combat repris récemment par le Conseil national pour les femmes égyptien, avec la campagne lancée en août 2012, incitant à mettre en place des patrouilles pour lutter contre ce type d’agressions, en particulier pendant les célébrations de l’Aïd.

La lutte est encore loin d’être gagnée, comme l’ont attesté, en juin dernier, les problèmes rencontrés par des manifestantes venues dénoncer le harcèlement sur la place Tahrir, au Caire. Elles auraient été « tripotées et frappées par une foule d’hommes », d’après un communiqué d’Amnesty Internationall. « Durant les mouvements de protestation de 2011, la place Tahrir était un lieu où les femmes se trouvaient sur un pied d’égalité avec les hommes pour revendiquer leur liberté », avait alors protesté Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. « Aujourd’hui, c’est une place où on isole les femmes pour mieux les harceler sexuellement. »

D’après l’Egypt Independent, plusieurs organisations de défense des droits de la femme avaient manifesté, début octobre, pour demander au président égyptien, Mohamed Morsi, de prendre des dispositions pour pénaliser le harcèlement sexuel. Moins ambitieux, ce projet de caméras de surveillance constitue peut-être au moins une certaine prise de conscience de la part des autorités."

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Samedi 15 septembre 6 15 /09 /Sep 13:55
La police boucle le quartier de l'ambassade américaine au Caire

LE CAIRE (Reuters) - La police anti-émeutes égyptienne a bouclé, samedi, le quartier de l'ambassade des Etats-Unis au Caire et le ministère de l'Intérieur a promis de rétablir le calme après quatre journées de violences liées à la vidéo anti-islam.

Un manifestant de 35 ans a été tué et plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans des heurts avec les forces de l'ordre au cours de la nuit.

Les autorités ont fermé la rue menant à la représentation consulaire où les protestataires se sont heurtés à la police au cours des derniers jours.

Les abords de la place Tahrir, berceau de la "révolution du Nil" qui renversa Hosni Moubarak en février 2011, étaient eux aussi bouclés et des policiers patrouillaient armés de matraques.

"Notre présence ici a pour but de libérer la place des gens qui enfreignent la loi", a dit le ministre de l'Intérieur, Ahmed Gamal el Din, qui s'est rendu à Tahrir. "Nous devons préserver la place comme le symbole de la révolution. C'est la raison de notre opération".

Les manifestants affirmaient vouloir expulser l'ambassadeur américain en Egypte afin de punir les Etats-Unis pour la diffusion sur internet d'une vidéo dépeignant le prophète Mahomet comme un coureur de jupons et un escroc religieux.

L'agence de presse officielle Mena a fait état de 27 blessés pour la seule journée de vendredi, ce qui porte le total à 250 depuis le début du mouvement de colère.

Tard dans la soirée, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés aux abords de l'ambassade américaine. Aux jets de pierres et de cocktails Molotov, les policiers en tenue anti-émeutes ont répondu à coups de grenades lacrymogènes.

Leon Panetta, secrétaire à la Défense, a téléphoné à son homologue égyptien, Fattah al Sissi, pour "souligner l'importance de garantir la sécurité de la mission diplomatique américaine".

"A la lumière des manifestations qui se déroulent actuellement en Egypte, le ministre Al Sissi a réitéré l'engagement de l'Egypte à assurer la sécurité des installations et du personnel diplomatiques américains", a ajouté un porte-parole du Pentagone.

D'autres manifestations, pacifiques celles-là, ont été organisées à l'appel des Frères musulmans devant les mosquées du au Caire ou place Tahrir, après la grande prière hebdomadaire.

 

"C'EST OBAMA QUI NOUS A ATTAQUÉS!"

Dans le Sinaï, deux militaires colombiens ont été blessés dans l'attaque d'une base de la mission d'observation internationale, selon un représentant de ce contingent.

La tension place le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, devant l'obligation de trouver un juste équilibre. Les Etats-Unis fournissent une aide militaire annuelle de l'ordre de 1,3 milliard de dollars.

En visite en Italie, où il poursuivait vendredi une tournée européenne, il a de nouveau condamné le film, dénoncé les violences et promis de protéger les représentations diplomatiques.

"Morsi les protège et nous agresse alors qu'il devrait nous laisser entrer (dans l'ambassade)", a lancé un jeune manifestant croisé vendredi au Caire.

"Avant la police, c'est Obama qui nous a attaqués !", hurlait un autre cairote, accusant le président et le gouvernement américains d'avoir insulté le prophète Mahomet.

Dans la journée, deux prédicateurs musulmans avaient déclaré que les auteurs de "L'innocence des musulmans" méritaient la mort mais ont demandé aux fidèles de ne pas s'en prendre aux diplomates étrangers.

"Ceux qui ont produit ce film devraient être jugés et mis à mort", a lancé le cheikh salafiste Mahmoud Chabaan à la mosquée Al Nour du Caire, affirmant s'appuyer sur les enseignements du prophète Mahomet. "Le seul châtiment convenable pour eux, c'est la mort", a-t-il insisté.

A Alexandrie, le cheikh Ahmed Mahlaoui a jugé également que c'était un "devoir" pour tout musulman de "verser le sang" de "ceux qui ont insulté le Prophète" dans cette vidéo.

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Mercredi 12 septembre 3 12 /09 /Sep 11:57

Lu dans le Wall Street Journal:

 

Egypt's Liberals Try to Unite

 

Divided Parties Consider Banding Together to Defeat Powerful Islamists in Parliamentary Elections

 

CAIRO—Some of Egypt's fractious non-Islamist political leaders are trying to get past the clash of egos and ideologies that has divided them and join forces against the Islamist political machine that increasingly dominates the country's young democracy.

 

At least three separate efforts are under way to build coalitions to present a unified challenge against the better-established, better-organized religious conservatives in parliamentary elections expected within months.

In one recent effort, potential partners met late into the night, taking advice from consultants who specialize in corporate mergers and acquisitions.

 

Secularists were trounced by the Muslim Brotherhood's party in the last parliamentary elections, but will have a second chance in the coming months after a court order dissolved the Islamist-dominated legislature in May.

 

Another Islamist victory would give the Brotherhood a dominant role in crafting legislation that would build the foundation of Egypt's emerging democracy. From the perspective of the Brotherhood's opponents, such a loss would mean "that the Islamists are going to change all of Egypt into an Islamic country and it will take 50 to 100 years to win Egypt back," said Mohammed Abu El Ghar, the leader of a push to unify disparate secular-leaning Egyptians behind Mohamed ElBaradei, former head of the International Atomic Energy Agency.

 

image
Hamdeen Sabahi, center, is lifted by protesters in Cairo's Tahrir Square in June after ousted leader Hosni Mubarak was sentenced to life in prison.

 

Yet even the latest attempts at unity have fallen victim to something that has divided Egypt's non-Islamist opposition for generations: competition among leaders to capture the title of Egypt's great liberal uniter.

 

"The problem is ego," said Shukri Fouad, a leader in the secularist Constitution Party whose stated goal is to offer a big tent to house opposition to the Brotherhood.

 

"Everyone thinks that he is popular enough or that his party has the chance to have more seats in the Parliament than what he was given within this coalition," said Mr. Fouad, who hasn't yet registered his party for the election.

While the Muslim Brotherhood has religion to unite its followers and a decades-old grass-roots network to organize them, in Egypt's non-Islamist political field, debates about ideology have divided potential leaders from each other and from the voters they hope to represent.

 

In the latest efforts at forging coalitions capable of defeating the Brotherhood, at least three separate camps offer competing ideologies and boldface names, including former presidential candidates.

 

One group, the Egyptian Conference Party, is led by former presidential candidate and Arab League head Amr Moussa and made up of several prominent politicians.

 

Another, the Popular Current, is led by leftist presidential runner-up Hamdeen Sabahi. Mr. Sabahi told local media his outfit has 10,000 membership applications so far.

 

Messrs. Abu El Ghar and Fouad aim to build yet another liberal coalition. In recent talks led by Mr. Abu El Ghar—with some M&A experts' advice—the six parties reached a tentative formula to determine which candidates would compete in which districts.

 

Mr. Fouad said he hoped such planning would avert the last election's collapse. Then, plans for a unified party list originally attracted as many as 14 liberal political groups; on the eve of the election, the untested coalition broke down to just three parties amid political infighting. Upstart parties, including those headed by youth leaders whose activism helped spark Egypt's revolution, were left almost entirely unrepresented.

 

In the end, the liberal bloc took only about 9% of the vote, according to Bassem Sabry, a secular-leaning blogger and commentator.

 

In a shift from last year, Mr. Abu El Ghar, the head of the Egyptian Social Democratic Party, said he would even welcome parliamentarians from the ousted ruling party to help beat the Brotherhood, as long as they are first vetted for corruption charges.

 

Mohammed Morsi, Egypt's Brotherhood-backed president, has pledged to hold elections two months after the Egyptian public votes on a new constitution, which is expected to be completed this fall.

 

Non-Islamist politicians said the time is ripe for a liberal comeback. Polls showed public disillusionment with the Islamists' in Parliament before the high court dissolved it.

 

Until Mr. Morsi moved to push the military from power last month, the role of Egypt's armed forces stood as a major point of contention among liberals. With the military sidelined, many hope the groups will have more reason to unite.

 

Mr. Abu El Ghar said the presidential elections showed that 50% to 60% of Egypt's 83 million people harbor secular-leaning sympathies—even though Islamists won three-fourths of parliament's seats in the last election. Mr. Morsi, despite his backing by the powerful Muslim Brotherhood in June's presidential election, was only able to eke out a narrow victory against a member of the ousted former regime.

 

Since Mr. Morsi was elected, he has sought to assert power over the once-ruling military and moved to restrict the country's media. Liberals hope that voters will want to check the group's expanding authority by denying it a parliamentary majority.

 

Yet in a country of religious conservatives, where "secular" is often construed as a byword for immorality or Western interference, many politicians who describe themselves as secular in private eschew the term in public.

 

If liberals or secularists hope to win, they would do better to shift the political discourse away from religion rather than present themselves as little more than a nonreligious opposition, said Khaled Fahmy, a history professor at the American University in Cairo.

 

"The liberals are trying to stray away from the identity of the Egyptian people. The people sense this and then reject them," said Mamdouh Ismail, a former member of Parliament for the hard-line Salafi Islamist Authenticity Party. "They are theorists more than they are practical people who work on the ground."

 

 

Banding Together

Some non-Islamist coalitions emerging ahead of elections:

  • The Third CurrentProspective leader: Nobel Peace laureate Mohamed ElBaradei Prospective members: Mohammed Abu El Ghar's Egyptian Social Democratic Party; the secularist Constitution Party
  • The Popular CurrentProspective leader: Hamdeen Sabahi, left-wing opposition leader, head of the Karama Party and a former presidential candidate. Prospective coalition members: Sabahi's Popular Alliance Party, independents and former members of the Revolutionary Youth Coalition
  • Egyptian Conference PartyProspective leader: Amr Moussa, former Arab League secretary-general and former presidential candidate. Prospective members: former member of Parliament Ayman Nour's Future of the Revolution Party, New Wafd Party

 

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Actualités

Emissions de radio

Plusieurs émissions de radio à écouter en ligne:

 

> Emission "Retour d'Egypte" de mars 2010:

http://nicoducaire.over-blog.com/article-emission-retour-d-egypte-sur-radio-kaleidoscope-47607835.html

 

> 2 émissions de mars 2011, sur les luttes politiques et la répression sous Moubarak, de 2005 à une semaine avant la Révolution:

  "D'un précédent voyage en Egypte, en janvier, nous avons ramené les interviews de 6 militants politqiues égyptiens, qui nous racontaient leurs expériences de lutte, leurs rapports à la répression et à la prison, et comment ils envisageaient l'avenir..."

La première: http://sonsenluttes.net/spip.php?article284

La seconde: http://sonsenluttes.net/spip.php?article279

 

> Emission de On n'est pas des cadeaux de mai 2011, Homosexualité en Egypte:

" A l’heure de grands mouvements populaires dans pleins de pays du moyen-orient et du maghreb, nous voulions revenir sur la révolution en Egypte et la place de l’homosexualité dans ce pays. Nous diffuserons notamment un entretient avec un égyptien réalisé en Janvier 2011 au Caire, juste avant la révolution."

http://radiorageuses.net/spip.php?article89

 

> Canut info du 05 décembre 2012, sur les manifs anti-Morsi au Caire et la situation dans le pays:

http://rebellyon.info/IMG/mp3/Egypte_05-12-12_matinee.mp3

 

> Emission de On n'est pas des cadeaux de décembre 2012, Egypte: mieux comprendre les enjeux actuels

"Nous consacrons l’émission sur les mouvements révolutionnaires en Égypte. Deux invitéEs sont présentEs dans les studios pour nous parler plus précisément des enjeux actuels des révoltéEs face au nouveau gouvernement. Et, plus largement aux modifications opérées dans le pays depuis 2 ans, depuis le 11 Février 2011, lorsque la population a chassé Moubarak du pouvoir !"

http://blogs.radiocanut.org/onestpasdescadeaux/files/2013/01/emissionEgypteDecembre2012.mp3

 

 

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